Chronique

ILYDAEN
Veil

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Finaltune / Dunk! Records / Wolves And Vibrancy / Silenceless Records

Sorti le 12-05-2017


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Lundi 17 juillet 2017

Il y a deux ans et demi, ILYDAEN sortait Maze, le premier véritable album du trio liégeois. Un disque où la délicatesse de l'interprétation ouvrait la voie à une nouvelle orientation musicale de la formation. Outre le raffinement à la suédoise, ILYDAEN mettait également en exergue une manière de tenir en haleine l'auditeur malgré une production de la batterie qui n'était pas irréprochable.

Visiblement, à l'écoute de son deuxième album, Veil, ILYDAEN semble avoir décidé de faire de cette batterie trop étouffée, sa marque de fabrique. Si ce choix laisse une place importante à la basse quant à elle, ronde comme il se doit, je persiste à dire que la frappe de Anthony devrait être plus audible. Cette faiblesse de la production se fait également sentir dans les moments délicats et c'est d'autant plus dommageable qu'ils sont importants.

Maintenant que le point qui fâche est sanctionné, on peut passer à ceux qui donnent le sourire.

Bien qu'ILYDAEN propose encore des moments de finesse, ce nouveau disque ne s'engouffre pas dans la direction laissée ouverte par son prédécesseur. Le trio, sans s'éloigner du style qu'il s'était forgé initialement, explore des horizons nouveaux et quelque peu inattendus.

Veil est un album brut et bien au-delà de la production malheureusement soulignée comme trop perfectible. Là où le groupe savait se montrer concis, il démontre qu'il est aussi capable sur cet album d'écrire des titres dont la longueur peut osciller sans gêne entre cinq et dix minutes.

Plus sombre que son prédécesseur, Veil est aussi un disque plus dur. L'influence Post-Rock se fait encore bien sentir mais les constructions Math-Rock ont lancé leurs places à des accès de colère plutôt extrêmes et surprenants. A plusieurs reprises, ILYDAEN, de par ce jeu rapide et poussé et ce minimalisme dans la production, semble avoir trouvé une nouvelle source d'inspiration dans le Black Metal expérimental. Voilà un souffle nouveau qui dynamise ce que les Liégeois pouvaient nous proposer.

D'autant que ces excès se marient parfaitement avec cette mélancolie que le disque traine, en particulier dans la voix distillée sur quelques titres.

On appréciait déjà le style de ILYDAEN. On appréciera la prise de risque et cette volonté à ne pas s'enfermer dans un carcan trop prévisible. Par contre, on regrettera que ce deuxième album souffre d'un enregistrement et d'une production qui ne permettent pas d'aller au bout du potentiel.
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