Interview

BALBOA

10 ans de beatdown


Mercredi 10 octobre 2018

Balboa
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. Un groupe sans concession ni compromis, résolument axé beatdown sauce beatdown. Qui au cours des 10 dernières années a parcouru les scènes européennes, avide de sensations brutes et de provocations. Balboa
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, ou la manière d'allier jusqu'à aujourd'hui mauvais genre et bon esprit. On a profité de l'anniversaire du groupe et de la fête qu'ils préparent à cet effet pour s'incruster à une de leur répètes et faire le bilan sur les dix années passées... et celles à venir.


NDLR : On parle à plusieurs reprises dans cette interview de la soirée en l'honneur des 10 ans du groupe. Vous trouverez toutes les infos ici : http://www.facebook.com/events/275338473054658/

Erik : Les gars, on se voit ce soir pour parler de tout ce qui va se passer autour des 10 ans du groupe puisque c'est dans seulement quelques jours ! En 10 ans, quels sont les faits marquants qui vous viennent directement en tête ?

Pascal : Je dirais que c'est tourner un peu partout, d'avoir la possibilité de voir des autres pays, des autres mentalités etc. On a quand même pas mal tourné dans beaucoup de pays : Finlande, Angleterre, Espagne…

Xa : Danemark, les pays de l'Est…

Pascal : Oui les pays de l'Est, la Bulgarie, la Serbie… pour moi ça a été le fait de pouvoir faire connaissance avec autant de personnes et de mentalités !



Erik : Et vous l'auriez cru ça, avec un style de musique tel que le vôtre ?

Pascal : Non on ne l'aurait jamais imaginé ! Quand on avait commencé, du temps de Des Mafios, on avait juste des concerts ici dans le coin, le plus loin je pense que c'était… Liège (rires) et quand on a commencé avec Balboa
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, le premier concert c'était aussi à Liège et le deuxième c'était directement dans le fin fond de l'Allemagne de l'Est. On a directement pris de l'élan rapidement mais on n'aurait jamais imaginé jouer dans des pays dans lesquels on n'aurait même pas pensé aller en vacances. Et on n'aurait jamais imaginé tourner autant que les deux dernières années !

Xa : C'est vrai qu'on ne l'aurait pas imaginé mais c'est pas si compliqué du tout de le faire !

Pascal : Non, du tout !

Xa : Même si t'es un petit groupe et que tu fais même de la musique de merde (rires) c'est facile car les gens cherchent toujours. C'est vrai que nous maintenant, quand on joue on ne joue plus en premiers mais peu importe le niveau c'est pas si compliqué au final.

Pascal : En fait il faut juste avoir des bons contacts et vu que ça fait quand même un sacré temps qu'on joue, les contacts sont là ! Par exemple pour le petit week-end Serbie - Bulgarie - Grèce, le seul concert qu'on nous a proposés c'était en Grèce, les deux autres concerts on les a trouvés nous-mêmes grâce à nos contacts. On a demandé, on nous a répondu ''Oui avec plaisir'' et voilà. On ne gagne pas vraiment d'argent avec ça mais on ne perd rien non plus. Au début on avait quand même mis un peu de notre caisse dans les concerts car on voulait aller le plus loin possible mais maintenant on ne paie rien et c'est le merch qui fait des bénéfs. On fait ça pour le fun !

Erik : Je vois, Pascal et David, votre casquette et Pascal ton sweat, au nom SOSF qui est le crew dont vous faites partie. En quoi consiste ce genre de crew, comment ça fonctionne ?

Pascal : En fait ce crew est mondial. Il a été créé aux Etats-Unis, en Ohio. Il en existe plusieurs chapitres aux Etats-Unis ainsi qu'en Allemagne, en Espagne, en Finlande, en Belgique, en Suisse…

Xa : Au Japon aussi !

Pascal : Oui au Japon aussi en effet. Ce crew existe pour maintenir la scène vivante. Cela consiste à organiser des concerts, des tournées, et pour le dire simplement c'est juste pour garder le hardcore en vie.

Xa : En gros ça fonctionne un peu comme une grosse ASBL. Le principe de base c'est que tous les membres paient une cotisation tous les mois, cet argent-là va sur le compte du crew. Comme ça, quand on a des pertes en organisant un concert cela peut les combler. Donc quand on organise un concert on ne s'empêche pas de payer notre loyer le mois prochain si vraiment cela se passe mal. La plupart des gens du crew ont des groupes qui du coup peuvent partir en tournée grâce à SOSF. Mais le crew SOSF n'aide pas que les gens du crew, par exemple pour nos 10 ans on fait jouer Worst
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qui ne fait pas partie du crew…



Erik : Et au-delà de l'aspect financier que tu expliques, parce que je suppose que ce n'est pas qu'un fonds financier, il doit quand même y avoir une philosophie qui rassemble tous les groupes qui font partie du crew ? Quelque chose qui vous lie au niveau mentalité ou attitude ?

Pascal : Ce qui nous lie c'est le hardcore. C'est justement cette musique qui lie tout le monde.

Xa : C'est l'envie que les choses soient bien faites aussi. Quand on organise quelque chose que ce ne soit pas foireux, que les groupes soient bien accueillis, qu'ils aient vraiment ce qu'ils demandent et que tout soit vraiment bien organisé. Je pense que dans tout le crew c'est une envie que tout le monde a, autant pour les gens qui organisent que les gens qui viennent jouer.

Pascal : Je ne sais pas si toi tu as joué dans un groupe ?

Erik : Non, jamais…

Pascal : Il y a pas mal de concerts qui sont assez foireux, tu ne reçois rien à manger ni à boire, tu te fais traiter un peu comme de la merde malgré tous les déplacements que tu fais… et la philosophie du crew c'est que tout le monde passe un bon moment, que les groupes reçoivent à manger, à boire, avec un bel endroit pour dormir après le concert et que tout soit vraiment bien organisé de A à Z. Chacun a son petit devoir, que ce soit monter la scène, cuisiner, s'occuper de l'endroit dans lequel le groupe passera la nuit… c'est vraiment une mentalité qui veut que tout le monde soit le bienvenu et passe un bon moment.

Erik : Et en général, les crews sont plutôt rassemblés au niveau géographique comme le LGHC qui est basé sur Liège. Pourquoi avoir plutôt intégré ce genre de crew international plutôt qu'un crew local ?

Pascal : En fait ça s'est fait comme ça ! On a été invités à jouer en Suisse, et c'était organisé par le crew vu qu'on connaît les gens du SOSF depuis des années, les groupes Reduction ou In Blood We Trust par exemple. Ils ne veulent pas avoir n'importe qui dans le crew, ils veulent avoir des gens qu'ils connaissent déjà depuis des années, genre ''c'est des bons gars à qui on peut se fier''. Ils nous ont demandé si ça nous intéressait, ils nous ont expliqué comment ça se passait, à quoi ça sert… donc on en a discuté ensemble, on s'est dits que c'était une bonne chose pour nous ainsi que pour le crew donc ça s'est mis comme ça !

Erik : Donc le SOSF est vraiment centralisé autour du hardcore beatdown, et cette scène peut avoir une image un peu fermée sur elle-même… c'est quelque chose que vous avez tendance à cultiver, le fait que les groupes ne se mélangent pas vraiment à des groupes d'autres styles ?

Xa : Je pense que ça le reste car le gros problème pour beaucoup de monde qui ne connaissent pas le style… c'est la danse. Du coup c'est pour ça que ça reste vraiment fermé entre nous et qu'on ne se mélange pas dans les festivals, parce que les gens qui viennent nous voir… oui ils se tapent dessus donc ça peut créer des problèmes quand c'est avec des gens qui ne connaissent pas ça. Donc oui ça reste fermé mais c'est pas forcément voulu ! Si quelqu'un vient et veut découvrir et que ça se passe bien il n'y a pas de souci mais c'est vraiment le seul point qui explique ça. Ça fait toujours peur quand on ne connait pas (rires).

Erik : Et tu parlais de cette fameuse danse, ça me fait penser à une vidéo que j'avais vue passer il y a quelques mois…

Pascal : Ah cette vidéo oui… (rires)

Erik : … et je l'avais partagée avec notre page Facebook et ça avait créé pas mal de réactions assez virulentes (rires), les gens avaient vraiment des réactions très vives par rapport à ça, sans aller au concert, juste en voyant la vidéo on sentait beaucoup d'émotions… vous êtes habitués à ce genre de réactions ?

Pascal : Oui tout-à-fait ! Tu as sûrement pu voir les commentaires que j'avais écrits, parce que certaines personnes voyaient ça directement dans le plan négatif, disant qu'on est des gros tarés etc. Mais au contraire, on a super bon avec ça, les gens se tapent parfois royalement dans la figure mais tout reste dans la bonne ambiance… bon tu peux toujours avoir une petite bagarre ou l'autre, comme à un concert hip-hop, tu sautes, tu bouscules un type et lui renverse sa bière, c'est du pareil au même ! Donc oui, les gens se tapent sur la gueule et si quelqu'un est au sol…

Xa : Tout le monde s'arrête et le relève !

Pascal : Maintenant dans la vidéo dont tu parlais, la fille qui a reçu un gros coup de pied dans la figure et est tombée comme un sac de pommes de terre, on ne ne le voit pas sur la vidéo mais après tout le monde est allé trouver la fille voir si elle allait bien et elle allait super bien ! En fait elle n'a pas reçu le coup dans le visage mais ici (montrant son épaule). Donc oui elle est tombée et est directement sortie mais cette fille-là revient sur chaque concert.

Xa : Mais ce concert-là, l'endroit fait que si tu étais dans la pièce, tu savais que tu allais te faire taper (rires). Honnêtement nous on a même pas été voir les autres groupes, j'ai été juste une fois pour voir la disposition juste avant qu'on ne joue. Je suis rentré, je me suis mis sur le côté, je me suis fait tabasser (rires). Vraiment hein ! Moi je ne vais jamais dans le public quand c'est là-bas, ils sont vraiment complètement tarés.



Erik : C'était où ce concert, en Allemagne de l'Est c'est ça ?

Pascal : Oui en Allemagne de l'Est à Zwickau. C'était la deuxième ou troisième fois que nous avons joué là et ce sont des gens qui sont vraiment… motivés. Mais les groupes sont également super motivés pour y jouer ! Même quand le tout premier groupe fait le soundcheck, les gens commencent déjà à se taper dessus. Et comme Xa le disait, quand tu vas dans des concerts comme ça tu sais exactement ce qu'il se passe, si t'as pas envie de ramasser tu vas au troisième ou quatrième rang, et ceux qui se mettent au premier rang savent ce qu'il peut arriver. Et assez souvent quand on va jouer, des filles ou des gars demandent s'ils peuvent se mettre sur scène et là évidemment aucun souci. On n'est pas non plus pour que les gens se fassent du mal sans le vouloir…

Xa : Mais ceux qui veulent, ils peuvent !

(rires)

Erik : Mais c'est vrai que j'avais vu dans les réactions par rapport à la vidéo, que les gens qui condamnaient ce comportent violent étaient hyper violents dans leur propos, du genre ''Enculé je lui pète sa gueule, il fait ça devant moi je le défonce'', et que toi au final tu réagissais de manière presque pacifiste à ménager tout le monde donc c'était super contrastant par rapport à ce qu'on voyait sur la vidéo… c'est qu'au final comme tu le disais, cela semble plein de respect… même si c'est dur à croire (rires)

Pascal : Tout-à-fait ! Et même pendant le concert, comme je suis le chanteur je peux encourager les gens à se taper encore plus dessus. Tout reste dans les normes, c'est pas comme si quelqu'un allait tout droit sur quelqu'un d'autres et le défonçait. C'est juste que tous les premiers et deuxièmes rangs ramassent, et le reste vont quelques rangs plus loin.



Erik : Quand tu le sais…

(rires)

Pascal : C'est comme je disais, on a déjà aussi joué dans d'autres concerts en Allemagne de l'Est, des gars sont venus nous trouver en disant ''Ecoute ma copine c'est la première fois qu'elle vient ici, elle veut absolument voir, elle aime bien ce genre de musique mais n'est jamais venue en concert'' donc pas de problème, elle peut venir sur scène et regarder d'ici. Puis cette salle est particulière parce qu'elle est minuscule et qu'il n'y a pas moyen de se cacher quelque part. Donc soit tu viens sur scène, soit…

Xa : Il n'y avait pas vraiment de première ou deuxième ligne en fait, juste une grosse première ligne tout autour !

(rires)

Erik : Le groupe se revendique aussi de Eupen puisque vous précisez toujours le ''4700'' à côté du nom du groupe, et cette ville est très proche de la frontière entre la Belgique et l'Allemagne. De quelle scène vous sentez-vous le proches au final ?

Pascal : Moi je dis qu'à 100% on est belges, on reste belges, mais clairement au niveau concerts on a beaucoup plus de demandes en Allemagne. Parce que l'Allemagne a beaucoup plus de bons concerts… bon pas partout évidemment, dans le sud de l'Allemagne par exemple c'est assez mort. C'est surtout l'Est de l'Allemagne, le Ruhrpott donc tout ce qui est Duisbourg, Essen, Bochum etc. Mais la Belgique a aussi une très bonne réputation. Tous les groupes américains, anglais, ils veulent jouer en Allemagne, en Belgique, le reste à la limite ils s'en foutent.

Xa : Mais l'Allemagne est quand même beaucoup plus beatdown que hardcore tendance Arkangel
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ou des trucs comme ça. La Belgique a une grosse scène de groupes de ce style et l'Allemagne est vraiment fort beatdown donc on a quand même plus tendance à jouer en Allemagne quand même.



Erik : Tiens, sur les dix ans d'existence du groupe, on a quand même vu défiler quelques bassistes puis l'arrivée de Quentin à la batterie l'an dernier. Comment Balboa a pu garder son identité avec de tels changements de line-up ?

Xa : Oh, ça a quand même pris beaucoup d'années entre chaque changement… Je suis quand même arrivé à la basse il y a longtemps, super longtemps même ! Six ans je dirais !

Pascal : En fait, on a vraiment voulu garder l'esprit beatdown de départ et perso, c'est le genre que je préfère, j'écoute ça à la maison aussi. Mais c'est vrai que les changements ça a été surtout la basse. Et Xa, dis-moi si je me trompe mais la basse ne change pas vraiment beaucoup le style…

Xa : Non, je suis tout-à-fait d'accord !

Pascal : Quand on change la batterie ça peut faire beaucoup, le chant et la guitare aussi. Les instruments plus en avant son toujours restés les mêmes, sauf l'arrivée de Quentin l'an dernier du coup.

Erik : En 2012 vous avez rejoint Goodlife Recordings . Quelque part c'était un peu une évolution de sortir sur un label avec autant d'ancienneté et d'expérience. Qu'est-ce que ça vous a réellement amené en tant que groupe ?

Pascal : On aurait cru que cela aurait été une évolution pour nous, mais ce n'a pas du tout été le cas. Dans le temps, il y a très longtemps même, Goodlife Recordings et Trustkill éventuellement, c'était vraiment les gros labels au point de vue mondial. Maintenant, Goodlife…

Xa : …ce n'est plus rien du tout ! Il a fait des plans de merde à tous les groupes, à chaque fois qu'on en parle, c'est genre ''Ah ouais, et j'imagine qu'il a fait ça Edward, ah et il a fait ça aussi, comme avec nous'', et ce avec n'importe quel groupe !

Pascal : Dans le temps quand Nasty
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avait rejoint Goodlife, c'était déjà en chute. Et ce type est foireux. Il essaie d'arnaquer les groupes et il a fait ça avec tout le monde. Goodlife ne peut plus vendre ses bazars à l'Ieperfest depuis pas mal d'années. Il a tout fait pour détruire des groupes et c'est malheureux car il devrait faire exactement le contraire !

Xa : En plus c'est tout bénéfice pour lui si les groupes sont bien et que tout va bien ! Si tout se passe bien ça vend et tout le monde est content.

Pascal : Donc on croyait que ce serait un grand pas en avant pour nous, mais que du contraire. On a sorti les deux CD qu'on devait sortir chez lui, puis on est vite retournés sur notre ancien label.

Xa : Qui, au final, est plus gros que Goodlife au niveau beatdown.



Erik : Et justement, ce dernier album il est sorti il y a combien de temps au final ?

Xa : On peut pas le dire, ça !

(rires)

Erik : Ah, je l'ai noté hein…

Pascal : 3 ans, 4 ans ?

Erik : Janvier 2015, c'est possible ?

Xa : Oh 3 ans, ça va !

Erik : Hey, janvier hein, on est en octobre !

(rires)

Pascal : Oui c'est depuis beaucoup trop longtemps ! En fait il y a une très bonne explication à tout ça ! Les deux premières années on venait de sortir l'album et on en a bien profité, et les deux dernières années on a tourné énormément, vraiment. En semaine tu n'arrives plus vraiment à faire des nouveaux morceaux parce que tu veux garder tes morceaux bien en tête pour bien assurer sur scène, donc en semaine on répétait seulement le set qu'on allait jouer.

Xa : En fait avec l'ancien batteur Oli, on avait presque tout un album. Mais quand Quentin est arrivé, on a voulu recommencer un truc nouveau car leur style de batterie est complètement différent et on voulait qu'il se sente à l'aise dans les morceaux… donc tant qu'à faire autant bosser sur un tout nouveau set.

Pascal : En plus, on avait déjà des dates d'enregistrement prévues donc il fallait vraiment s'y mettre si on voulait que ça fonctionne. Il a commencé un mois avant qu'on ait une petite tournée en Angleterre, donc on a répété répété répété. Son premier concert avec nous c'était pour les 20 ans de Surge Of Fury
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, le lendemain et le surlendemain en Angleterre. Donc c'était hard mais il a assuré. Donc tout ça a forcément ralenti le rythme donc sur les deux dernières années on a pas su faire grand chose. Mais maintenant on va avoir les 10 ans de Balboa…



Xa (revenant sur ce qu'on disait plus tôt) : ça fait plus de 6 ans que je suis dans Balboa
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! Puisque j'ai fait les deux derniers CD…

Pascal : 7 peut-être ?

Erik : D'après mes notes, le dernier en 2015 (ndlr : Sabotage) et celui d'avant en 2012 (ndlr : Unbreakable).

Pascal : Mais maintenant, le plan c'est qu'on va jouer les 10 ans de Balboa
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, le week-end d'après-midi on aura notre dernier concert pour cette année en Flandre, ensuite on va s'arrêter pour peut-être une petite année ou un peu plus car on va bosser sur des nouveaux morceaux, enregistrer un nouveau CD, et moi fin du mois prochain je vais être papa…

Erik : Oh félicitations !

Pascal : Merci ! Donc forcément ça va diminuer un peu au niveau concerts.

Erik : Tant que vous profitez de ce temps pour bosser sur des nouveaux morceaux tout va bien !

Pascal : Parce que récemment on a vraiment beaucoup joué.

Erik : Vous preniez tout en fait ?

Pascal : Ah non même pas, on a même dû en refuser parce que c'était vraiment trop. Si on avait joué chaque concert qu'on nous demandait on aurait joué 10/12 concerts par mois. On a des boulots, de la famille, des copines. On ne veut pas en faire autant que Nasty par exemple !

Xa : On a eu la possibilité de faire la tournée avec eux il y a deux ans…

Pascal : 30 jours de concerts avec eux, pour les Etats-Unis et plein d'autres… c'est un choix à faire, c'est bien beau de tourner autant maintenant mais d'ici 10 ans on fait quoi ?

Xa : On voit plus ça comme une passion que comme un moyen de gagner de l'argent. Même si on pourrait sans doute… à court terme.

Erik : Pour en revenir à ce qu'on disait en tout début de discussion, dans quelques jours c'est le concert de vos 10 ans. Qu'est-ce que vous attendez finalement de ce concert ?

Pascal : Perso, je m'attends à y voir beaucoup de potes. Comme un vrai anniversaire en fait ! Voir toutes les têtes qu'on voit déjà depuis 10/15 ans, avoir une putain de soirée, une ambiance de fou, bien picoler avec les potes… une putain de soirée quoi ! Et les groupes qui vont jouer c'est vraiment tous des potes.

Erik : Et vous les gars, en un mot, qu'est-ce que vous attendez ?

David : Une bonne fête !

Quentin : La teuf !

Xa : La fête ouais.

Erik : En tout cas merci pour cette discussion !

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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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