Chronique

BETRAYING THE MARTYRS
The Resilient

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Sumerian Records

12 pistes
Sorti le 27-01-2017


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Samedi 28 avril 2018

Deux ans et demi après Phantom, deuxième album des Français de Betraying The Martyrs
Betraying The Martyrs


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, sortait The Resilient. Fort d’un succès croissant et d’un enchaînement de singles sur Youtube depuis la leur premier opus Breathe In Life sorti en 2011, avaient autant à perdre qu’à gagner avec ce troisième album qui avait pour mission de prouver que le groupe avait encore du coffre.

Et avec le premier single diffusé pour annoncer la sortie de cet album (cela nous renvoie quand même en juillet 2016), on savait déjà que le groupe était décidé à nous envoyer du béton dans les dents sur ce nouvel album. Fidèle à ses habitudes, le groupe nous balance en guise d’intro un Lost For Words qui présente d’emblée son atout vocal : le contraste entre la voix puissante et gutturale d’Aaron Mats et la voix claire mélodieuse du claviériste Victor Guillet. Le schéma est simple et plutôt convenu : un couplet puissant et screamé suivi d’un refrain tout en accalmies et clean vocals. Le groupe ose accentuer son côté mélodieux, pourtant critiqué par une partie du public qui aimerait que le groupe se focalise sur ses aspects agressifs, dès le début de la deuxième piste Take Me Back. Si comme décrit plus haut les voix claires sont habituellement présentes pour donner du relief à la dynamique d’un morceau et apparaît donc de manière épisode, elle prend une place beaucoup plus importante sur ce titre, le scream étant relégué par moments en simples backing vocals.

Utilisé auparavant pour les mélodies qui se mélangeaient aux guitares tel un piano classique, le clavier vient maintenant renforcer les ambiances du groupe et accentuer l’atmosphère sombre et profonde de The Resilient. Du côté rythmique, le départ de Mark Mironov juste avant l’enregistrement de cet album donne l’opportunité à Boris Le Gal, déjà habitué à prendre le contrôle des fûts dès que Mironov n’était pas disponible - le plus souvent dû à un problème de visa bloqué par la Russie, son pays d’origine, ce qui aura au final motivé son éviction du groupe - de montrer l’étendue de son talent. Car sur le morceau titre The Resilient, troisième single issu de cet album, c’est cette frappe au hachoir, bâtissant au fil du morceau une marche efficace parsemée de contretemps et de blast beats bien sentis.

Si le groupe ne pouvait se démarquer de son étiquette « deathcore » au début de sa carrière, on aurait envie d’être un peu plus nuancés aujourd'hui. Lors des passages agressifs, les influences death ont laissé leur place à un metal puissant qu’on n’aurait pas envie de surcharger d’étiquettes inutiles. Le plus important est que le fait de sortie de cette systématique death-metal permet au groupe d’afficher des rythmiques et des riffs plus diversifiés et de laisser respirer les parties vocales alors qu’elles avaient auparavant tendance à s’ajouter à une charge musicale très dense.

Le groupe parvient à s’approcher très très fort du piège « trop de mélo tue le mélo » sur certains titres (Take Me Back, Won’t Back Down, Waste My Time) sans vraiment y tomber.

The Resilient est un essai concrétisé pour le groupe français qui continue de tracer sa route et assied sa crédibilité sur une scène française qui peut avoir tendance tirer dans les jambes de ses meilleurs ambassadeurs. Qu’à cela ne tienne, Betraying The Martyrs
Betraying The Martyrs


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a prouvé par le passé qu’il n’accordait que peu d’importance à l’avis général.



Tags : metalcore france
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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