Sa recette est maintenant connue. LEBRACmet en avant son engagement dans ses textes et invite à collaborer avec lui. Sur les 5 titres, un seul ne possède pas de guitares, In Gurum Imus, un featuring avec SHAIHULUD (le rappeur, pas le groupe américain) qui est adepte de l’auto-tune poussif mis en évidence par la nouvelle scène rap française.
Le disque débute avec un clin d’œil à la scène combative italienne saupoudré de chœurs musclés façon années 80. Le contraste est flagrant avec l’enchainement de In Girum Imus, qui n’a personnellement pas ma préférence (question de génération sans doute).
Le EP se termine sur l’énervé Ce soir On Casse tout, certes un peu cliché, mais toujours efficace. Entre, LEBRACpose quelque peu son style, sans arrondir les angles de son propos avec Zetrei Zedou et Vol de Vies et on sent qu’il a envie d’agiter le drapeau de la révolte.
Plus orienté Hip Hop que Rude B-Boi, /// conserve malgré tout l’esprit militant et de métissage qui séduit sur le premier EP avec cette touche organique qu’on aime bien.
Lebrac