Waking the Sleeping Bear est un petit nouveau venu dans l’univers du neo metal français –ne fuyez pas si vite, le genre ne renferme pas que des productions aseptisées et convenues. Le trio, originaire de Dole en Franche-Comté, a lancé il y a quelques mois un projet de financement participatif par l’intermédiaire d’Ulule en vue de pouvoir sortir un premier EP ; il aura fallu à peine quatre jours pour que l’objectif visé soit atteint, ce qui tend à démontrer qu’ils ont déjà conquis pas mal d’amateurs. Chose promise chose due, l’ours Franc-Comtois rugit en studio et nous entraîne dans sa Jungle Urbaine (2018).
On ressent immédiatement une envie de bien faire avec une production extrêmement léchée. Le visuel de l’album, qui représente un ours géant assis dans une métropole urbaine, attire immédiatement le regard. Du logo « parental advisory explicit content » au message d’avertissement précédent le clip vidéo à propos des risques pour les personnes souffrant d’épilepsie, le groupe imprime un sérieux qui peut parfois prêter à sourire.
Jungle Urbaine renferme des influences diverses et variées qu’il n’est pas simple de synthétiser. On s’accordera néanmoins à retenir un goût prononcé pour le rapcore et le neo metal, teinté d’effets « électro » principalement en intro et outro. Le tout forme une musique que l’on retient assez aisément et qui vous trottera dans l’esprit bien après son écoute, ce qui est souvent un signe positif.
Une insuffisance de brutalité, de punch se fait ressentir de temps à autre. Les trop faibles –à notre goût- passages criés et une voix claire qui n’exprime que peu la rage de son auteur ne sont probablement pas totalement étrangers à ce constat. Le son mériterait d’être –encore- davantage travaillé afin d’être plus massif et ainsi atteindre une nouvelle dimension. La solution passera, peut-être, par l'ajout d'une voix secondaire capable de muscler une musique efficace mais qui manque à certains égards de vitalité.
Les paroles sont le sel qui relève le goût prononcé de Jungle Urbaine. Les thèmes récurrents de la remise en cause du mode de fonctionnement de notre société et de l’individualisme ambiant sont à l’honneur. Alors qu’une certaine redondance était à craindre, le traitement des sujets présente assez d’originalité pour susciter l’intérêt permanent, notamment avec le redoutable Cannibale qui réinvente la locution l’homme est un loup pour l’homme.
Le flow d’Adrien est un modèle du genre qui démontre que maitrise et retenue font bon ménage. Rapide et précis à souhait, il tranche avec les excès récents de Vithia sur The Legacy of Shi. Revers de la médaille, il vous sera parfois difficile de suivre le rythme infernal des paroles.
Waking the Sleeping Beara réussi son réveil dans la Jungle Urbaine. Tout n’est pas parfait, notamment le son qui pourrait encore être perfectionné, mais ce premier essai reste globalement une réussite. En mettant de côté la phase d’hibernation au profit d’une tournée pour mettre en avant l’EP, l’ours devrait pouvoir s’attaquer avec succès à de nouvelles proies.
On ressent immédiatement une envie de bien faire avec une production extrêmement léchée. Le visuel de l’album, qui représente un ours géant assis dans une métropole urbaine, attire immédiatement le regard. Du logo « parental advisory explicit content » au message d’avertissement précédent le clip vidéo à propos des risques pour les personnes souffrant d’épilepsie, le groupe imprime un sérieux qui peut parfois prêter à sourire.
Jungle Urbaine renferme des influences diverses et variées qu’il n’est pas simple de synthétiser. On s’accordera néanmoins à retenir un goût prononcé pour le rapcore et le neo metal, teinté d’effets « électro » principalement en intro et outro. Le tout forme une musique que l’on retient assez aisément et qui vous trottera dans l’esprit bien après son écoute, ce qui est souvent un signe positif.
Une insuffisance de brutalité, de punch se fait ressentir de temps à autre. Les trop faibles –à notre goût- passages criés et une voix claire qui n’exprime que peu la rage de son auteur ne sont probablement pas totalement étrangers à ce constat. Le son mériterait d’être –encore- davantage travaillé afin d’être plus massif et ainsi atteindre une nouvelle dimension. La solution passera, peut-être, par l'ajout d'une voix secondaire capable de muscler une musique efficace mais qui manque à certains égards de vitalité.
Les paroles sont le sel qui relève le goût prononcé de Jungle Urbaine. Les thèmes récurrents de la remise en cause du mode de fonctionnement de notre société et de l’individualisme ambiant sont à l’honneur. Alors qu’une certaine redondance était à craindre, le traitement des sujets présente assez d’originalité pour susciter l’intérêt permanent, notamment avec le redoutable Cannibale qui réinvente la locution l’homme est un loup pour l’homme.
Le flow d’Adrien est un modèle du genre qui démontre que maitrise et retenue font bon ménage. Rapide et précis à souhait, il tranche avec les excès récents de Vithia sur The Legacy of Shi. Revers de la médaille, il vous sera parfois difficile de suivre le rythme infernal des paroles.
Waking the Sleeping Beara réussi son réveil dans la Jungle Urbaine. Tout n’est pas parfait, notamment le son qui pourrait encore être perfectionné, mais ce premier essai reste globalement une réussite. En mettant de côté la phase d’hibernation au profit d’une tournée pour mettre en avant l’EP, l’ours devrait pouvoir s’attaquer avec succès à de nouvelles proies.
Waking the Sleeping Bear - Jungle Urbaine - Neo metal - Rapcore