Chronique

ATLAS
B L U S H

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Black Basset Records / Dingleberry records / Smithsfoodgroup DIY

9 titres - 29 minutes
Sorti le 25-11-2016


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Samedi 26 novembre 2016

Le post-hardcore, cette catégorie fourre-tout où on range un peu tout ce qui a plus de distortion que du post-rock, qui met des voix claires sans virer pop-punk, tout ce qui alterne passages calmes et agressifs. Atlas est donc un groupe de post-hardcore, par défaut. Parce qu’il est impossible de les classer ailleurs, sans vouloir une fois de trop orienter cette analyse vers un « Le groupe a développé sa propre personnalité et se débarrasse de toute barrière blablabla ».

Mise en situation. B L U S H est le successeur d’un premier EP du groupe gantois sorti en 2014, agréable mais pas vraiment inoubliable. Les choses prennent rapidement un aspect différent au lancement de ce premier véritable album car après une intro de quelques secondes, The Underneath (morceau déjà diffusé quelques mois avant la sortie de cet album) révèle instantanément l’évolution réalisée par le groupe au cours de ces deux ans. Sur une rythmique plutôt old-school-emo viennent se poser les cris de Jeroen Vranken, qui se distinguent par une espèce de double intensité genre « je crie puis certains mots je crie un peu plus fort ». Certaines mélodies se laissent peu à peu entendre dans sa voix pour accompagner les passages où la musique se veut plus calme encore. Et mélodiques surtout. Car dans The Underneath, la mélodie est omniprésente, soutenue par une batterie qui parvient à ne jamais s’emballer.

Nous avions eu la chance de pouvoir diffuser la vidéo de Youth en exclusivité chez Shoot Me Again et c’est donc avec une autre oreille que nous nous penchons sur ce morceau choisi pour être le premier ambassadeur de ce B L U S H. La voix plus retenue de Jeroen laisse apparaître plus de mélodies sur une musique toujours porteuse de mélancolie. Le groupe prouve même une certaine maturité en nous laissant découvrir des morceaux révélant chacun une identité propre et une approche différente. J’imagine assez le morceau Three AM devenir le deuxième single issu de cet album, tant le couplet à la batterie plus punk et le refrain en discrètes voix claires sur une musique plus aérienne font mouche dès la première écoute.

Au fil de l’album, Atlas explore curieusement ses extrémités en osant, sur Sleepers, des couplets en voix uniquement parlée pour repartir sur des cris déchirant dès le refrain suivant. Encore une fois, Atlas fait preuve d’un impressionnant sens de la mélodie et de la retenue. Car la constante de cet album est que sans la voix éructée de Jeroen, la musique pourrait se suffire à elle-même dans une dimension complètement différente. C’est le mélange des deux formules qui créent cette finalité digne de groupes de plusieurs années d’expérience discographique.

Il est difficile de deviner si Atlas a créé cette osmose de bout en bout ou s’ils ont pu parfaitement laisser mijoter leurs différentes influences, en utilisant un peu de La Dispute, quelques éléments de leurs aînés voisins de Reiziger, et le sens du « crowdsinging » de Being As An Ocean. Ce serait trop réducteur tant nombre de groupes s’y sont déjà essayé sans parvenir au quart de la qualité démontrée par le groupe sur ce B L U S H.




Tags : post hardcore gent
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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