Chronique

JOSY & THE PONY VS THE PONEYMEN
Hippodrone-Club

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Rockerill Records / Freakville Music

Sorti le 14-02-2017


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Mardi 28 février 2017

Dès le début, THE PONEYMEN s'est donné pour objectif de brouiller les pistes. Si on peut se passer de savoir de quel haras ces équidés humanoïdes sont le fruit, dans le monde de la musique, il est moins confortable de ne pas savoir dans quel rayon les ranger.

D'abord empruntant un nom différent à chaque prestation, le succès en aura presque fini de cette mauvaise habitude qui n'avait qu'une seule vocation, semer le trouble. Avec sa géométrie variable, ceux qui sortent littéralement des tubes de leur local de répétition, restent coquins et à l'occasion se déguisent et tentent encore de passer inaperçus.

Ne dites pas qu'ils font du Surf même si vous entendez quelque chose qui vous fera penser à DICK DALE, MESSER CHUPS ou MAN-OR-ASTROMAN. Le turf aurait par contre pu être leur dada. Mais la Noise et ses divagations ont fait partie des gènes de cette formation atypique depuis le début, à l'image de leur mutation chromosomique absurde qui a fait prendre les instruments à ces mammifères ongulés. Ainsi à l'instar de leur prestation live, on retrouve cette longue tirade Xtrasmooth/Liquid De Poulain, quelque peu téléphonée si vous avez déjà vu le troupeau sur scène, en clôture de l'album.

Ensuite, il y a eu l'arrivée de Josy Ponette. Elle ne s'est pas contentée d'apporter une croupe supplémentaire puisqu'en prenant le contrôle du micro, elle permis de donner un coup de sabot supplémentaire à l'écurie. Timidement d'abord et afin de s'échapper de sa stalle, elle a simulé les hennissements de ces acolytes (Hiii Hue Hiii Han) pour progressivement être reconnue par ses paires et derrière son loup qui préserve son anonymat trouver ses marques avant de rejoindre la stabulation libre.

La musique de THE PONEYMEN prend aussi des accents rétros et Yéyé. Tandis que Josy s'offre une infidélité avec des caribous, les Hommes-Poneys kidnappent l'égérie bubble pop de Freakville Music pour tenter de donner le change.

Comme pour tout retour, il faut une compensation. C'est à ce moment que JOSY & THE PONY apparait, voyant enfin son nom en haut de l'affiche. Le tournant chanson française 60's se développe et la reprise de Vilaine Petite Fille avec en invité EDDY TORNADO de EDDY TORNADO ET LES SCANDALEUX marque clairement le virage. Si l'absence de ce titre sur l'album fait d'ailleurs cruellement défaut, elle est en partie compensée par Let's Beer ? Ok Pony avec Barako Bahamas de SPAGGUETTA ORGHASMMOND, dans un style proche de SERGE GAINSBOURG quand il mettait en musique ses femmes.

Et pour avoir un quarté gagnant, aux réverbs surf, aux versants noisy et aux influences Pop 60's, il faut ajouter de la pétulance. Elle se retrouve dans les textes décalés et l'énergie des titres comme Anesse Topless, La Party, Whores & Horses et La Belle Ponasse. Attention toutefois que ces débordements de vitalité prennent le dessus dans la production signée Jacopo Andreani (L'ENFANCE ROUGE, OVO, LE SINGE BLANC) au détriment parfois de la compréhension de certains mots.

Hippodrone-Club est donc l'album de THE PONEYMEN et de JOSY & THE PONY. Celles et ceux qui ont déjà caressé les bestiaux se retrouveront en pairie connue en entendant des compositions devenues phares dans leurs répertoires partagés. Un atout sur les apprentis jockeys qui n'aidera pourtant pas à démêler les rênes d'un attelage aussi surréaliste que ce pays.
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