Chronique

GRAVE DIGGER
Healed by Metal

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Napalm Records

10 pistes
Sorti le 13-01-2017


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Vendredi 20 janvier 2017

Grave Digger est un des premiers groupes que j'ai connu quand j'ai commencé à m'intéresser sérieusement au heavy et au power metal, à l'époque où les Teutons se redécouvraient rebelles et écossais avec The Clans Will Rise Again. Autant dire que ça ne me rajeunit pas, et que l'annonce d'un nouvel album m'a assez titillé pour que j'aie envie de redécouvrir les hymnes que Chris Boltendahl a consacré à la Faucheuse.

Le nouvel album, Healed By Metal, commence donc par le morceau éponyme, qui avait servi d'apéritif avant la sortie officielle, donc pas de surprise. Après quelques accords qui sonnent vaguement southern rock, le groupe entame un sprint heavy/power très classique qui sonne particulièrement Manowar-esque, et le refrain, simpliste au possible, me conforte dans ma première impression: ce nouvel album et une succession de morceaux courts de heavy/power metal pur-sang qui rappelle les années '80-'90 au point de friser l'hommage aux propres jeunes années de Grave Digger.

Non pas que ça soit mauvais, hein : tous les refrains de Healed By Metal squattent assez les neurones après écoute pour qu'on s'imagine déjà les beugler en live entre deux bières. Mais comme la majorité des titres fonctionne sur la même structure riff de guitare lourd/refrain court et scandé, difficile d'en retenir un hymne potentiel. Lawbreaker ressemble furieusement à un hommage au fameux Painkiller de Judas Priest, encore que Chris nous fait grâce de ne pas tenter de monter dans l'aigu. Grave Digger utilise encore par parcimonie les chœurs qui faisaient sa force sur les albums plus anciens, ce qui enrichit quelques titres tels que Free Forever, Call for War ou Kill Ritual, mais hélas à aucun moment on ne retrouve l'intensité épique que le groupe savait distiller à l'époque de sa trilogie d'albums médiévaux : Tunes of War, Knights of the Cross et Excalibur, trois chefs-d’œuvre, auxquels je rajoute personnellement Rheingold. Grave Digger reste un bon groupe, mais qui peine à retrouver sa gloire passée, à peu près depuis que Axel Ritt doit assumer seul la guitare après le départ de Thilo Herrmann et Manni Schmidt en 2009.

Healed by Metal est donc une bonne compilation de morceaux taillés pour le live, où le heavy metal s'en sort en général très bien, dans la continuité de Return of the Reaper, mais sans qu'un thème commun ne renforce la cohérence de l'ensemble. L'album précédent était en grande partie dédié à la mort ( comme la moitié de ce qu'a produit Grave Digger, d'accord ), ce qui renforçait les transitions entre les morceaux, alors qu'ici, cela manque un peu. Nul doute qu' Healed by Metal satisfera les fans, mais ce n'est pas cet album que je conseillerais à un néophyte pour découvrir nos chers Fossoyeurs.


Tags : Grave Digger, power metal, heavy metal
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AUTEUR : Matthias Bertrand
Journaliste fraîchement diplômé, et déjà désabusé, il a découvert la musique via de vieux vinyles de punk rock, avant de se convertir au metal...
Journaliste fraîchement diplômé, et déjà désabusé, il a découvert la musique via de vieux vinyles de punk rock, avant de se convertir au metal extrême. Comme il aimerait écrire sur ses passions musicales, et que les dinosaures de Rock&Folk ne se décident pas à mourir pour faire place aux jeunes, il a rejoint Shoot Me Again. ...
Journaliste fraîchement diplômé, et déjà désabusé, il a découvert la musique via de vieux vinyles de punk rock, avant de se convertir au metal extrême. Comme il aimerait écrire sur ses passions musicales, et que les dinosaures de Rock&Folk ne se décident pas à mourir pour faire place aux jeunes, il a rejoint Shoot Me Again. ...
Journaliste fraîchement diplômé, et déjà désabusé, il a découvert la musique via de vieux vinyles de punk rock, avant de se convertir au metal extrême. Comme il aimerait écrire sur ses passions musicales, et que les dinosaures de Rock&Folk ne se décident pas à mourir pour faire place aux jeunes, il a rejoint Shoot Me Again. ...
Journaliste fraîchement diplômé, et déjà désabusé, il a découvert la musique via de vieux vinyles de punk rock, avant de se convertir au metal extrême. Comme il aimerait écrire sur ses passions musicales, et que les dinosaures de Rock&Folk ne se décident pas à mourir pour faire place aux jeunes, il a rejoint Shoot Me Again. ...

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