- CHRONIQUE - MUSIQUE -
POISON HEART
Be Forever Mine ...
Label :
We Are All Liars Records
POISON HEART, c'est le nouveau groupe qui tambourine fort, joue de la guitare comme des sauvages, fait gronder la basse et qui beugle comme un enragé dans le micro, en provenance de la province du Luxembourg.
Composé de différents membres issus de Nervous Chillin , FireWalkWithMe et des ex-Glowing Beavers, POISON HEART place sa musique entre Punk et Hard Core. La grande particularité vient du chant plutôt crié aigu comme on pouvait plus ou moins le connaitre avec des groupes comme Brother's Keeper, Snapcase, Circle Jerks ou Nerve Agents.
C'est d'emblée un album que nous propose POISON HEART. La version que j'ai en ma possession est légèrement différente de celle que vous devriez trouver en commerce via la distribution de Bang !. Une petite erreur de pressage ou de mastering (je ne sais plus) a contraint le groupe à refondre un peu l'album notamment avec une nouvelle pochette. Loin de devoir, heureusement, reprendre tout à zéro. Ce sont deux titres maximum qui vont changer entre la version que vous pourrez acheter et la mienne.
Enregistrée à l'arrachée, c'est surtout dans le mastering et le travail de post-production que les luxembourgeois ont investis. Pour une première plaque, on est surpris du choix de sortir directement un album officiel sans passer ni par l'étape démo ni ep. C'est un choix conscient et réfléchi ... comme si le temps était compté pour le groupe. Comme une envie d'aller au plus vite à l'essentiel. L'attitude est à l'image de la musique donc.
Attention, aller au plus vite, tant en musique que dans la démarche ne veut pas dire être minimaliste ou avare. POISON HEART n'oublie quand même pas les émotions (Chalice), la finesse et le soucis du détail.
L'album est donc prometteur et pour avoir vu le groupe en live déjà, je peux dire qu'effectivement, c'est l'efficacité immédiate qui est recherchée. Ceci permet de comprendre et d'accepter la faiblesse de la qualité d'enregistrement. Par contre, j'ai un peu de mal à saisir la pertinence d'un morceau comme Dead Roses part 1 qui vient certes remettre un peu de douceur... mais qui prêche aussi par excès et finit par égarer l'auditeur. Peut-être qu'une place dans un traditionnel morceau caché aurait été plus judicieuce.
30-09-2006
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