Plutôt que de Heavy, j’aurais d’ailleurs plutôt envie de parler de croisement entre ce style et le Hard Rock plus traditionnel, façon 70’s. Avec à la clé des références telles que les premiers Judas Priest ou Saxon tirant vers du Thin Lizzy voire du Blue Öyster Cult. En fait, l’écoute des précédents albums de Night montre même une évolution à ce niveau, une transition toute naturelle de la NWOBHM vers ces sonorités encore plus rétro.
Or, ce cocktail fonctionne à plein. Des guitares dynamiques, des refrains entrainants en diable, des solos tapageurs : Night montre du feeling à en revendre et sait comment nous faire dodeliner de la tête et nous amener à presser la touche replay. Night envoie et ça sonne.
Découvrant plus ou moins les deux albums en même temps, il est vrai que le contraste avec Raft of the World, peut cela étant décontenancer. Autant celui-ci se montrait plus varié, voire plus progressif, autant High Tides - Distant Skies va droit au but et se veut limite pop dans sa structure, quitte à se montrer paresseux question batterie. Mais qu’est-ce qu’il est addictif ! Dès la première écoute le chant entre dans la tête pour ne plus en sortir, à l’image de ce que l’on peut ressentir en écoutant par exemple du High Spirits ou du Hallas, pour ceux qui ont besoin d'une référence plus contemporaine.
High Tides - Distant Skies n’invente donc rien mais capture avec brio une certaine forme de magie rock’n’roll. Classique mais travaillé, rétro mais charmant, il fascine comme si on découvrait dans la discothèque de Papa un trésor datant de l’âge d’or du riff. Chouette découverte !
rock, classic rock, nwobhm
Night
Judas Priest
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