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Bruxelles (AB Club), le 21-03-2012

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Live report : Graveyard: des hardrockeurs à la moustache sacrée!


Photo: Pierre Toussaint

Un léger parfum de seventies et d'outre-tombe planait sur l'AB Club mercredi soir. Pour cause: la venue des Suédois de Graveyard sortis tout droit de leur tombe avec, dans leurs bagages, leur hardrock made in seventies pourtant loin d'être poussiéreux!

C'est avec des bottes à talons, des jeans patte d'eph, une chevelure pendante, une moustache bien fournie et un air quelque peu défoncé que les quatre suédois font leur apparition sur le coup de 21h. Dès les premiers accords leur son fait directement penser à des groupes comme Led Zepplin, Black Sabbath ou encore, par moment, à Pink Floyd. Une touche plus moderne et plus puissante encore nous interdit cependant de qualifier leur musique de has been, pour autant qu'un inculte puisse qualifier Led Zep de has been (qu'on le pende s'il existe)!

Formé en 2006, le quatuor suédois moustachu et couillu nous présentait mercredi soir dans un AB Club archi comble “Hisingen Blues”, son second album sorti en 2011 chez Nuclear Blast. En six ans d'existence, deux albums, cela peut paraître léger. En effet, mais il semblerait que les quatre nordiques privilégient la qualité à la quantité, ce qui, pour notre part, nous va très bien!

Pour être clair, “Hisingen Blues” est une réelle petite bombe qui est faite pour plaire, en témoigne l'effervescence qui a envahit le Club lors du titre éponyme de l'album joué juste avant le rappel.

Après environ une heure de concert pendant laquelle le groupe a parcouru un grand nombre de ses compositions sans qu'on ne voit passer le temps et qu'on ne puisse soulager nos cervicales, le résultat est net et sans bavure. Le Club est conquis et nage dans le décor psyché mis en place pour l'occasion. Un petit tour par les coulisses plus tard et Graveyard, encore plus en forme, reprend possession des planches du Club pour trois morceaux qui firent office de trois coups de massue!


Photo: Pierre Toussaint

Les morceaux sont lourds, mélodiques, longs, rebondissent et laissent s'exprimer les musiciens comme lors de ce (trop court) solo de batterie rappelant celui de John Bonham dans “Moby Dick” au court duquel le batteur de Graveyard nous a fait étalage de son talent et de son explosivité.

Logiquement applaudis, ils repartent dans la pénombre des backstages mais quelque chose nous dit que ces gars-là ne tarderons pas à revenir vu la rapidité avec laquelle la salle bruxelloise s'est remplie. Reste plus qu'à espérer que notre petit doigt voit juste tant le moment était jouissif.

Comme aurait dit Boris Vian: Oui, Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny fait moi mal, j'aime ça. Nous, c'est clair, on en veut encore!
image 21-03-2012

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