Interview

TAIFUN

Extrêmement contents de retrouver la scène et de défendre un album dont on est tous franchement fiers.


Jeudi 24 septembre 2015

Evidemment, on a envie de savoir ce que vous avez fait durant ces 4 dernières années, entre Trondheim et Of Coyotes And Men...

La sortie de Trondheim, en 2011, s’est accompagnée de 2 ans pendant lesquels nous avons joué exclusivement cet album et donc n’avons pas passé de temps à composer. En parallèle, deux des quatres mousquetaires jou(ai)ent aussi dans d’autres projets : Franky dans Frank Shinobi et Ju dans Foxes in Boxes (RIP) et Coastline Truckers (RIP), groupes qui ont respectivement sortis des album/EP en 2014, 2013 et 2014. Et puis, si on adore faire de la musique, on aime beaucoup aussi être dans l’organisation, ce qui nous prend aussi pas mal de temps. Voilà quelques raisons qui expliquent peut-être notre délai de livraison…





Votre deuxième album est plus sombre, plus dur même par moment. Qu'est-ce qui explique cette nouvelle facette explorée ? Vous étiez dans quel état d'esprit à l'écriture de cet album ?

Taïfun a toujours –malgré lui, pourrait-on dire- été porté vers les compositions massives et low-tempo. Pour ce qui est de la « dureté » des thèmes explorés, si les années et l’expérience ont permis d’acérer la plume, il en ressort aussi une vision quelque peu plus acerbe des choses nous entourant -sans pour autant que l’écriture soit le moins du monde revendicative ou politiquement connotée-. Mais il y aussi pas mal de positif si tu sais lire entre les lignes de chansons comme Oh ! Captain ou Whirlwinds. L’amour et le discours artistique sont clairement mis en avant comme forces motrices/rédemptrices.



Et aujourd'hui, dans quel état d'esprit êtes-vous ?

Extrêmement contents de retrouver la scène et de défendre un album dont on est tous franchement fiers.





Vos compositions sont plus concises. Avec Trondheim, la plage titulaire du premier album, on flirtait avec les 10 minutes. Ici avec Of Coyotes And Men, on reste aux alentours des 4 minutes alors que l'album est plus émotionnel. Qu'est-ce qui explique le choix de ce format ?

Le choix dont tu parles n’est pas à proprement parler un choix. Lorsqu’on compose, les riffs s’emboîtent les uns après les autres et puis, in fine, se forment des chansons. Ceux qui nous connaissent –même de loin- se doutent qu’il n’est pas question ici de démarche de « production ». Oui, on demande à nos potes des avis sur tel et tel passages mais jamais personne d’extérieur ne viendra mettre le nez dans nos chansons pour nous suggérer quoi que ce soit. Au final, l’esthétique doit nous plaire à nous, point. Donc, pas de démarche commerciale ici mais plutôt les hasards de la composition.



Comment se passe l'écriture des compositions de TAIFUN ? Julien, tu t'occupes beaucoup des textes visiblement.

Oui je m’occupe essentiellement des textes, parce que j’aime écrire et que mon boulot de prof d’anglais me donne aussi pas mal d’aise quant à la forme que peuvent prendre les paroles. Les idées viennent souvent en vrac, au hasard d’un trajet de bus, où d’une nuit d’insomnie…Les thèmes sont universels –amour, mort, humanité- et souvent teintés d’un certain désabusement ou cynisme –souvent, d’ailleurs, à l’égard du discours religieux –à l’instar d’Isaac Brock, frontman de Modest Mouse.



On trouve également sur cet album, un titre instrumental où le saxophone est invité. Clément Dechambre s'est chargé du saxophone. Parlez-nous un peu de cette collaboration et de l'histoire de ce titre.

Clément est un ami et un musicien génial faisant partie du collectif l’œil Kollectif. Nous avions envie de faire appel à un musicien supplémentaire qui joue un cuivre et avons assez vite pensé à lui afin de donner du relief et une touche jazzy à notre unique plage instrumentale, Bouba. En l’occurrence, on pourrait mentionner certaines expérimentations de Motorpsycho (Roadwork vol.2, 2000) ou de Jaga Jazzist, deux formations qui nous tiennent évidemment à cœur.





C'est Julien Conti (CASSE BRIQUE, MAMBO) qui s'est chargé d'enregistrer votre disque. Vous avez choisi de rester dans la sphère Honest House. Etait-ce par confort ?

Ju Conti, c’est un super pote, un ingé son très méticuleux et patient, et un musicien hors pair doté d’une oreille ultra aiguisée. Se tourner vers lui a donc été tout naturel.



Cela fait quoi, une dizaine d'années maintenant que TAIFUN existe ? Quel regard dans le rétroviseur jetez-vous après une décennie ?

D’abord, le constat que nous prenons toujours énormément de plaisir à jouer ensemble et à créer des chansons. Ensuite, l’envie toujours intacte de défendre notre musique sans se soucier des tendances, modes, hypes périphériques. Tercio, une volonté claire de continuer à faire du live pour et avec tous les gens/lieux qui se bougent encore dans le milieu alternatif.



Vous allez laisser vivre un peu ce disque je suppose, mais devrons-nous attendre encore quatre ans avant un troisième album ou bien avez-vous l'intention de laisser mijoter le public moins longtemps ?

…joker
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