Ces 4 jeunes Australiens viennent donc du pays qui nous sort souvent de belles pépites dans le milieu (rien que Parkway Drive suffit à donner du poids à mon argument). Mais sont-ils aussi à ce bon niveau dans la scène australienne?
The Amity Affliction depuis approximativement son album Chasing Ghosts en 2012, et son ascension internationale a une place stable, fait partie des groupes à public d’adolescentes ouvertes à uniquement ce style pour le chant très clair et les mecs tatoués. Je ne vise pas un côté machiste ici, mais ils sont passés d’un mélange de post-hardcore et metalcore (certe moyen), à un post-hardcore très éclairci, voire trop même… Quitte à oublier le mot «originalité». Là est ma reproche, pas dans le public moyennement vrai fan de hardcore moderne, mais plus dans ce manque d’inventivité.
C’est un peu le problème de ce nouvel album, This Could Be Heartbreak. Ça s’écoute, mais franchement ça ne marque pas l’esprit. Au fils de ses CD, ce quatuor se transforme de plus en plus en groupe lambda qui fera ses supports et petites tournées en headliners, mais ne donne pas l’impression de vouloir en faire plus. En tout cas dans le sens qualitatif du terme.
Les chansons passent, mais l’oreille ne remarque pas grand-chose. Il m’aura fallu arriver à la fin pour enfin dire quelque chose de bien et d’intéressant!
En effet, sur les 4 dernières chansons, il y a enfin quelque chose qui fait du bien. Pourquoi? On trouve enfin un meilleur dosage sur le chant clair et un peu plus de technicité dans les riffs, mélodies et breakdowns.
Le trio final : Wishbone, Note To Self et Blood In My Mouth serait la seule chose à retenir de cet album. Selon vos goûts peut-être qu’un ou 2 titres de ce disque vous marquent. Cependant The Amity Affliction est très loin de figurer dans un top des albums de 2016 avec This Could Be Heartbreak…

The Amity Affliction - Australia - Post-hardcore - Melodic

Parkway Drive