Formé dans le petit village de Dánszentmiklós, non loin de Budapest en 2004, le groupe a sorti jusqu’ici un EP en 2015 et un premier album en 2019 nommé Heresy. Needless, qui officie dans un mélange de Thrash, de Death et de Black Metal ; poursuit son évolution avec la sortie, au début de cette année, de leur deuxième long format : The Cosmic Cauldron. Rien qu’à la lecture de ce titre et à la vue de sa pochette, on sait que l’on se trouve face à une imagerie spatiale. L’album s’ouvre avec Warvoid A.D. qui nous balance directement un message d’alerte. Celui-ci nous annonce que nous sommes en pleine guerre galactique et qu’en tant que pilote, nous devons défendre la planète Terre.
Tout au long de l’album, à l’image d’un champ de bataille, on est assiégé par ce tempo de batterie ultra rapide et par des mélodies nous rappelant des tirs de vaisseaux. Le jeu de guitare est l’un des points forts de The Cosmic Cauldron avec des soli très efficaces et une variété de riffs permettant de ne pas s’ennuyer. Un autre atout est la performance vocale d’Ádám Forczek qui utilise une large palette passant d’un scream plus Black Metal à un growl davantage Death. Ils se marient à la perfection. Nous retrouvons même du chant clair, notamment sur Planet Oblivion qui détonne également par sa facette plus lente et calme. Transgalactic de son côté, offre, grâce à une construction bien ficelée, un véritable voyage musical à travers une dernière bataille vers la victoire finale.
Needless a donc sorti un deuxième album sympathique. L’atmosphère générale, rappelant une guerre spatiale, ne nous quitte pas une seule seconde et pourrait être la bande son de n’importe quel film de science-fiction (comportant quand même des bagarres dans l’espace). Même s’il tire par moments en longueur, il offre un condensé de Metal extrême de qualité.
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