Chronique

JARHEAD
Wistful Addictions

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Autoproduction

5 titres, 20 minutes
Sorti le 08-04-2017


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Jeudi 6 avril 2017

Jarhead nous avaient laissés un peu pantois en août 2013 car la sortie de leur précédent EP, Haste, coïncidait avec le départ à l'étranger du chanteur pour une durée d'un an. Leur release party, teintée d'émotions contradictoires, jouait également le rôle de concert d'au-revoir... et non pas d'adieu, puisque le groupe n'a jamais envisagé de se séparer... ni même de se mettre sur pause puisque pendant l'absence de Simon, Jarhead a continué à assurer des concerts avec, au micro, Jeroen Vranken le chanteur d'Atlas. C'est peut-être à cette volonté de tenir bon qu'on reconnaît les vrais groupes, ceux qui doivent coûte que coûte jouer ensemble en faisant fi des contraintes et des priorités qu'on s'impose de suivre au quotidien.

Ce Wistful Addictions s'ouvre sur une intro en voix claire posée sur une arpège de guitare. Ok, on aurait donc droit à une intro calme de quatre minutes sur un EP de cinq morceaux? Heureusement non, Even The Worst Has An End ne se limite pas à faire figure d'intro puisqu'au bout d'une grosse minute, les premiers cris arrivent pour lâcher le vrai son de Jarhead : une musique aussi intense que mélodique au tempo plutôt modéré. Plus modérés que les cris qui sortent des tripes de Simon, davantage dans l'émotion que dans l'agressivité. Les progrès depuis Haste sont évidents, dans un style beaucoup plus affirmé et puissant.

Puissant, à l'image de And There He Lies qui commence pourtant de manière très calme. A l'aise sur différents timbres de clean vocals, le chanteur parvient à les rendre digestes en variant les intensités. Intensité qui monte au fil du morceau, avec des passages qui s'enchaînent à très grand vitesse tout en prenant soin de nous garder dans l'écoute active à tout moment.

Le groupe affirme sur chaque morceau ses facettes mélodique et explosive, chacune déclinée en approches différentes. Si The Heart Prevails laisse d'abord apparaître des sonorités qui peuvent rappeler les scènes emo / post-rock d'il y a une quinzaine d'années, c'est pour ensuite se terminer avec les passages les plus chaotiques de ce Wistful Addictions. Et en écrivant ces lignes, je me rends compte que c'est certainement sur ce point que Jarhead a le plus évolué : le groupe parvient enfin à créer des morceaux composés de parties très différentes tout en gardant une certaine uniformité, une identité propre à chaque morceau.

Seul From The Buried To The Fool, que le groupe nous avait déjà présenté en vidéo au début de l'été dernier, pousse un peu plus loin le vice dans l'assemblage de structures au hachoir mais compense largement par la qualité de sa ligne de chant, ses mélodies et sa rythmique carrée.

Jarhead a donc comblé la seule lacune qui m'empêchait de vraiment adhérer à l'univers du groupe, comme je l'écrivais en août 2013 au moment de la sortie de Haste : certains morceaux qui peinent à se distinguer les uns des autres et donnent l'impression d'entendre plusieurs titres en un seul. Ce Wistful Addictions, construit dans la plus pure tradition DIY, a tourné de nombreuses fois dans mes oreilles sans encore me lasser, grâce à l'identité que Jarhead est parvenu à lui offrir, en maîtrisant de très jolie manière ses atouts.



Tags : belgium melodic emotional chaotic hardcore
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AUTEUR : Erik
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Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
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Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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