Bloodywood évolue dans un style plutôt spécial mêlant une fondation Nu Metal très présente avec des éléments de musique folklorique indienne (comme le dohol par exemple), tout en les combinant avec des breaks venant du Metalcore. Bref, un mélange assez surprenant mais qui, comme vous allez le voir, marche plutôt bien. Chaque chanson a sa spécificité et cela rend l’écoute vraiment agréable. Aaj est, sans conteste, le tube de l’album. Sa construction crescendo apporte un grand nombre de surprises. On retrouve ainsi des touches électroniques, un refrain entêtant, un solo de flûte ou encore des chœurs féminins. Dana-Dan de son côté, comporte un break presque « meshugghesque » accompagné d’une voix planante. Même des titres plus calmes comme Zanjeero Se et Jee Veerey passent très bien grâce à leurs refrains qu’on chanterait même sans connaitre les paroles.
Une grande force de Rakshak est l’association des deux chanteurs qui évoluent chacun dans un registre bien différent. En effet, l’un produit des paroles rappées en anglais quand l’autre pousse le scream et les parties chantées en hindi. Les deux sont complémentaires et prodiguent une plus grande diversité. Le groupe arrive aussi à ne pas tomber dans une redite concernant son Nu Metal et donne sa propre interprétation du genre. Les ajouts de sonorités indiennes aidant beaucoup à se démarquer.
On peut reprocher à l’album de ne pas vraiment surprendre car la plupart des chansons étaient déjà parues. Puis, les deux derniers titres sonnent comme du remplissage. Sinon pour le reste, c’est un sans-faute. Bloodywood marque donc un énorme coup avec ce premier long format de grande qualité et s’avance comme l’une des formations à suivre ces prochaines années.
Nu Metal