Interview

EL COMER OCHO

Samedi 12 mars 2011

E : Messieurs dames, bonsoir.
JP : Bonsoir !
E : Vous ne m’en voudrez pas si on évite les questions du style « présentez le groupe », « d’où vient le nom El Comer Ocho
El Comer Ocho


Clique pour voir la fiche du groupe
» etc ?

JP : Hahaha ! La réponse est : parenthèses – rires – trois petits points – parenthèse.
E : Non on va juste voir euh… il y a quelques mois que l’album est sorti maintenant ?
JP : Il est sorti euh… fin novembre.
E : Avec un peu de recul, comment ça se passe ?
JP : Bin… ça va ! (rires)
E : Contents du résultat ?
JP : Pas encore mais c’est en bonne voie !
N : Moi je pense plus au premier, je suis déjà à fond à penser au deuxième en fait !
JP : Oui tu peux dire ça, tu peux tout-à-fait dire ça Niko !
N : Je valide !
E : Vous avez déjà des morceaux pour le nouveau ?
JP : On a… deux morceaux quasiment terminés. Manque le chant ! (rires)
E : Et qu’est-ce qu’il attend Niko alors ?
N : Bin que les morceaux soient terminés ! (rires)



E : Maintenant, j’aimerais quand même revenir sur… une page un peu sombre de votre histoire de groupe…
N : Ah mais il y en a beaucoup…
E : Je sais qu’il y en a beaucoup mais on va juste revenir sur un d’entre elles : il y a eu quelques petits changements de line-up récemment qui finalement n’ont pas été des changements de line-up (ndlr : le départ de Niko puis son retour un mois plus tard). Qu’est-ce qui fait que malgré tout ça, El Comer Ocho a toujours à peu de choses près le même line-up qu’au départ ?
JP : Je crois que les 3 de base… enfin Quentin est plus stable que nous mais surtout Niko et moi on est assez sanguins, on va dire ça comme ça, et c’est clair que voilà, on en parlait encore tantôt dans la caisse en venant, il faut qu’on trouve le truc pour que quand ça pète – parce que ça pète toujours à un moment donné dans un groupe – on arrive à gérer d’une façon ou d’une autre nos frictions.
N : Et puis tout ça demande beaucoup d’énergie et il faut pouvoir en sortir mais finalement ça te rattrape toujours et tu peux pas en sortir en fait.
JP : Faut dire aussi que parfois Nicolas a des petits problèmes d’anus et comme on trouve ça confortable quand même de mettre notre zizi dans son cul eh bien ça nous frustre ! Donc après on se dispute.
N : Puis moi après un moment ma prostate elle déconne et…
JP : Et donc il revient !
E : Et vous savez que mes interviews sont toujours retranscrites au mot-à-mot ?
JP : Y a pas de souci, on s’en fout ! Salut Abir !
P : Mais vous faites comme les singes bonobo en fait ?
N : Nous sommes tous des bonobo, comme dirait Dieudonné !
JP : Oui, on tend vers du Semoun seulement le jeudi… Vas-y retranscris, retranscris ! (rires)



E : Et est-ce que maintenant, on peut dire que le line-up est enfin stable ? Vous êtes revenus à une formule à une seule guitare, ce sera suffisant pour reproduire tout ce qu’il y a sur l’album ?
JP : Ah bin ça tu vas le voir ce soir hein !
N : Et puis JP va compenser ça petit à petit…
JP : Oui j’ai une compensation matériellique… mais faut dire qu’à la base j’étais pas chaud pour la deuxième guitare puis la rencontre avec Ben s’est faite, ça s’est mis puis voilà ça a pas vraiment accroché et finalement Ben est resté 3 ou 4 mois dans le groupe et même si le groupe est encore très jeune il a quand même maintenant 2 ans et demi d’histoire donc je veux dire c’est pas non plus comme si ça avait marqué le truc super fort même s’il a quand même eu son importance dans le truc…
N : Ca l’aura marqué lui, au moins.
(rires)
JP : C’était pour rire Ben ! Salut !
K : Il faut savoir que Niko n’est pas toujours responsable de ce qu’il dit !
E : Mais en même temps Ben c’est quand lui qui a enregistré l’album donc vous restez quand même en bons contacts ou c’est vraiment devenu tendu ?
JP : Bin avec Kiki et moi on est encore en bons contacts, Quentin c’est un peu… Ben est son beau-père maintenant… (interpellant Quentin occupé sur un PC quelques mètres plus loin) Eh Quentin tu t’en fous en fait !
E : (toujours à propos de Quentin) Mais qu’est-ce qu’il regarde en fait ?
J : Il regarde du cul sur internet je crois !
(rires)
JP : Nous sommes actuellement sur Youtube avec Quentin…
(Quentin met un porno en plein écran)
JP : Je veux pas dire mais le piercing n’est pas centré !
(Kiki va s’installer devant le PC avec des mouchoirs devant lui)
JP : Kiki mais non ! T’as pas pris assez de mouchoirs ! Tu sais bien que t’éjacules beaucoup plus fort que ça !
J : Bon je vais filmer moi si vous continuez !
N : Bon c’était quoi la question ?
E : La question au départ concernait le line-up…
JP : Là, franchement je crois que les 4 ne bougeront plus. Maintenant tu vois, on est jamais à l’abri d’un petit Dallas mais là je crois que les 4 c’est les 4 ! Et quand on a rencontré le Kiki… (toujours devant son porno) tu vois il est dedans quoi ! Il est dans El Comer Ocho on peut pas faire autrement !



E : Vous semblez tous assez impliqués dans le groupe pour l’instant mais toi Niko, tu t’es fait tatouer le nom du groupe sur le ventre alors que le groupe n’existait que depuis très très peu de temps…
JP : 3 ou 4 jours…
E : Et justement, vu qu’il n’y avait rien de confirmé par rapport au groupe ni à la formation ni à ce que ça allait devenir donc qu’est-ce qui a fait que t’as été aussi vite à fond dans ce groupe et que tu te l’es fait tatouer sur la moitié de ton corps ?
N : Parce que j’ai toujours voulu faire un truc avec JP et puis quand j’ai vu jouer Quentin je me suis dit ça va, JP en a encore trouvé un avec qui on va faire un truc de malade et je voulais être à fond dedans voilà ! C’était une manière à moi de tout de suite me mettre dedans ! Et puis JP tatouait aussi…
JP : Accessoirement !
(rires)
JP : Accessoirement, il n’a pas payé son tattoo non plus. Et Kiki il a fait pareil !
E : Ah ouais je l’avais repéré celui-là… (Kiki a un « EC8 » tatoué derrière le bras). Et tout ça c’est du JP ?
JP : Ouais ! Tout ce qui est visible c’est à moi. Ah, et n’hésite pas à poser des questions à Ben qui est notre ingé son attitré !
E : Ah ouais mais tu me lances sur le truc là mais j’ai rien préparé pour Ben moi ! Allez… Ben, en tant qu’ingé son, est-ce que sur scène tu essaies de retranscrire le son album ou tu essaies d’y ajouter quelque chose qui ait plus de puissance live ?
B : Bin disons que j’essaie surtout de retranscrire le live parce qu’en live ça déchire donc faut déchirer les tympans et retranscrire ce qui se passe sur scène dans la tête des gens…
JP : En même temps ce qui se passe sur scène c’est surtout beaucoup de bière hein !
B : Non mais disons que sur album il y a vraiment la touch album et si c’est pour reproduire exactement le son de l’album moi je serais d’avis que les gens restent chez eux et écoutent l’album. S’ils viennent en live c’est pour en prendre plein la gueule !
N : Exactement.
JP : Validé !
E : Ca va, c’est une bonne réponse ! Bon, apparemment vous vous êtes bien entourés pour l’album parce que outre le fait qu’il est distribué par Goodlife, vous vous êtes entourés d’un bon agent de presse qui aide pas mal à faire parler de vous. Est-ce que c’est vraiment important de savoir s’entourer ou la musique pourrait se suffire à elle-même ?
JP : Oh, la musique pourrait se suffire à elle-même, maintenant le fait de pouvoir s’entourer fait partie du truc et que voilà, on est en négociations avec d’autres personnes pour le prochain et ce travail-là est aussi important que le travail de composition.
N : Et bien s’entourer dès le début dans un local ou dans un studio, ça permet d’arriver à jouer dans de meilleures conditons, un peu comme la chance qu’on a eue de jouer avec Dark Tranquillity
Dark Tranquillity


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, si dès le début tu travailles comme les pros tu as plus de chances de jouer dans de bonnes conditions.
JP : Même si on ne refuse pas les trucs de moins bonnes conditions ! Avis aux organisateurs ! Nous on veut juste jouer !
N : Oui mais il faut quand même avouer qu’il y a un monde de différence entre ce que vivent les pros sur scène et les trucs que nous on peut vivre…



E : L’album, d’après votre bio…
JP : Hahahaha ! Tu la connais un peu notre bio ! (ndlr : j'en ai écrit une partie...)
E : Oui un peu ! Et dedans on peut lire que l’album a été écrit sous l’influence de divers médicaments. Est-ce une légende ou la réalité ? Vous êtes vraiment accros aux médocs ?
JP : Non. On n’a pas besoin des médocs pour composer, maintenant… y a que Quentin… Quentin, toi tu prends rien hein ?
Q : ? (mimant le sniff d’un rail)
(rires)
JP : Non, médocs !
K : Oui on parle bien de médicaments légaux et prescrits par un médecin !
Q : Oh, une aspirine de temps en temps !
JP : Oui, en produits illicites nous ne prenons absolument rien.
N : Moi c’est pas un choix, c’est à cause d’un médecin que je suis tombé là-dedans… je suis devenu accro à ça et à chaque fois que t’arrêtes bin… c’est dur quoi.


L'interview s'arrête là car il fallait bien l'arrêter à un moment ou à un autre. S'en est suivi un concert pêchu et intense, à leur image.
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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