Interview

ULVER

Dimanche 16 février 2014

Comment vas-tu ? Quel est ton sentiment par rapport au concert de ce soir ?

Kristoffer Rygg : Je vais bien. Le concert a été un peu retardé. C'est compliqué et risqué car on joue des choses qu'on n'a pas répétées. Si on commence avec des mauvaises notes, il n'y a pas vraiment de moyen de s'en sortir.
On a eu quelques difficultés avec le soundcheck. Donc tu sais, je suis juste content que ça se soit bien passé. En tout cas, il semble que ça ce soit bien passé.


Comment se sont passés les autres concerts de cette tournée ?

K.R. : On n'en a fait que trois jusqu'à présent. Je dirais qu'à Helsinki, c'était un peu hésitant. C'était bon à Gdansk selon moi. Certains autres n'étaient pas satisfaits de celui-là. Mais je pense qu'en général, on est tous plutôt contents. Avec ce genre de truc à structure libre, ça prend en général quelques concerts pour trouver la symbiose au sein du groupe.



© ChamO


Pourquoi avoir décidé de jouer de façon improvisée pour cette tournée ?

K.R. : Juste parce que j'en ai un peu marre de la musique pré-réfléchie dans un environnement live. Comment dire ? J'aime les productions studio raffinées et tout ça, mais en concert, je trouve que la meilleure musique live est celle qui se passe dans le moment plutôt que quelque chose exagérément réfléchi, du genre on joue ci et ça et puis on fait un rappel. Je suppose que c'est juste une façon jazz de penser la musique. La musique live est supposée être live et pas pré-planifiée d'une certaine façon. Bien sûr, on a essayé de jouer quelques morceaux des albums mais en y ajoutant beaucoup d'autres éléments qui n'existent pas sur nos enregistrements.


Vous avez enregistré un album avec le Tromsø Chamber Orchestra l'année dernière, vous venez de sortir un album en collaboration avec Sunn O)))
Sunn O)))


Clique pour voir la fiche du groupe
... Pourquoi toutes ces collaborations ?


K.R. : Je dirais qu'il n'y a pas de raison particulière mais c'est toujours intéressant de créer quelque chose avec des gens intéressants et talentueux.
L'album avec l'orchestre de Tromsø, c'était quelque chose d'énorme pour nous, d'avoir un orchestre à notre disposition et essayer de composer de la musique pour cette orchestre sans savoir comment ça doit se faire.
On a récemment travaillé avec un théâtre également. On a composé de la musique pour le Théâtre National à Oslo. C'est une façon d'apprendre de nouvelles choses et d'élargir nos perspectives en quelque sorte. Parce que si c'était juste Tore et moi, on ferait le même album encore et encore.


Ça ne s'est pas exactement passé comme ça pourtant. Ulver n'est pas un groupe qui a sorti deux fois le même album.

K.R. : Non, c'est tout à fait vrai, mais je pense que c'est en grande partie grâce aux influences externes qui forgent ce que l'on fait. J'en parlais justement avec Tore l'autre jour, que si c'était juste nous deux, on referait Shadows of the Sun encore et encore et encore.


Donc comment est-ce que ce genre de projet arrive ? Le Théâtre National vous appelle juste pour vous demander de composer de la musique pour eux ?

K.R. : Plus ou moins.


C'est plutôt cool.

K.R. : Oui. Je suppose que ça vient avec l'âge. On devient vieux et on a une réputation.



© ChamO


Le groupe existe depuis vingt ans mais vous avez commencé à jouer en concert il n'y a pas si longtemps.

K.R. : Il y a quatre ans. Beaucoup de choses se sont passées pendant ces quatre dernières années. On a sorti plusieurs albums, on a joué pas mal de concerts. On a été très actifs.


Pourquoi avoir décidé de commencer à jouer en concert à un moment donné ?

K.R. : Pour être honnête avec toi, il y a une raison personnelle à ça. C'est quelque chose qu'on avait envie de faire, mais on en avait peur d'une certaine façon, parce qu'on était plutôt content de n'avoir de comptes à rendre à personne. Donc c'était une perspective un peu effrayante. Après quinze ans de carrière et plusieurs albums, les gens ont beaucoup d'attentes. J'ai encore beaucoup de mal avec ça, toujours aujourd'hui. Jouer en live, et particulièrement sur cette tournée, c'est s'éloigner de la façon formatée du rock'n'roll de faire les choses. On défie ces notions préconçues. C'est difficile à expliquer.


Quels sont vos projets après cette tournée ?

K.R. : La première de la pièce du Théâtre National a lieu aujourd'hui donc on leur a fourni la musique il y a quelques jours avant de partir en tournée.



© ChamO


Je me demandais quel est ton avis à propos de votre public. La dernière fois que je vous ai vus en Belgique, c'était au Biebob, une salle typiquement metal. Et ce soir aussi, il y avait beaucoup de metalleux dans le public.

K.R. : Je suppose que je suis partagé par rapport à ça. Je le comprends et je le respecte parce qu'on faisait partie de quelque chose qui est devenu une très grosse scène et tout un genre d'une certaine façon. Mais d'un autre côté, je m'en sens personnellement très déconnecté. Donc c'est juste un peu bizarre pour être honnête.


Quand je parle d'Ulver à quelqu'un, la question qui revient toujours est "Est-ce qu'ils jouent des morceaux des premiers albums ?" malgré que vous ne jouez plus de metal depuis plus de quinze ans.

K.R. : Exactement.


Et ce qui m'avait choquée aux deux concerts en Belgique, c'était à quel point les salles étaient vides.

K.R. : En fait, pour l'Europe, c'est en Belgique qu'on a eu le moins de monde aux concerts. Il y avait à peu près une cinquantaine de personnes au premier concert. Mais je pense que c'est parce qu'on avait booké la date à peu près en dernière minute. Donc beaucoup de Belges sont allés au concert de Tilburg. Du coup le public n'était pas énorme quand nous sommes venus en Belgique.



© ChamO
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AUTEUR : Elodie
Liégeoise immigrée dans la capitale, Elodie a rejoint l'équipe en 2012 et s'est rapidement imposée comme une rédactrice compulsive en alimentant ...
Liégeoise immigrée dans la capitale, Elodie a rejoint l'équipe en 2012 et s'est rapidement imposée comme une rédactrice compulsive en alimentant abondamment la section 'News' tout au long de la journée. Plus intéressée par la musique sombre que par la pop-punk, elle réalise également des interviews d'artistes dans la confidence, au déto...
Liégeoise immigrée dans la capitale, Elodie a rejoint l'équipe en 2012 et s'est rapidement imposée comme une rédactrice compulsive en alimentant abondamment la section 'News' tout au long de la journée. Plus intéressée par la musique sombre que par la pop-punk, elle réalise également des interviews d'artistes dans la confidence, au détour d'un backstage ou d'un coin de bar. ...
Liégeoise immigrée dans la capitale, Elodie a rejoint l'équipe en 2012 et s'est rapidement imposée comme une rédactrice compulsive en alimentant abondamment la section 'News' tout au long de la journée. Plus intéressée par la musique sombre que par la pop-punk, elle réalise également des interviews d'artistes dans la confidence, au détour d'un backstage ou d'un coin de bar. ...
Liégeoise immigrée dans la capitale, Elodie a rejoint l'équipe en 2012 et s'est rapidement imposée comme une rédactrice compulsive en alimentant abondamment la section 'News' tout au long de la journée. Plus intéressée par la musique sombre que par la pop-punk, elle réalise également des interviews d'artistes dans la confidence, au détour d'un backstage ou d'un coin de bar. ...

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