Heureusement, ils sont à nouveau prêts et balancent leur quatrième production. La pochette est faussement plus neutre (un petit rappel de l'affaire quand même), mais CONDKOÏ n'a rien perdu de sa verve ni de son acharnement envers les flics, les racistes et fascistes ! Petit morceau choisi, avec La Blonde, la plage d'ouverture qui donne d'emblée le ton, et qui n'est pas une blague sur les blondes... :
La haine et le mépris se cultivant en famille
Pour cracher son venin le porc choisit sa fille
Tailleur Chanel et escarpins vernis
Le discours reste le même il peut crever sans soucis
Pour paraitre plus clean, le mal se remaquille
Fond de teint sur les idées, la conscience tranquille !
Paroles d'écervelés, pour français pure souche
Attirant les imbéciles, comme la merde les mouches !!
Sous le vernis la crasse, la bêtise à son comble
Quand le rimel coule, c'est le retour de l'immonde !!
...mais bien une déclaration d'amour pour la fille du borgne.
CONDKOÏ joue dans la même cour que ses compatriotes Tagada Jones (dont Nico fait un featuring sur TV)et Burning Heads. Un punk Hard Core très français, entendez qu'il ne correspond pas vraiment à la scène hard core stéréotypée et (trop) influencée par les américains qu'on imagine. Le chant est tantôt en français, tantôt en anglais. Vu que ça va vite, que ça crie et que ça cogne fort, le livret est le bienvenu pour cerner toutes les paroles qui ont leur importance étant donné l'engagement du groupe. Un engagement qui peut se mettre à l'heure de la dérision et de l'humour aussi (mozeur feukeur!!).
Un album qui envoit donc. Ficelé pour qu'on ne puisse s'en décoler. 12 titres studio, 1 live et 1 clip (que je n'ai pu voir suite à un problème d'écriture) nous font oublier une petite tendance à se répéter dans le chant, tellement il y a de l'énergie à revendre dans cette plaque.

Tagada Jones