La mule que je suis est gouvernée par certains préceptes qu’elle respecte au mieux lorsqu’elle enfile son costume de membre de l’équipe de SMA. Parmi ces principes personnels, j’ai décidé que si un opus n’a pas été chroniqué au plus tard une semaine après sa sortie, c’est qu’il ne fallait pas s’y attarder (que la perte soit pour l’artiste ou SMA qui subirait mon manque de perspicacité et de culture musicale). Sauf qu’entre temps, le Covid-19 a fait son œuvre ; après avoir été dans l’obligation de me consacrer corps et âme à mon activité professionnelle, le temps de réparer mes manquements musicaux est venu.
Au diable ma sacro-sainte règle de la chronique devant être publiée au maximum la semaine qui suit la sortie d’un album, il me faut vous parler d’Unending Futility (2020), le second opus de la formation anglaise de Live Burial. On peut y voir un signe du destin : alors que nous subirons probablement en 2020 l’annulation de la tournée annoncée de Death to All qui succombera face au Covid-19, nous découvrons au même moment en provenance de Newcastle ceux qui sont peut-être les fils spirituels de la légende Chuck Schuldiner.
Unending Futility (2020) s’apparente à une résurgence de Death à l’époque de Human (1991). La musique est exigeante mais constamment animée d’un groove accessible. En balance constante entre de l’héroïsme technique et des riffs qui font vibrer les oreilles de plaisir, Live Burial ravit de bout en bout.
Les anglais progressent à une vitesse vertigineuse et peuvent à présent se targuer d’une qualité d’écriture phénoménale. Ainsi, Condemned into the Boats condense du death metal d’une agressivité qui, comme le reste de l’album, est robuste et intense. On retiendra également le final Cemetery Fog, avec son prélude acoustique -Winds of Solace, qui prend la forme d’une épopée complexe et suffocante qui demande quelques minutes de récupération lorsqu’il se termine.
Scott Burns, producteur à succès dans le milieu du métal -dont notamment de Spriritual Healing (1990) de Death- pointait déjà il y a des années un problème majeur qui empêchait le death metal d’aller de l’avant : les (bons) groupes sont légions mais ceux qui innovent sont presque inexistants, tout groupe qui émerge semble être un copycat. Live Burialn’est pas de cette catégorie. En s’inspirant du passé pour produire une musique rafraichissante avec un arrière-goût de nostalgie, les anglais réussissent un exercice difficile.
La production participe grandement au succès. Il suffit d’écouter Forced Back to Life (2016), leur précédent opus, pour comprendre le travail de titan qui a été effectué à ce niveau. Avec une grande amplitude au niveau du mixage, chaque membre se voit offrir l’opportunité de briller à un moment ou un autre ; chacun est identifiable malgré le bruit fracassant qui s’abat sur vous, un régal !
Unending Futility est une lettre d’amour au death metal qui a su comment nous amadouer. Véritable prouesse technique d’une intensivité rare, Live Burialsouffle un vent de fraicheur sur le death metal qui nous laisse à penser que nous ne pourrons plus nous passer d’eux à l’avenir.
Au diable ma sacro-sainte règle de la chronique devant être publiée au maximum la semaine qui suit la sortie d’un album, il me faut vous parler d’Unending Futility (2020), le second opus de la formation anglaise de Live Burial. On peut y voir un signe du destin : alors que nous subirons probablement en 2020 l’annulation de la tournée annoncée de Death to All qui succombera face au Covid-19, nous découvrons au même moment en provenance de Newcastle ceux qui sont peut-être les fils spirituels de la légende Chuck Schuldiner.
Unending Futility (2020) s’apparente à une résurgence de Death à l’époque de Human (1991). La musique est exigeante mais constamment animée d’un groove accessible. En balance constante entre de l’héroïsme technique et des riffs qui font vibrer les oreilles de plaisir, Live Burial ravit de bout en bout.
Les anglais progressent à une vitesse vertigineuse et peuvent à présent se targuer d’une qualité d’écriture phénoménale. Ainsi, Condemned into the Boats condense du death metal d’une agressivité qui, comme le reste de l’album, est robuste et intense. On retiendra également le final Cemetery Fog, avec son prélude acoustique -Winds of Solace, qui prend la forme d’une épopée complexe et suffocante qui demande quelques minutes de récupération lorsqu’il se termine.
Scott Burns, producteur à succès dans le milieu du métal -dont notamment de Spriritual Healing (1990) de Death- pointait déjà il y a des années un problème majeur qui empêchait le death metal d’aller de l’avant : les (bons) groupes sont légions mais ceux qui innovent sont presque inexistants, tout groupe qui émerge semble être un copycat. Live Burialn’est pas de cette catégorie. En s’inspirant du passé pour produire une musique rafraichissante avec un arrière-goût de nostalgie, les anglais réussissent un exercice difficile.
La production participe grandement au succès. Il suffit d’écouter Forced Back to Life (2016), leur précédent opus, pour comprendre le travail de titan qui a été effectué à ce niveau. Avec une grande amplitude au niveau du mixage, chaque membre se voit offrir l’opportunité de briller à un moment ou un autre ; chacun est identifiable malgré le bruit fracassant qui s’abat sur vous, un régal !
Unending Futility est une lettre d’amour au death metal qui a su comment nous amadouer. Véritable prouesse technique d’une intensivité rare, Live Burialsouffle un vent de fraicheur sur le death metal qui nous laisse à penser que nous ne pourrons plus nous passer d’eux à l’avenir.
Live Burial - Unending Futility - Chronique - Death metal - Chuck Schuldiner
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