Bon, que se cache-t-il derrière?? Quatre titres de Raw Black Metal, à la voix temps en temps teintée de Death, bourrus et incisifs, alternant entre déchaînement sauvage et nappes au tempo plus lent, accompagnées de synthé (ouh, hérésie pour certains puristes du milieu?!). Le titre d’ouverture, Great Final Justice, est sommes toute assez classique. Les choses deviennent par contre plus intéressantes avec Black Revelation, dévoilant un riff particulièrement entêtant et efficace, ou encore ce jeu de batterie à la limite du Hardcore au début de Lunatic Curse, se poursuivant ensuite en une diabolique course après le temps, à la clôture délicieusement épique. Avec ses nappes de synthé, Cain’s Black Spells signe cet unique apport à l’édifice du Black Metal français par un titre aérien, qui n’aurait rien à envier à Herbstleyd, premier opus de Nargaroth qui ne sortira qu’un an plus tard.
Aequilanx est donc à prendre comme un morceau de l’histoire de la musique extrême de l’Hexagone. Remis dans son contexte, que ce soit au niveau technique ou en lien avec le moment où cette démo a vu le jour, il apparaît qu’Asmodée aurait pu peut-être se hisser parmi les figures de proue de ce style. Tous les ingrédients étaient là pour que la magie noire opère, le sort en a visiblement voulu autrement.
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