Chronique

USNEA
Portals Into Futility

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Relapse Records

Sorti le 08-09-2017


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Mardi 3 octobre 2017

Quelque part entre le monde actuel et la science-fiction, le troisième album de USNEA révèle surtout que le genre Post-Metal/Doom/Sludge a vécu.

Sans remettre en cause les qualités intrinsèques de la formation de Portland qui dynamise pourtant son style avec des structures variées, une influence vocale empruntée au Death Metal et autant de parties cinématiques que brutales et lourdes, Portals Into Futility ne parvient pourtant pas à provoquer autant d'émois que son prédécesseur, Random Cosmic Violence.

Si on analyse froidement le disque, composé de cinq titres pour cinquante-six minutes de musique, Portals Into Futility n'a pas à rougir de la comparaison avec le deuxième album du groupe. Pourtant, malgré l'ensemble des qualités retrouvées ici, seul le titre fleuve, A Crown Of Desolation arrive à nous emmener là où l'ensemble de Random Cosmic Violence nous transportait.

Paradoxalement, c'est sans doute l'absence de faille dans le disque qui coule le genre. A force d'avoir décodé le Post-Metal et ses dérivés, USNEA, comme beaucoup d'autres qui savent se montrer exemplaires, peine à rallumer l'étincelle qui déclenche un feu d'artifices de sensation.

Derrière un disque qui se veut efficace, USNEA délivre une musique cadenassée par cette efficience. Absolument pas dénuée d'émotions, Portals Into Futility ne provoque pourtant pas le frisson qu'il aurait été théoriquement en mesure de susciter.

Ce n'est ni la faute au groupe, ni la faute à son troisième album. Mais plutôt celle du temps qui a fait son oeuvre, soulevant une exigence maintenant autre qu'une interprétation juste. C'est pourquoi la fragilité de A Crown Of Desolation mettant en danger le style de USNEA, focalise toute l'attention sur cet album, atteignant l'objectif suprême de susciter plus que la satisfaction d'entendre une composition bien écrite.
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