Ah, enfin de l’originalité dans ce marasme stéréotypé que constitue bien souvent l’univers musical. Vous en connaissez beaucoup des groupes belges qui se sont formés dans les années 1990 et qui attendent 2019 pour sortir leur premier opus ? Si ce n’est pas encore le cas, le manquement sera de l’histoire ancienne après la présentation d'Orthanc.
Après avoir tourné quelques temps aux quatre coins de la Belgique, ils ont pris la décision de se séparer en 1997, la faute à des obligations familiales trop pesantes pour être cumulées avec les contraintes de la vie artistique. Il faudra attendre 2014 pour qu’une re-formation à l'occasion d'un concert exceptionnel n’ait raison de leurs dix-sept années d’inactivité. Dans sa monture actuelle, Orthancse compose du vocaliste Ortwin Lietaert, du bassiste Matthias van den Berghe, du guitariste Marnic Serreyn ainsi que du batteur Geert Serreyn.
Fruit d’un travail débuté en 2018, Carnival (2019) ne rassure pas à la vue de son visuel représentant un cirque lugubre ; l’impression d’avoir déjà rencontré le thème de nombreuses fois submerge d’emblée -de surcroît, il me rappelle au mauvais souvenir de (F)unfair de Dusk of Delusion. Pourtant, dès que Liar est lancé, le flot de notes rapides et puissantes qui s’échappent du premier titre capte notre attention. Le son est massif, rapide et les changements de rythme sont constants ; la surprise est de taille.
Carnival se structure autour de gros riffs ravageurs qui groovent un maximum. Les classiques Pantera ou Lamb of Godviennent à l’esprit, ou encore les moins connus mais tout autant talentueux Betzefer. Ce son massif qui groove à tout-va est parfois contrebalancé par des refrains plus légers -qui ne versent cependant pas dans le hit FM- ou par une introduction qui revêt l’apparat d’une ballade (O.D. Victim of Chemical Substance). Les belges n’hésitent pas à changer de registre par moment pour se faire sombre, notamment avec Useless qui propose une incursion en terre obscure.
La voix d’Ortwin Lietaert, qui fait preuve d’une grande maîtrise, se rapproche par moment de M. Shadows d’Avenged Sevenfold, les montées dans les aigus en moins.
Le seul défaut majeur qui peut être pointé est l’absence de nouveautés. Les sonorités se font proches de ce qui était proposé en masse dans les années 1990, sans qu’une réelle plus-value ne soit ajoutée. Si vous pouvez faire fi de cette faiblesse, vous devriez en prendre plein les oreilles avec Carnival, surtout lorsqu’il tend vers le groove metal.
Après avoir tourné quelques temps aux quatre coins de la Belgique, ils ont pris la décision de se séparer en 1997, la faute à des obligations familiales trop pesantes pour être cumulées avec les contraintes de la vie artistique. Il faudra attendre 2014 pour qu’une re-formation à l'occasion d'un concert exceptionnel n’ait raison de leurs dix-sept années d’inactivité. Dans sa monture actuelle, Orthancse compose du vocaliste Ortwin Lietaert, du bassiste Matthias van den Berghe, du guitariste Marnic Serreyn ainsi que du batteur Geert Serreyn.
Fruit d’un travail débuté en 2018, Carnival (2019) ne rassure pas à la vue de son visuel représentant un cirque lugubre ; l’impression d’avoir déjà rencontré le thème de nombreuses fois submerge d’emblée -de surcroît, il me rappelle au mauvais souvenir de (F)unfair de Dusk of Delusion. Pourtant, dès que Liar est lancé, le flot de notes rapides et puissantes qui s’échappent du premier titre capte notre attention. Le son est massif, rapide et les changements de rythme sont constants ; la surprise est de taille.
Carnival se structure autour de gros riffs ravageurs qui groovent un maximum. Les classiques Pantera ou Lamb of Godviennent à l’esprit, ou encore les moins connus mais tout autant talentueux Betzefer. Ce son massif qui groove à tout-va est parfois contrebalancé par des refrains plus légers -qui ne versent cependant pas dans le hit FM- ou par une introduction qui revêt l’apparat d’une ballade (O.D. Victim of Chemical Substance). Les belges n’hésitent pas à changer de registre par moment pour se faire sombre, notamment avec Useless qui propose une incursion en terre obscure.
La voix d’Ortwin Lietaert, qui fait preuve d’une grande maîtrise, se rapproche par moment de M. Shadows d’Avenged Sevenfold, les montées dans les aigus en moins.
Le seul défaut majeur qui peut être pointé est l’absence de nouveautés. Les sonorités se font proches de ce qui était proposé en masse dans les années 1990, sans qu’une réelle plus-value ne soit ajoutée. Si vous pouvez faire fi de cette faiblesse, vous devriez en prendre plein les oreilles avec Carnival, surtout lorsqu’il tend vers le groove metal.
Orthanc - Carnival - chronique - metal belge
Orthanc
Dusk of Delusion
Pantera
Betzefer