Mais, dernièrement, en poussant la porte d’un de ces fameux magasins pour acheter un cadeau pour l’anniversaire d’une copine de ma fille, j’aperçois un étalage de livres-coffrets de Noël. Je tourne spontanément les talons mais mon regard reste accroché sur un bouquin où je lis sur la couverture : ''Avant-propos par Lemmy''. Tiens, il était pas mort, il y a deux ans, lui ?
Je jette un coup d’œil plus en profondeur pour comprendre comment ce livre qui a l’air d’être un truc bidon ressorti spécialement pour nous faire les poches en décembre peut inclure un témoignage de Lemmy.
Ah ok, c’est la version française de ''The Art of Metal: Five Decades of Heavy Metal Album Covers, Posters, T-Shirts, and More'' sorti en 2013.
Bon, ben, maintenant que j’ai le livre en main, je prends conscience que je viens de me faire avoir par le système dénoncé plus haut.
Tant qu’à faire, je continue à faire ma curieuse. Au fil des pages, je découvre un ouvrage très pro dans sa confection, sa présentation et beau au toucher.
Surprise, je m’intéresse au contenu et je constate assez rapidement que ce livre contient un nombre incalculable de pochettes d’album. Metal, heavy metal, hair metal, doom, stoner, nü metal, trash, black, death, prog. Des centaines de groupes, d’hier à aujourd’hui, sont énoncés et déclinés avec une ou plusieurs de leurs pochettes emblématiques.
À noter aussi quelques détours intéressants par les mascottes, logos, patches, fanzines, magasines, affiches, t-shirts, etc.
On entre donc dans un univers artistique et graphique particulier, tantôt sombre, tantôt coloré. Les anecdotes et explications des graphistes, photographes, dessinateurs, artistes, musiciens, etc. précisent la manière dont ces pochettes ont été imaginées, réfléchies, réalisées et reçues par les fans et les pas fans du tout.
Ce qui a achevé de me séduire, dans ce livre, c’est l’évolution de la musique et de la communication qu’on découvre derrière les pochettes d’album. Ça commence dans les années 60 où les pochettes s ne contenaient aucun art visuel, aucune imagerie, aucun concept graphique. C’était juste pour ranger l’album. Pas d’ordinateur, pas de retouche possible.
Plus tard, la pochette, le graphisme et la musique seront en parfaite harmonie. Le visuel prendra une place importante dans la communication des groupes et sera le reflet des paroles, de l’univers et/ou des revendications des groupes (par exemple la menace d’une guerre atomique dans les années 80).
Certains diront que des groupes ont été oubliés ou pas placés dans le bon chapitre. Ouais, bon, ne soyons pas si carré. Catégoriser des mouvements musicaux aux influences si proches, c’est pas gagné. Être complet, encore moins.
Ce qui m’a gêné un peu plus, par contre, c’est les quelques coquilles trouvées çà et là. Pas bien grave mais c’est dommage.
À lire si une immersion dans l’art, l’imagerie, les codes et la musique metal ne vous fait pas peur.
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