Chronique

WOLVES SCREAM
Vestiges

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Redfield Digital

9 morceaux - 29 minutes
Sorti le 03-03-2017


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Mercredi 15 mars 2017

Lorsque nous avons abordé le précédent EP de Wolves Scream, Hurricane, voici près de trois ans, nous avons conclu notre chronique par cette phrase : Wolves Scream vient de faire un grand pas en avant et s'offre avec ce Hurricane une carte de visite en or, qui leur permettra sans doute de grimper rapidement !

Et même s'il ne s'agissait pas là d'un gros risque de notre part, la réalité allait bientôt nous donner raison. Outre des participations remarquées au Groezrock, au Rock Herk, au Graspop, à Dour... le groupe nous démontrait mois après mois son évolution, avec comme point d'orgue en mai 2016 une nouvelle vidéo, Crown(s), qui nous prouvait noir sur blanc que le groupe avait réellement mis ces deux années à profit pour une évolution flagrante qui pouvait maintenant les placer au même niveau que des groupes internationaux connus et reconnus. Le haut du panier somme toute, sans vouloir hiérarchiser la scène metalcore nationale et mondiale. Et sans grande surprise, ce Vestiges n'est pas autoproduit mais sort sur un label, l'Allemand Redfield Digital .

Alors outre Crown(s) découvert au printemps dernier, tout le monde était assez curieux d'entendre ce que Vestiges a dans le ventre. Il débute sur une intro, FRGMENTS, sur lesquels les premiers cris se laissent entendre. La musique attendra le morceau suivant, Mirrors, pour apparaître. A son écoute, la constatation est rapide : Wolves Scream aborde Vestiges de la même manière que Hurricane, à savoir un hardcore rageur teinté de metal. Et sur les trois ans qui séparent Vestiges de Hurricane, les progrès sont déjà évidents : les rythmiques sont bien plus carrées et le groupe en est bien conscient car il en fait un des ingrédients principaux de ce morceau d'ouverture. On reste sur un mid-tempo catchy, les variations sont alimentées par un jeu de guitare qui part dans les aigus à des moments-clefs, ce qui ajoute au morceau une certaine atmosphère, un côté aérien.

Cette approche aérienne est également présente sur Void, avec sur le refrain une dimension presque émotionnelle qu'on ne connaissait pas encore si développée chez Wolves Scream. On se rend compte, en arrivant sur Crown(s), que ce morceau sera incontournable dans les futures setlists live du groupe. Car avec son intro et refrain en singalong mi-crié mi-chanté et son couplet plus rapide, il rassemble à lui seul tous les ingrédients qui composent la musique de Wolves Scream.

Le temps d'une pause sous la forme d'une interlude à l'arpège, Echoes, on enchaîne avec l'autre single de cet album, Oathbreaker. Outre la légère confusion qui a entouré la sortie du single vu son titre emprunté au nom du groupe membre de la Church Of Ra, ce morceau a vite convaincu par un son d'entrée de jeu plus agressif et une déferlante rythmique qui laisse de côté les approches plus atmosphériques du début de l'album. Le groupe en profite pour mettre en avant la voix de Lionel, plus maîtrisée et profonde qu'auparavant. Même sur les morceaux qui semblent dans un premier temps plus classiques, Wolves Scream révèle un côté novateur comme sur Humans et sa fin en singalong déchirant d'intensité.

Après un Giants et un Vices à la hauteur du reste de l'album, le groupe clôture ce Vestiges par un morceau du même titre, parfaitement tourné pour une fin d'album, où chaque musicien semble cracher ce qui lui reste d'émotions. Un morceau que Wolves Scream, espérons-le, osera jouer en live car il offre une dimension encore inexplorée au cours de cet album.

La prise de risque, c'est peut-être le seul point qui fait défaut sur ce nouvel opus. Car si j'avais dû écrire cette chronique dans l'urgence sans prendre le temps nécessaire pour en apprécier les différentes facettes, elle aurait sans doute été moins expansive. Pendant les premières écoutes, Vestiges donne d'abord l'impression d'un bloc sans réel relief duquel il est difficile d'extraire un morceau précis. C'est quand on l'explore de plus près qu'il révèle toutes ses qualités et les différentes approches développées par le groupe. Ironiquement, c'est donc la principale force du groupe qui crée sa seule faiblesse.

Les véritables amateurs du style ne s'y tromperont pas et laisseront cet album les apprivoiser. Car avec Vestiges, Wolves Scream a tout en mains pour rentrer définitivement dans la cour des grands... et le prouvera inévitablement sur scène à ceux qu'il leur restera à convaincre !




Tags : hardcore metalcore belgium namur
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
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Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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