Interview

HACKTIVIST

"On espère que notre musique construit des ponts entre les personnes et les genres musicaux"


Jeudi 31 mars 2016

Tout d'abord, et parce que je ne peux pas faire sans en parler... Vous jouez à Bruxelles ce soir quelques jours après des attentats. Qu'est-ce que ça change pour vous ? Avez-vous pensé à annuler le concert, par exemple?

Tim : Je crois qu'aujourd'hui, il y a des risques partout. Il ne faut pas changer notre façon de fonctionner pour autant. On ne veut pas en faire toute une affaire, et surtout, on veut que les gens puissent venir ici, au concert, et ne plus y penser... Pour que pendant une heure, trois heures, toute la soirée, ils oublient leur peur, se sentent unis, plutôt que de rester cloîtrés chez eux !

Josh : Je crois que c'est le but de la musique, c'est de prendre du plaisir. Ces derniers temps, chaque jour on entend parler de quelque chose d'horrible...

Tim : Oui, d'ailleurs, il y a quelque temps, quand nous avons joué à Berlin, il y avait une alerte à la bombe. C'est vraiment partout, on a parfois l'impression que ça nous suit, mais au final, ce n'est pas si inquiétant. Je penserais peut-être différemment si ça arrivait chez nous, à Londres, mais quand tu es en tournée... tout peut t'arriver de toute façon, tu n'es pas dans ta « zone de confort ». Et comme Josh le dit, la musique c'est ça : être capable d'oublier la peur, de ressentir d'autres émotions à nouveau...

C'est peut-être même d'autant plus important pour un groupe comme vous, très engagé... Vous exprimez des opinions, des positions politiques dans vos textes ; dans ce genre de moments, c'est important pour vous d'être présents, non?

Oui, c'est vrai! Souvent, dans nos sets, on évoque des problèmes, des sujets comme la politique, les gouvernements et leur comportement... Donc oui, aujourd'hui, nous le ferons probablement. Enter Shikari le fera probablement aussi, mais je ne crois pas qu'ils s'éternisent là-dessus parce que, à nouveau... L'objectif, c'est d'oublier tout ça, tu comprends ? Mais oui, évidemment, nous avons des opinions bien tranchées sur certains sujets, et sur ce sujet-là aussi... C'est vraiment dingue, ce qui se passe. Mais ce qu'il faut se dire, c'est que ce n'est pas définitif, rien de tout ça ne durera éternellement. Le côté positif de cette situation est qu'elle rapproche les gens, les gens se rendent compte que ce qui se passe est terrible et veulent agir.
Concernant nos textes, si ils sont aussi engagés, ce n'est pas parce qu'on s'est dit un jour, « allez,parlons de sujet là, faisons-ci, faisons-ça »... C'est souvent parce que quelque chose se passe dans les semaines qui entourent la composition du morceau, et... la plupart des morceaux montrent les choses comme nous les voyons, à travers nos yeux. On en parle comme on le vit, et si le public s'y retrouve, tant mieux.Comment est-ce qu'on disait ça hier ?

Josh: « Don't think how I think : just think » (ne pense pas comme je pense : pense) .

Tim : C'est exactement ça. C'est tellement important. Certaines personnes prennent des positions, prêchent contre quelque chose, mais au final, que font-ils ? Ils prêchent aussi. Nous pas. On présente notre vision du monde, mais le plus important, c'est...

Josh : C'est d'être conscient.

Tim : Voilà. Être conscient de toi-même, de ta vie, de ce qui t'entoure.



Vous vous imagineriez faire de la musique sans ce message, sans ce genre de textes?

Josh : Oui, je crois.

Tim : Je l'ai fait.

Josh : Dans d'autres groupes, moi aussi! (Sacred Mother Tongue, notamment, NdA).

Mais aujourd'hui, vous y retourneriez?

Tim : Je pourrais... si Hacktivist était toujours là aussi (sourire). Mais plus sérieusement, nous avons quelques chansons sur l'album qui sont plus légères qu'à l'époque.

Josh: Hmmm, oui, nous avons un peu changé le fait d'être politiquement engagé sur chaque chanson. Certaines sont un peu plus introspectives, ou simplement fun.

Tim : Ce qui ne veut pas dire que nos vues ont changé, d'ailleurs. Je crois que le risque est d'être un peu... trop politique. On ne veut gaver personne.

Vous ne jouez pas de punk, après tout... (rires)

Ouais, voilà (sourire). Puis, le risque est aussi de se gaver soi-même. Si tu parles à longueur de chansons de problèmes, que tu es toujours en colère, tu peux finir par te sentir un peu... (il souffle). Parfois, c'est sympa de pouvoir parler d'autres choses que nous vivons aussi. Les chansons sont un peu comme nos journaux intimes, qui parlent de choses que nous voyons, qui nous arrivent... Des choses positives ! Une chanson comme Buszy parle juste de se marrer avec ses potes, ce qui est important aussi. Je crois qu'Hacktivist est « pro-life » .

Josh : Hmmm nan, je ne dirais pas « pro-life » (rires).

Tim : Non ?

Josh: Pas vraiment...

Tim : Oh, tu vois ce que je veux dire. (silence). Je vois ce que tu veux dire, mais tu vois ce que je veux dire ! (rires conjoints).

Quatre ans se sont écoulés entre votre EP et Outside the Box. Pourquoi un tel laps de temps ? Vous auriez pu battre le fer tant qu'il était chaud, profiter de la « hype » assez importante autour d'Hacktivist...

On est loin d'être restés inactifs !

Josh : On a beaucoup tourné...

Tim : Et ça a directement affecté l'album. Beaucoup de groupes, pendant les premières années de leur carrière, publient un EP, font 2-3 concerts puis restent chez eux et enregistrent le premier album. Nous, on a directement été sur la route. La musique qu'on a amené avec l'EP était spéciale, et il y a eu une grande demande autour du monde pour nous voir sur scène. Ca a été presque impossible pour nous de nous asseoir, simplement, et de penser à ce qui allait arriver après ! On a enchaîné vans, avions, un festival, un autre festival... Ca a été une sacrée pression. Aucun d'entre nous n'avait l'habitude de ça... Et c'est là qu'on aurait pu avoir un problème. Plus le temps passait, plus on s'éloignait un peu de cet EP et moins on savait vers quoi on allait. Et après, tu rentres chez toi et... tu dois réfléchir à la direction que l'album prendra. Alors que la plupart des groupes y réfléchissent avant d'avoir une telle demande pour tourner dans tant de pays. C'est peut-être un point négatif. Les gens pensent que c'est forcément génial et oui, ça l'est, mais d'un côté, ça nous a un peu déstabilisés.
Mais en même temps... tourner de cette façon, ça nous a amené énormément de sources d'inspiration qui ne seraient pas venues autrement.

Josh : Je crois que c'était important pour nous de faire ça. On a vraiment eu l'occasion de faire quelques concerts extraordinaires... Et, bon, j'adore composer de la musique, enregistrer de la musique, mais c'est vraiment les lives qui font Hacktivist. Et je crois que ça nous a donné une légitimité, car plutôt que d'être le groupe qui sort de nulle part, publie un album puis ne confirme pas...

Tim : Et je crois qu'Outside the Box n'aurait pas été si bon sans tout ça. Au moins, ce que nous y avons mis, nous sommes certains que c'est ça que nous voulions. Ok, ça nous a pris plus longtemps, mais après tout, où est le problème ? Qu'est-ce qui est le mieux, se dépêcher, profiter de la demande pour balancer un album que les fans vont moins aimer, ou prendre ton temps et offrir quelque chose auquel tu crois vraiment ?

C'est intéressant, parce que quand l'EP est sorti, même si je l'avais adoré, je me demandais un peu où vous pourriez aller par la suite pour surprendre. Si l'album était sorti quelques mois plus tard, ou même un an...

Josh : Ca aurait pu n'être qu'un long EP (sourire) !

Exactement ! Certains groupes publient un EP, puis un album reprenant les chansons de l'EP avec quelques titres supplémentaires. Outside the Box est assez différent de l'EP, peut-être que le fait d'avoir tourné longtemps explique ça.

Tim : Je pense que ce qu'on a vécu a créé cet album. Parfois, quelques problèmes personnels que nous avons vécus ont pu nous éloigner de la musique, aussi, de la composition. L'Art est quelque chose dans lequel tu dois te projeter... Beaucoup de gens projettent des émotions négatives, des états un peu dépressifs et en font quelque chose de créatif, et aujourd'hui, je peux dire que c'est mon cas. Quand je réécoute l'album, je me remémore toute la merde par laquelle je suis passée. Voilà... Bon, si pendant cette attente, on a perdu des fans, tant pis, mais...

Josh : Je crois qu'Hacktivist est plus mature aujourd'hui. Le premier EP, c'était un peu notre première expression en tant que groupe.

Tim : Il faut aussi dire que peu de groupes ont la chance de vivre ce qu'on a vécu, même en 15 ans de carrière ! On allait quand même pas dire « Désolé , KoRn, désolé, Limp Bizkit, on ne peut pas tourner avec vous, désolé Australie, on ne peut pas venir te voir »... C'aurait été stupide. Donc, le risque qu'on a pris en ne sortant pas d'album, on l'a compensé en se faisant des fans autour du monde.

Comme tu viens de le dire, vous avez tourné avec KoRn, Limp Bizkit, vous avez participé à quelques uns des plus gros festivals en Europe, notamment au Graspop, en Belgique...

Tim : Ouais, ce festival était énorme !

Vous avez clairement en commun avec plusieurs groupes que vous avez accompagnés en tournée. Mais parfois, le mélange entre rap et metal peut surprendre un public purement metal. Est-ce que vous avez ressenti ça, parfois ?

(Sans hésiter) Ouaip'. Une fois. (Josh se marre, il sait visiblement de quoi va parler Tim). Le Sonisphère, en France, il y a deux ans, je crois... C'était le jour d'Iron Maiden. Et clairement, la plupart des gens du public étaient des fans de Maiden...

Josh : On était sur la mainstage et... Il y avait quelque chose comme 10.000 die-hard fans français de Maiden...

Tim : C'était un concert compliqué. Clairement, c'était difficile pour nous... C'est la seule fois où j'ai ressenti ça. Tu sais, dans un concert de Hacktivist, il y a généralement beaucoup d'énergie, et je peux bien dire que c'est la seule fois où j'ai pas ressenti ça, j'avais une envie, c'était de venir à bout du concert.

Josh : Le line-up était vraiment bon, pourtant. Il y avait Hacktivist, Stone Sour, Mastodon, Megadeth... Une sacrée affiche. Mais pas forcément une affiche facile pour nous !

Tim : Mais ça aurait pu marcher ! On ne sait jamais, et je crois qu'on a besoin de passer par là. Parfois, la bonne façon de faire découvrir un groupe, c'est de t'imposer... Enfin, pas t'imposer, mais mettre le public devant un groupe alors que dans d'autres circonstances il n'aurait jamais jeté une oreille dessus.

Josh : Je crois qu'Hacktivist est un groupe assez accessible. Il y a énormément de groove, de basses, c'est idéal si tu veux bouger...

Tim : C'est impossible de pas bouger, même si tu n'aimes pas le rap !

Il y a quelques années de ça, je n'aurais jamais imaginé qu'un groupe comme Hacktivist décollerait comme ça, ou qu'un groupe comme Hollywood Undead prendrait une telle ampleur. Limp Bizkit est revenu, même Body Count sont revenus (Josh se marre)... Ce mix de rap et de metal, qui a eu son heure de gloire puis s'est fait plus discret, a l'air de revenir dans le coup. Comment vous expliquez ça ?


C'est des modes, je crois.

Josh : Ces groupes ont toujours été là, chez nous, en Grande-Bretagne, il y a une vraie scène pour tout ça.

Tim : Ouais, mais tout le monde s'en fichait un peu jusqu'à il y a peu. Nous, on en est fans, mais... C'était surtout une scène locale, et quand j'ai commencé à jouer de la guitare, à faire des concerts locaux, je me suis rapproché de tous ces groupes. Aujourd'hui, on est dans le même management, c'est une grande famille. Après... Je sais pas si on peut nous comparer à tous ces groupes que tu cites. Ok, j'adore Limp Bizkit, mais... A part le côté rap... je préfère nous comparer à Rage Against the Machine, je dis toujours qu'Hacktivist sonne comme RATM aurait sonné si ils étaient apparu aujourd'hui. Mais Limp Bizkit, je sais pas...

Vous avez évidemment ce côté « djent » que Limp Bizkit n'a pas...

Oui, voilà... Même si je n'aime pas utiliser ce terme.

Tu n'aimes pas le mot « djent »?

C'est tellement utilisé, de nos jours... Dès que tu places ce mot dans une conversation, ça devient impossible de discuter sérieusement.

Et comment décririez-vous ces groupes dit « djent » ? Progressifs ?

Ouais, progressifs, c'est bien.

Josh : Progressif, technique... « Groove-based ».

Tim : Tu sais, Sikth est une énorme influence pour moi. Quand ils sont apparus... Ca fait probablement plus de dix ans, maintenant, non ? (Josh acquiesce). Eux, clairement, ils étaient en avance sur leur temps, le progressif au sens où je l'entends. Et maintenant, les gens disent que c'est du djent !

Josh : Alors qu'ils étaient là avant même que le terme existe. C'est un peu... élitiste.

Tim : Certaines personnes ont vraiment une attitude négative par rapport à leur vision de la musique. Quand on s'est ramené avec du rap dans notre « djent », ça a fait mal au cul (sic) de certains, je crois (rires). « Non, mais... vous ne pouvez pas faire ça ! Ca doit être comme ci, comme ça »...

Josh : «Mettez plus d'instrumentaux ! » (rires)

Tim : Ouais... comme tous les autres groupes de djent. Mais non, on ne fera pas ça. J'aime beaucoup ce genre de groupes, Hacktivist a déjà joué dans des festivals de metal technique, mais ce que je préfère, c'est aussi amener à des concerts des gens qui n'auraient pas pensé s'y retrouver. Par exemple, des fans de rap, de hip-hop, qui nous écoutent et viennent nous dire qu'ils ont aimé alors que jamais ils n'auraient écouté ces groupes de « djent ».



Personnellement, pour être honnête, je ne suis pas un grand fan de djent, on peut même dire que je n'aime pas. Pourtant, j'aime beaucoup Hacktivist.

C'est la preuve de ce que je dis, c'est exactement ce que je recherche. C'est le but de Hacktivist. Je crois que les gens ne se disent jamais « je vais écouter du djent » ou « je vais écouter du rap »... Ils écoutent Hacktivist. Itunes l'a parfaitement compris, d'ailleurs. Quand l'EP est sorti, il a été classé... dans « notre » genre musical. Hacktivist ! (air incrédule de votre serviteur) Ouais, apparemment, Itunes ne savait pas trop où nous classer, donc ils ont créé une catégorie spécialement pour nous.

Josh : Du coup, tu peux écouter la chanson Hacktivist... sur l'EP Hacktivist... style musical – Hacktivist... artiste : Hacktivist (rires)

Nous avons parlé du public metal, mais qu'en est-il de l'autre côté, avec le public rap ? Est-ce que vous y avez été directement confronté ?

Tim : Je crois que clairement, des amateurs de rap viennent nous voir. Et on a notamment joué à un festival de sports extrêmes, le public là-bas était clairement amateur de drum n bass, dubstep, grime (style musical underground proche du hip-hop, NdA), rap... Je crois qu'on s'est fait quelques fans là-bas. Des gens nous ont dit par après : « Je ne suis pas fan de ce genre de trucs, mais vous, les mecs, j'adore ! »... On a un son qui permet de rassembler des gens qui, normalement, ne feraient jamais les mêmes concerts.

Vous avez constaté une différence d'ouverture entre les deux scènes, la scène metal et la scène hip-hop, rap ?

Josh : (hésitant) Je ne sais pas trop... J'ai vu beaucoup de fans de metal qui semblaient beaucoup aimer le hip-hop aussi. D'où on vient, en tout cas, c'est fréquent. Mais c'est peut-être juste nous...

Tim : Oui, je crois que c'est vraiment autour de nous que c'est fréquent.

On a souvent l'impression que les fans de metal ont tendance à rester le plus éloignés possible du rap, en tout cas.

Clairement, oui, je suis d'accord. Et j'aimerais qu'on soit le pont entre les deux aujourd'hui, et que d'autres groupes fassent ça aussi... Ce n'est pas fréquent. Par exemple, J (Jermaine Hurley, rappeur de Hacktivist) n'écoutait jamais la musique qu'on jouait, il n'y avait jamais jeté une oreille. Mais ça s'est fait naturellement et maintenant il n'imagine plus faire autre chose. Il y a vraiment eu une connexion qui s'est faite, et qui ne se ferait peut-être pas si un groupe décidait, d'un coup, de faire participer un chanteur de grime à ses compos metal.


Vous-mêmes, êtes-vous fans de grime, hip-hop, rap?

Ouais, on est de gros fans de cette musique là. Mais aussi de jazz, de metal, on écoute de tout dans le tour-bus.

Josh : Récemment, on écoutait beaucoup de D'angelo, un artiste de néosoul, c'est génial.

Pour nos lecteurs plutôt fans de metal, de hardcore et de metal extrême, qu'est-ce que vous conseilleriez comme artistes ou albums pour s'ouvrir au rap et au hip-hop?

Dope D.O.D, clairement. Ils ont des influences metal, même si c'est aussi assez électronique...

Tim : C'est difficile, vraiment... parce que je n'ai pas envie de conseiller aux gens quelque chose qu'ils risquent de ne pas aimer (rires). (vers Josh) Qui est ce mec, encore qui a fait une chanson avec Corey Taylor ?

Josh : Avec Corey Taylor ??

Tim : Oui... Tech 9ne, voilà !

Josh : Sinon, si je devais conseiller un album introductif au hip-hop, un classique, c'est The Chronic 2001 de Dr Dre. Incontournable.

Tim : Oui, c'est « the » album. Mais de toute façon, je crois que les gens deviennent de plus en plus ouverts d'esprits au niveau musical. A une certaine époque, c'était un peu plus cloisonné, du genre « oh, celui-là porte un slim, il aime la musique émo », « ce gars fume de la weed, il aime le hip-hop »... J'aime à penser que maintenant, avec des groupes comme nous, comme Enter Shikari, ça disparaît peu à peu.

Tu penses que les murs sont plus fins aujourd'hui entre les genres ?

Je pense même que les murs vont finir par être détruits, si ils ne l'ont pas déjà été. Et j'espère qu'on y contribue ! Même si au début, beaucoup de gens étaient mécontents de notre présence, de notre existence, même.

Et vous vivrez encore ça dans le futur : encore aujourd'hui, la présence en tête d'affiche d'un groupe comme Limp Bizkit au Graspop, par exemple, en fait toujours hurler plus d'un.

C'est la meilleure chose qui soit en musique !

Josh : Provoquer.

Tim : Voilà, provoquer. Que des gens soient furieux, ça ne veut pas dire que c'est mauvais. Ca amène des émotions, c'est le but. On me dit rarement « oh, ouais, votre musique, ça va, ça passe, ça ne me fait ni chaud ni froid ».

Josh : A nos débuts, surtout, c'était très polarisé. On adorait ou on détestait notre musique. Et c'est mieux comme ça, c'est génial que des gens ressentent des choses aussi fortes.

Tim : Parfois ça dégénère, ils traitent la mère des autres, tout ça (rires) et c'est un peu pathétique que ça en arrive à ce point, mais d'un côté, c'est mieux quand les gens ressentent quelque chose !
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16
AUTEUR : Florent
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on é...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Agai...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...

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