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Concert à Bruxelles (AB Club) le 04-06-2008


Live report : The Revenge Of Rock'n'Roll Monsters Tour

Une fois n’est pas coutume, j’ai pris la direction de l’Ancienne Belgique. C’est plutôt rare que je me rende dans cette salle mais ce soir là, le REVENGE OF ROCK’n’ROLL MONSTERS TOUR passait par là ! C’était même à Bruxelles que les hostilités de la tournée étaient lancées.



En règle générale, avec la circulation bruxelloise et les difficultés pour trouver une place de parking, il faut des plombes pour arriver à cette salle située en plein centre. C’était un jour de chance, tout a été relativement vite et c’était tant mieux parce que dans notre distraction, mon chauffeur et moi-même avions oublié de faire le plein pour nos gosiers sur l’autoroute.

Arrivé sur place, je ne fus pas surpris d’apprendre que les concerts avaient été déplacés de l’ABBox (comme annoncé sur le site) au Club. Le public n’a pas répondu aussi présent que l’optimisme des programmateurs l’avait prédit.

Vu que le trajet s’était plutôt bien déroulé, nous arrivâmes sur les lieux parmi les premiers. Autre constatation vite faite, la taille des gobelets a été réduite mais pas le prix des consommations. Cela fait peut-être un moment, mais comme je ne viens pas souvent…

Quand BOOZED est monté sur scène, la salle était loin d’être remplie et cela n’annonçait pas le meilleure de ce point de vue. A l’instar du remplissage du Club, BOOZED a eu aussi un peu de mal à démarrer avec son rock’n’roll assez classique qui lorgnait vers THE WHO. Le final de la prestation par contre, fut bien chaud et dégoulinant de guitares façon EL GUAPO STUNTTEAM . Même si l’entrée en la matière du soir ne fut pas transcendante, elle fut malgré tout réussie et nous étions en appétit !

Avec les Finlandais de KNUCKLEBONE OSCAR , c’était la révélation de la soirée qui montait sur scène. Le regard déjanté de son leader et le sourire possédé du deuxième guitariste alertaient le public sur ce qui allait se passer. Du côté du contenu de la salle, nous étions déjà un peu plus nombreux et elle se remplissait progressivement… heureusement !

Dès les premières notes, le groupe a envoyé son énergie dévastatrice. Sans faille, les deux guitaristes nous ont servi un rock’n’roll roots, suaves et garage, influencé par des maîtres comme CHUCK BERRY ou LITTLE RICHRAD, et comme savent si bien le faire les nordiques ( HELLACOPTERS …). De son côté la rythmique semblait moins s’emballer mais trouvait sa place avec beaucoup de justesse dans cette débauche.

Sur scène, dans le public, sur les épaules de ses comparses, KNUCKLEBONE OSCAR s’est donné et a assuré le show. Le groupe a joué des soli de guitares endiablés, tenu et joué de la guitare à 4 mains ou avec une scie. Malheureusement le set a trouvé une fin prématurée pour respecter l’horaire de la soirée. Ce fut donc à coups de scie sur la guitare et de jets de ce même instrument déjà malmené que le groupe a terminé sa prestation. Et nous ne saurons pas à quoi allait servir l’énorme hache appuyée sur l’ampli de la basse. Mais au regard de ce qui nous a été donné de voir, une idée sommaire avait germé dans l’esprit du public.

Un changement de plateau plus tard et DEAD ELVIS & HIS ONE MAN GRAVE s’asseyait derrière les éléments de batterie en faisant une entrée en scène digne du KING. Pas de surprise avec ce One-Man-Band qui s’inscrit dans la lignée d’un BOB LOG III ou REVEREND BEAT-MAN . En entrant dans la peau décomposée du zombie de ELVIS, DEAD ELVIS & HIS ONE MAN GRAVE a lui aussi assuré son show. Moins débordant évidemment que KNUCKLEBONE OSCAR mais très réactif et en contact permanent avec son public.

La salle s’était à cette heure remplie et il était maintenant moins évident de se mouvoir à l’intérieur de celle-ci.

Le trio suisse, THE PEACOCKS était le suivant. DEAD ELVIS & HIS ONE MAN GRAVE et KNUCKLEBONE OSCAR avaient mis la barre assez haut. J’avoue que je me demandais comment le groupe allait pouvoir assurer une présence aussi efficace. Je dois reconnaître avoir sous-estimé les qualités scéniques du groupe.

A 3 (contrebasse, guitare et batterie), THE PEACOCKS a occupé l’espace sans concession. Les titres se sont enchaînés, traçant une voie à grande vitesse pour leur rockabilly. A la fois frontal et omniprésent THE PEACOCKS a emporté le public avec lui.

Il faisait chaud quand PETER PAN SPEEDROCK a préparé son matériel. Un petit tour par les toilettes m’a permis de prendre conscience de l’heure peu avancée puisque dehors, il faisait encore légèrement clair. Mon taux d’alcoolémie augmentant, cela n’annonçait pas le meilleur pour le lendemain. Comme à leur habitude, les Hollandais ont monté le son et ce fut tout instrument sorti que le groupe a envoyé la sauce. Sans concession comme à chaque fois, PETER PAN SPEEDROCK a fait ce qu’il fallait faire.

Les lieux sont quittés satisfait de la programmation et des prestations. Tous ont trouvé leur place et ont assuré plus que leur contrat ce soir.

Le DNA se trouvant sur le chemin pour retourner à la voiture, un arrêt quasi traditionnel à ce café s’est imposé. Encore une idée peu raisonnable qui se paya le lendemain après une courte nuit de sommeil… Bah ! On avait annoncé du rock’n’roll, non ?


Live report écrit par fred le 13-06-2008
Photos

BOOZED



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DEAD ELVIS & HIS ONE MAN GRAVE



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KNUCKLEBONE OSCAR



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PETER PAN SPEEDROCK



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THE PEACOCKS



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