Chronique

SEPULTURA
Machine Messiah

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Nuclear Blast

10 titres - 46 minutes
Sorti le 13-01-2017


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Mercredi 22 février 2017

Le Sepultura post-Cavalera a-t-il encore une valeur métallique ? Point besoin de philosopher : la réponse est oui. Si on peut arguer du fait que le groupe aurait dû changer de nom après le départ de Maxou, et encore après celui de son frère Igor, il est revanche difficile de ne pas saluer la constance du trio Andreas Kisser / Derick Green / Paulo Jr depuis 1998. Une constance qui permet au groupe de tourner encore assez abondamment et surtout de proposer des albums attachants comme le furent par exemple Dante XXI ou A-Lex. Des albums qui montrent que si l’on parvient à dépasser le simple « nom » Sepultura, on trouve un groupe qui a encore des idées, évoluant avec le temps et les modes qui passent (Against, encore tribal, et Sepulnation ou Roorback, presque Hardcore). Bien loin de moi, donc, la tentation de mal juger d’emblée ce Machine Messiah au seul argument que Sepultura appartiendrait au passé.

Commençons par un aspect positif qui, on peut le dire, relie les albums de Sepultura entre eux depuis les années 2000 : Andreas Kisser en a encore sous le coude. L’album regorge d’idées, de riffs tantôt thrashy tantôt groovy et de leads recherchés. Un côté presque prog’ pour du Sepultura, allant en cela au-delà the The Mediator Between Head and Hands Must Be the Heart (2013). Les mélodies du titre éponyme en ouverture, le feeling de Phantom Self, le massif Sworn Oath... Un potentiel certain, qui explique peut-être les louanges attribuées çà et là à cet album. Mais que je ne partage pas vraiment.

Car, malheureusement, Machine Messiah ne parvient pas à capitaliser sur son potentiel. Si cette influence prog’ ouvre certainement le jeu de Sepultura, le groupe conserve en parallèle ses influences old school, voire Punk, ce qui forme ainsi un mélange qui peine à fonctionner et confère à l’album cet étrange sentiment du travail insuffisamment cadré. Autre faiblesse : l'absence d'un vrai morceau phare, du genre à rester en tête durablement après une écoute, certes pas si désagréable, de l’album.

Manquants de moments forts à trop les rechercher, et pénalisé par un manque de cohérence qui lui confère un côté trop fourre-tout, Machine Messiah n’est pas un album foncièrement mauvais. La volonté de Sepultura d’évoluer est admirable, mais le résultat – s’il reste suffisamment curieux pour probablement en convaincre quelque uns - n’est pas assez satisfaisant pour confirmer les ambitions de nos Brésiliens. Presqu’ironique à une époque où l’on aurait tendance à conspuer l’immobilisme de certains…




Tags : Bresil, Thrash, Metal, Andreas Kisser, Derick Greene
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