Même si la base musicale des trois morceaux a déjà été entendue et ne révolutionne pas le genre, Cottrell vient y insuffler quelques touches personnelles qui permettent aux compositions de se démarquer. Que ce soit cet effet «djent» sur certains riffs de Wicked, des passages de batterie de Romain dignes d’une moissonneuse batteuse sur Silicone Instinct ou encore cette ambiance sombre et tamisée The Messiah, couplée à un apport d’Ercan de growls innatendus en fin de composition.
Et puis la voix de Benjamin, n’étant pas sans faire penser à celle de Franky De Smet-Van Damme (Channel Zero), qui contrebalance la lourdeur et l’épaisseur des morceaux par un chant clair varié, aux envolées aigües particulièrement appréciables.
Trois titres, ce n’est pas assez pour pouvoir juger des qualités de cette formation. Il semble néanmoins que Cottrell soit en mesure de proposer sa propre sonorité, sa couleur musicale d’un genre qui finit par être vu et revu. Ce petit quelque chose qui laisse à espérer qu’un potentiel soit installé et qu’il ne reste plus qu’à l’exploiter afin d’en faire saillir les meilleures facettes.
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Cottrell