Interview

LOCRIAN

Je ne pense pas que nous ayons été consciemment inspirés par Chicago et ses atmosphères, mais inconsciemment, cela est possible.


Vendredi 30 décembre 2011

Bonjour, pourriez vous présenter le groupe et ses membres ?

Je m'appelle André et je joue de la guitare ainsi que d'autres instruments dans le groupe. Terence Hannum joue du synthé, il chante également et joue des aussi d'autres instruments. Steven Hell joue de la batterie et s'occupe des sons électroniques et des trucs de ce genre.





Au départ LOCRIAN était un groupe sans batteur. Maintenant que le groupe en compte un, vous trouvez que c'est plus facile ou simplement différent ?

Terence et moi-même jouons dans LOCRIAN depuis 2005 et nous n'avons jamais cherché à intégrer un batteur, mais Steven correspond très bien à ce que nous faisons. Steven est un bon musicien, capable de jouer aux bons moments et capable de s'arrêter quand cela est nécessaire. Je pense que c'est très difficile pour un batteur de savoir quand il ne doit pas jouer. Steven nous ouvre différentes et nouvelles possibilités et c'est ce dont nous avions besoin.



Qu'est-ce que vous pensez lorsque l'on qualifie votre musique de Black Metal ?

Lorsque l'on se réfère au Black Metal pour parler de la musique de LOCRIAN, je suppose que l'on se réfère au sentiment qui s'en dégage. Nous écoutons certainement de la musique qui peut être cataloguée comme Black Metal, mais notre musique va au-delà. Je pense que nous catégoriser de Black Metal, est trop réducteur. Tous les trois, nous avons grandit en écoutant du Metal au sens large et je pense que cela ressort dans notre musique.





Vous avez commencé avec votre propre label ( Land Of Decay ). Votre premier album était une coproduction entre votre label, At War With False Noise et Small Doses . Tandis que votre dernier album, The Clearing, est sorti chez Fan Death Records. Pourquoi ? Allez-vous continuer à sortir des disques sur votre label ?

Nous avons réalisé nos premières productions sur notre propre label parce que cela était plus simple et plus économique. Personne ne savait comment travailler et comment faire travailler un label pour nous. Plus tard, nous avons commencé à avoir des propositions de labels et nous avons dans certains cas accepté. At War With False Noise et Small Doses étaient deux labels intéressants pour collaborer et en plus les deux labels désiraient sérieusement sortir un disque de LOCRIAN. Nous avons donc accepté leur collaboration. A peu près au même moment, nous avons eu plusieurs propositions intéressantes. Nous avions travaillé déjà avec Fan Death Records pour une K7 il y a quelques années. Nous étions encore en contact et nous avions aimé travailler avec eux. Ils nous ont proposé de nous aider par le passé, alors on se sentait un peu redevable pour cette nouvelle proposition. The Clearing a été enregistré il y a un an. Nous avons juste demandé à Fan Death Records d'attendre un peu avant de le sortir pour diverses raisons.

Maintenant, si nous voulons sortir des éditions un peu spéciales, il est possible que nous les sortions encore sur Land Of Decay , mais les prochains albums, nous les sortirons probablement sur un label différent que le nôtre.



Pour The Clearing, vous vous êtes moins inspirés des contrées forestières et des champs de bataille. Nous sommes dans quelques choses qui retranscrit des paysages plus modernes, plus urbains. Est-ce votre ville, Chicago, qui vous a inspirés ?

Je ne pense pas que nous ayons été consciemment inspirés par Chicago et ses atmosphères, mais inconsciemment, cela est possible. Il y a beaucoup de choses qui me dégoûtent et m'inspirent pour être créatif et à propos de Chicago également. Si il y a quelque chose au sujet de notre ville qui me rend dépressif, c'est le sentiment d'être éloigné de la nature, un sentiment qui me rend aliéné ici. Chicago possède beaucoup de grands parcs à certains égards, mais qui sont peu sauvages. Si nous vivons dans « l'état des prairies », il y a en fait très peu de prairies indigènes, originales et cela est vrai aussi pour l'Illinois en général. D'où ce sentiment d'étouffement. J'ai grandi dans les montagnes du Nord de Adirondack et être autour d'un tel paysage m'a aidé à développer des valeurs liées à la nature sauvage. Ce contrôle sur la nature à Chicago et dans l'Illinois diminue la biodiversité et c'est étouffant.

Il y a d'autres choses dévastatrices ici comme la rivière de Chicago. Au cas où vous ne seriez pas au courant, la ville de Chicago a changé le cours de la rivière, il y a 100 ans, pour qu'elle se jette dans le fleuve Mississippi plutôt que le lac Michigan. La ville de Chicago voulait que les eaux usées de la rivière n'aille pas se jeter dans notre eau potable, c'est pourquoi il se jete dans le Mississippi maintenant. Cette eau ainsi que les ruissellements provenant des terres agricoles autour du Mississippi vont dans le Golfe du Mexique. Et comme cela constitue beaucoup de pollution, il y a maintenant une grosse zone sans vie dans le Golfe du Mexique. Par manque d'oxygène dans l'eau, plus rien de peut y vivre. De ce point de vue, Chicago représente la domination de l'homme sur la nature et dans ce cas, alors oui, cette ville influence notre musique.





En regardant certaines photos du groupe en concert, j'ai le sentiment que votre musique doit être plus bruyante, plus violente et plus explosive qu'en studio. Est-ce que vous essayer de retranscrire l'album sur scène ou procédez-vous à des arrangements pour la scène ?

Quand nous sommes sur scène, nous jouons des titres de nos albums studio, mais nous n'avons jamais joué la même chose deux fois. Nous aimons changer les choses sur scène.



Etes-vous déjà venu en Europe et comptez vous venir y défendre The Clearing ?

LOCRIAN n'a encore jamais joué en Europe. Nous aimerions venir en Europe, mais il nous faudrait une offre réaliste qui tiendrait compte de nos contraintes professionnelles ici. Nous avons déjà eu des offres mais rien qui nous permettait d'abandonner temporairement nos emplois actuellement. C'est assez difficile pour nous de jouer car nous sommes très occupés et beaucoup de notre équipement est très fragile à transporter. Notre batteur, par contre, joue régulièrement en Europe depuis qu'il est musicien professionnel. Il joue actuellement avec des musiciens de Jazz. Mais pour Terence et moi, ce n'est pas facile de se libérer.
TU AS AIME ? PARTAGE !
Google +
Twitter
Facebook
Whatsapp
E-mail
E-mail
Google +
Twitter
Facebook
4

► COMMENTAIRES

Tu dois être connecté pour pouvoir commenter !

Soit en deux clics via Facebook :

image

Soit via l'inscription classique (mais efficace) :

image

► A VOIR ENSUITE