« I am all that is » est la chanson qui débute cet opus. En tant qu'auditeurs/trices, nous sommes immédiatement plongés dans une ambiance obscure, qui a tout de même sa part de lumière au bout de quelques minutes. Les nombreuses touches musicales (tintements, « échos »,...) nous immergent davantage dans cet univers propre à ce groupe. Le duo musical nous immerge dans un temple, une église des ténèbres. L'heure blême approche.
« The moment », le deuxième morceau marque la deuxième étape de l'ascension. Un peu plus lumineuse, cette chanson contraste tout à fait avec la piste précédente. L'heure fatidique sonne.
Véritable porte d'entrée au monde de l'au-delà , « Within intermediate state » porte parfaitement son nom. Ce titre nous fait osciller du côté du monde des vivants vers celui de la mort.
Quant au 5ème morceau, « Shadowy Waters », il nous emmène dans un monde onirique.

L'album se termine en beauté avec ''Monachopsis'' (terme qui désigne le sentiment de ne pas se sentir à sa place) et « The Other Side of Death » qui marquent tous les deux les étapes de la « délivrance » après un début d'album bien plus obscur. Ici, la mort s'est produite et ne semble pas dramatique, au contraire.
A travers ces 7 titres entre dystopie et utopie, le message qu'essaient de nous faire passer Michelle Nocon (Voix, tape loops et noise box) et Olivier Lomer-Wilbers (guitares et programmation) nous saute inévitablement au visage, à notre plus grand plaisir. Du cauchemar au rêve, les artistes à l'origine de
« L'autre côté de la mort » arrivent à nous faire profiter de chaque côté du miroir de leur perception de la vie, ou plutôt ici, de la mort.

