Chronique

SVART CROWN
Abreaction

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Century Media

12 titres - 54 minutes
Sorti le 03-03-2017


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Dimanche 15 octobre 2017

Qu’il parait loin le temps où Svart Crown suscitait la méfiance, voire l’indignation, de ses congénères Scandinaves. Ce groupe français qui choisissait un patronyme suédois, et en plus pratiquait un style bien nordique ? Hérésie ! Et pourtant, à force de prestations live remarquées et d’albums prouvant ses qualités, Svart Crown est parvenu à établir son nom sans arrière-pensée et à retrouver signé chez Century Media , premier groupe français sur cette écurie depuis un bail.

D’autant plus que les gusses n’ont pas été épargnés par les galères que ce soit au niveau live (tour bus en rade, tournée US annulée en dernière minute) ou studio (inévitables changements de line-up). Mais, comme on dit, ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort : ainsi, fort de ces expériences, et avec l’arrivée des ex-Agressor Kévin Paradis (batterie) et Kévin Verlay (guitare), Svart Crown a eu tout le temps de faire mûrir cet ambitieux Abreaction.

Car, ambitieux, Abreaction l’est assurément. En développement l’aspect presque tribal de sa musique, celui que l’on devinait déjà sur Profane, Svart Crown réussit à créer une véritable atmosphère, aussi pesante que saisissante tout au long de cet album exigeant. JB Le Bail a su imprégner à son écriture ce côté rituel, mystique, qui donne corps à son Black encore plus mâtiné de Death que par le passé, et qui parvient en outre à éviter les schémas trop répétitifs. Riffing varié, batterie créative permettent ainsi à Svart Crown d’exprimer différentes facettes de sa personnalité d’une plage à l’autre et de donner encore plus la sensation de devoir s’enfourner Abreaction d’un bloc – sans quoi on passerait forcément à côté d’un aspect de sa musique.

Ce côté un peu « mastodonte » rend donc difficile une écoute de l’album au hasard. Abreaction fait partie de ces enregistrements minutieux qui demandent un certain investissement pour dévoiler la richesse de ses structures non conventionnelles. Svart Crown évolue, gagne en maturité, et négocie de main de maître ce nouveau virage périlleux de sa jeune histoire mouvementée.




Tags : Back Death Behemoth Hate Francis Caste
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