Interview

KEN MODE

Mardi 3 décembre 2013



SMA: Vous êtes en fin de tournée. Comment ça s'est passé jusqu'à présent?

Jesse Matthewson:
On a eu beaucoup de hauts et de bas (rires). Là on est crevé, c'est tout ce que je peux te dire. On a été très moyens en Grande-Bretagne. En France, c'était vraiment bien. Par contre en Allemagne on a galéré à mort. Même si on joue depuis 14 ans, cela ne faisait que la troisième fois que nous venions en Europe. Les gens commencent à savoir qui nous sommes et ça nous encourage à revenir encore car même si cette fois c'était un peu difficile, on aime vraiment tourner en Europe.

SMA: Ce soir, vous allez tuer tout le monde (cf: KEN Mode
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- Kill Everyone Now)?

J.M.:
J'espère vraiment! Je pense bien en fait. Je vais les prendre un à un et leur mettre des baffes! (rires)

SMA: Le "KEN" de KEN Mode
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signifie Kill Everyone Now. D'où vient le nom du groupe?

J.M:
L'origine du nom provient d'une citation d'Henry Rollins dans son livre "Get in The Van". C'était en quelque sorte le mantra de Black Flag
Black Flag


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au début des années 80, lorsque le groupe a eu quelques problèmes de label. C'est à ce moment que Rollins pond son célèbre dicton Kill Everyone Now qui deviendra en quelques sort sa philosophie avant de monter sur scène. Du haut de mes 17 ans je trouvais ça vraiment cool. C'est pour ça qu'on a nommé le groupe KEN Mode
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. Résultat, ça fait 14 ans que ça dure!



SMA: Andrew LaCour est votre cinquième ou sixième bassiste. Comment se fait-il que vous ne gardiez pas un bassiste plus de deux ans depuis le départ de Darryl Laxdal?

J.M.:
En fait sur papier on a eu six bassistes, mais en réalité on n'en a vraiment eu que trois. Darryl est resté pas mal de temps, en effet. Chad Trembley nous a quitté car il ne pouvait pas suivre le rythme de tournée que nous voulions faire. A un moment on a dû se décider. KEN Mode
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devait commencer à tourner vraiment beaucoup plus et on est conscient que ce rythme est difficile à tenir. Par la suite on a eu quelques bassistes qui ont assuré l'intérim en quelque sorte. En fait ce n'est absolument pas facile de trouver un musicien qui est prêt à partir en tournée comme on le fait. Mais un jour, alors qu'on était en tournée on a rencontré Andrew. Il était demandeur de partir sur la route et était prêt à donner beaucoup. Petit à petit il a fait son nid et est devenu un membre à part entière de KEN Mode
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. Là on a tourné environ pendant huit mois et ça se passe super bien.

SMA: En général comment ça se passe avec ce nouveau line-up?

J.M:
Vraiment bien. Que ce soit durant l'écriture de Entrench, à laquelle Andrew a pris part, ou pendant la tournée, tout se passe plutôt pas mal. On était vraiment excité de commencer l'écriture de ce dernier album car c'était la première fois qu'on allait composer avec Andrew. Quand on a vu le résultat on était vraiment bluffé. Personnellement je pense très honnêtement que c'est notre meilleur disque et visiblement beaucoup le pensent également. Je crois qu''il y a vraiment eu une sorte d'osmose qui s'est installée entre les membres du groupe et ça se ressent sur Entrench.



SMA: Qu'est-ce qui différencie vos deux derniers albums, Entrench et Venerable?

J.M.:
La plus grande différence sur Entrench, c'est le fait qu'Andrew LaCour ait participé à l'écriture de ce nouvel album. Lors de la genèse de Venerable, Chad Tremblay qui était alors encore dans le groupe a écrit quelques petites parties, mais en général j'étais le seul compositeur du groupe. Andrew était le principal compositeur de son groupe précédent, donc sa vision a apporté beaucoup sur ce nouvel album. Le fait qu'il vienne avec une toute autre vision de la mienne a été très enrichissant. Car Andrew vient de Floride, on n'a pas la même culture et ça se sent. Ce qui était vraiment cool c'est qu'il n'essayait pas non plus d'imposer ses idées. Il venait avec ses nouveaux trucs sur papier et nous les proposait à mon frère (ndlr: Shane Matthewson, batterie) et moi.

SMA: Peux-tu m'en dire un peu plus sur la pochette de votre dernier disque? Par qui a-t-elle était faite et que symbolise-t-elle?

J.M.:
Elle a été faite par un ami sculpteur. En fait l'artwork de Entrench est une photo de la sculpture en question qu'il a créée pour un concours. Personnellement je trouvais ça cool et cet aspect un peu brutal mais intrigant collait bien avec le disque. Maintenant pour la signification qui se cache derrière tout ça lui seul le sait (rires).



SMA: Vous venez de signer sur Season Of Mist. Hormis plus d'argent, que vous apporte une signature su un gros label comme Season of Mist?

J.M.:
(rires) On ne touche pas d'argent de la part du label et on n'en veut pas. En fait au Canada il y a beaucoup d'associations et de programmes créés par les autorités pour aider les artistes à produire leurs albums. Donc nous n'avions pas besoin de plus d'argent pour faire ce nouveau disque. Par contre Season Of Mist nous apporte beaucoup en terme de relations. C'est grâce à eux qu'on a de plus grosses retombées, plus de pub et qu'on peut se permettre de faire le genre de tournée qu'on est occupé à faire. Et rien que ça, c'est déjà énorme.

SMA: KEN Mode
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est avant tout un groupe de live. Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir en tournée?

J.M.:
Oh! Pas facile de répondre à ça. Sur cette tournée, le pire qu'on ait eu, c'est à Stoke-on-Trent (ndlr: ville du centre de l'Angleterre). On a joué devant seulement 8 personnes et on n'avait pas d'endroit où dormir. On a dû conduire toute la nuit pour arriver à notre étape suivante. On était vraiment abattus. On voulait juste dormir, se laver et manger un truc normal. En plus de ça on avait eu quelques problèmes avec des mecs bourrés. Et je peux te dire que les Anglais bourrés sont vraiment des enculés de première! Ça, c'était vraiment le pire souvenir de cette tournée. A côté de ce pire souvenir, on a Paris! Là on a vraiment bien joué. Les gens étaient super sympas et l'équipe qu'on a rencontrée était juste parfaite. Je ne sais pas si c'était le fait de jouer dans une ville qui en impose, mais Paris était vraiment cool!

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