Interview

SKIP THE USE

Vendredi 26 avril 2013



SMA : Est-ce que tu connais Bruce Dickinson ?

Matt Bastard :
(étonné) Ouais ouais, le chanteur de Maiden…

SMA : Il y a deux ans j’ai vu Skip The Use
Skip The Use


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complètement par hasard. A la fin de ton concert tu nous as fait une fin à la Iron Maiden
Iron Maiden


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. Tu rêvais d’être chanteur d’un groupe de heavy metal avant de te lancer dans l’aventure avec Skip The Use ?

M.B. :
J’ai eu pas mal de groupes avant Skip The Use. J’étais beaucoup dans le milieu heavy, hardcore et punk. J’ai fait un peu tous les trucs dégueulasses avant de faire Skip The Use (rires)

SMA : Est-ce que tu es inspiré par des grands chanteurs comme Bruce Dinckinson dans ton jeu ? Car sur scène tu donnes vraiment tout, tu es un vrai frontman.

M.B. :
Je ne sais pas. J’aime bien Maiden dans son ensemble. De là à dire que je fais comme Bruce, je ne sais pas. Mais maintenant je viens vraiment plus du punk. Les chanteurs qui m’ont inspiré ce sont Joe Strummer (ndlr : The Clash), Mike Watt,… Ce sont plus des gars comme ça qui, à la base étaient moins des chanteurs mais plus des figures, qui m’ont influencé.

SMA : Skip The Use
Skip The Use


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ça veut dire changer les habitudes. Vous avez un message particulier à faire passer ?

M.B. :
A la base on voulait vraiment changer la manière de faire des concerts en faisant vraiment participer le public tout en cassant un peu la routine. Le but c’était de combler le fossé qu’il y a entre le public et les artistes. Puis comme nous on venait du punk hardcore on a dû changer nos habitudes et c’est ça qui était intéressant aussi.



SMA : Je crois que tu es également fan de Leftöver crack
Leftöver crack
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(Ndlr : groupe new-yorkais de ska/punk anarchiste). Tu es un anarchiste ?

M.B. :
Je suis plutôt fan du punk rock comme étant une philosophie plutôt qu’une façon de s’habiller ou de parler. Il y a beaucoup de punk démagogues dans la trachée et assez loin dans leurs idées. Je préfère faire du rock’n’roll qui passe à la radio et qui est beaucoup plus conventionnel et emmerder le peuple quand il faut le faire. Je préfère être punk dans les faits.

SMA : Justement, est-ce qu’on peut être punk et avoir signé chez Polydor ?

M.B. :
Carrément. En faisant ce qu’on fait, à fond !

SMA : Est-ce que c’est encore punk ça ou pas ?

M.B. :
Je pense que le meilleur moyen de faire changer un système c’est d’en faire partie. Tu peux faire le guignol devant chez Universal en disant que c’est de la merde et il ne se passera rien. Par contre rente dedans, fais un disque de rock’n’roll, sort le, défend-le sur scène et là tu as changé le système. En plus on chante en Anglais. En France c’est une victoire tu ne t’imagines pas. En plus on a eu une victoire de la musique avec notre album, c’est fou !

SMA : En parlant de victoire de la musique, je me demandais si les dés n’étaient pas truqués ? Car lorsque l’on regarde les autres nominés pour l’album rock (Les BB Brunes, Raphael et Lou Boilon) le prix ne pouvait pas vous échapper !

M.B. :
Non. Si ça avait été truqué on aurait perdu. C’est comme ça depuis 20 ans. Ça fait 20 ans que des groupes comme ça gagnent les victoires de la musique. Les autres groupes de rock n’existent pas !



SMA : Quand on rencontre des groupes français ils nous font quasi tous part de la difficulté d’être reconnu en France. Est-ce que c’est si difficile de monter un groupe de rock dans l’hexagone ?

M.B. :
Nous on est un peu une exception. Car ça fait 15 – 20 ans que je joue dans des groupes de rock et je peux en effet te dire que ce n’est pas facile. Nous on a un seul album et on a beaucoup de chance d’être là où l’on est. La majorité des gens pensent que l’on n’est pas français. La France, c’est un fait, n’est pas un pays rock’n’roll et puis le business de la variété française étouffe le reste. C’est de plsu en plus rare qu’un groupe de rock français passe sur les ondes. Nous ce qui nous a sauvé et c’est ce qui a fait qu’on a pu signer chez Polydor, c’est le fait qu’on avait un album et qu’on avait déjà pas mal tourné. On avait déjà notre public en quelque sorte. Mais je crois que c’est comme ça un peu partout. Peut-être qu’ici les gens se plaignent plus, je ne sais pas.

SMA : Revenons à votre premier album, Can be late. Comment s’est passé sa composition ? C’est toi qui écris tous les textes ?

M.B. :
Oui j’écris les textes et puis je fais la musique avec Yann, le guitariste.

SMA : Quels sont les thèmes qui t’inspirent ?

M.B. :
Tout. Je regarde plein de film, je lis beaucoup. Dès que quelque chose me touche je me dit que ça pourrait toucher les gens. L’idée c’était la prise de position. On ne voulait pas arriver avec un discours qui balance « ça c’est bien, ça c’est pas bien… ». On voulait ouvrir les yeux des gens sur des trucs qui nous touchent et faire qu’on en parle, qu’on prenne position. Parfois les sujets son légers, parfois c’est un peu plus sérieux. Bref, la vie quoi en général.

SMA : Vous préparez un deuxième album. Tu peux nous dire à quoi on peut s’attendre ?

M.B. :
Là on a commencé à bosser dessus. Dans Can Be Late on était très anglais, très électro. Là on va vers un truc beaucoup plus rock, plus brut.



SMA : Vous jouez beaucoup en Belgique. Vous avez une relation spéciale avec notre pays ?

M.B. :
Oui d’office ! Déjà on habite à 5 bornes de la frontière. Et puis comme je te disais, moi je viens du hardcore à la base et dans le temps, le hardcore c’était à Bruxelles que ça se passait. L’ouverture d’esprit était plus grande. A l’époque il y avait Goodlife, I Scream, tous ces petits labels de hardcore pour nous c’était de l’or et ils faisaient jouer leurs groupes en Belgique. Pour nous c’était une sorte d’eldorado de la musique. Pour moi la Belgique ça a toujours été l’autre eldorado de la musique. On a beaucoup été, on y a beaucoup joué et pour nous c’était donc un territoire important, même si notre maison de disque s’en branlait un peu.
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