Chronique

IRON REAGAN
Crossover Ministry

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Relapse Records

19 titres - 29 minutes
Sorti le 03-02-2017


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Samedi 25 février 2017

Quelle ascension quand-même ! Démarré comme un side project de Municipal Waste et Cannabis Corpse (avec un ex-Darkest Hour à la batterie), Iron Reagan semble grossir au point de presque dépasser le projet principal de Tony, en tout cas d’atteindre le même statut en moins de temps. Evoluant toujours dans le registre Thrash revival de Municipal Waste, mais en bien plus Crossover, Iron Reagan a su se développer une personnalité forte en quelques formats longs (Worse Than Dead, The Tyranny Of Will) et quelques EPs bien sentis (Spoiled Identity ou ce split avec Exhumed). En embellissant les choses au passage à l’aide d’artworks bien sentis et de videos hilarantes (le clip de Miserable Failure reste un de mes favoris des dernières années). Pas difficile alors d’expliquer que l’on retrouve maintenant le groupe à l’affiche de grosses tournées (Persistence 2016 par exemple) et que ce Crossover Ministry était fort attendu après l’excellent The Tyranny Of Will.

Bonne nouvelle, on retrouve sans problème la patte d’un groupe qui vénère les années 80 et s’éclate à en reproduire les meilleurs moments, talent moderne à l’appui. Rythmiques affolantes, riffs thrashisants au possible et esprit Crossover en diable dynamisent l’album du début à la fin. De ce point de vue il n’y a pas erreur sur la marchandise et on entend déjà les bières s’auto-décapsuler à la simple écoute de A Dying World, Blatant Violence, Bleed the Fifth, ou du plus Anthrax-ien Dead With My Friends. Au rayon des ajouts sympathiques, notons aussi les apparitions de Marissa Paternoster (Eat Or Be Eaten) ou de David Wood des excellents Down to Nothing pour les 14 petites secondes de No Sell.

Sorti de là, et pour dépasser un peu cette autosatisfaction de la formule retrouvée et bien mise en valeur par la prod de Kurt ‘je suis un génie’ Ballou, on obtient finalement un troisième format long qui ne fait que répéter la formule de ses deux prédécesseurs, qui eux-mêmes répètent cette bonne et vieille formule du Crossover à la DRI. Certes, la démarche est pleinement assumée par le groupe, qui ne cesse de jouer de ses lyrics aussi hilarants que bas du front (Fuck the Neighbors), mais on était peut-être en droit d’attendre un peu plus que cette bande son, certes défoulante, mais finalement classique. Tu vas mosher, mais pas différemment de d’habitude. En même temps, c’est peut-être ça que tu recherches.



Tags : crossover, thrash, DRI, Municipal Waste, Cannabis Corpse, Darkest Hour
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