
Depuis que vous avez mis à mort la chèvre, SMA n’arrête pas de recevoir des appels de défenseurs de la cause animale qui nous reproche de vous avoir soutenu. Peux-tu les calmer en expliquant pourquoi vous avez décidé de stopper l’aventure Kiss the Goat ?
J-F : Simplement pour des raisons personnelles, il était devenu difficile de gérer les agendas de chacun afin d’organiser les répétitions sur le long terme.
Lorsque nous avons eu l’opportunité de discuter lors du premier concert post-confinement en septembre à l’occasion du MeTaL miniFEST à Liège, tu étais dans un état d’esprit positif à propos de l’avenir de votre groupe. Comment expliquer un revirement de situation si soudain ?
J-F : Même si cela planait depuis quelques semaines, nous pensions pouvoir trouver une solution...Hélas, ce ne fût pas le cas.
Quel(s) souvenir(s) marquant(s), positif(s) et négatif(s), garderas-tu de Kiss the Goat ?
J-F : Les évênements positifs seraient d’avoir partager la scène avec d’excellents groupes comme Phantom Winter,, Hemelbestormer, Vesperine, Lethvm ou encore l’enregistrement des mcds. Pour le négatif, rien de bien marquant.
Le vénérable et vénéré Fred de Shoot me Again avait pointé dans sa chronique consacrée à votre EP Insalubrious (2020) un aspect monolithique qui contribue à instaurer une impression de désolation. Vous n’étiez pas le genre de formation qu’on s’approprie rapidement entre deux bières. Penses-tu que le public actuel, habitué à obtenir une satisfaction immédiate de ses besoins, est encore disposé à s’investir afin de découvrir ce que peut offrir des groupes comme Kiss the Goat ?
J-F : Il y aura toujours de vrais passionnés qui chercheront à découvrir et soutenir ce genre de formations, prendre le temps d’écouter et non de zapper. Quel que soit le style, soutenir les petites associations, les petits labels est ce qu’il y a de mieux à faire pour faire vivre la scène « UG ».
Nous l’avons déjà évoqué, tu as fait partie de nombreux groupes. Niels du groupe de death metal belge Malfested, qui a débuté cette année, nous a expliqué il y a quelques semaines qu’il trouvait que ça devenait de plus en plus difficile de trouver des musiciens dévoués. Au fil des années, as-tu observé une baisse d’investissement de la part des membres des groupes naissants ? Si oui, comment l’expliquer ?
J-F : Oui, je partage cette analyse. Trouver les personnes motivées avec les mêmes idées et goûts musicaux -etc.- a toujours été compliqué. Au début d’une formation, l’engouement est à son paroxysme, ensuite celui-ci s’estompe plus ou moins vite dans la plupart des cas.
Au risque de te brusquer, as-tu d’autres projets musicaux en vue dans les mois à venir ?
J-F : Personnellement, pour le moment , je compose quelques riffs/morceaux aux sonorités « post-punk/new-wave » , je ne sais pas encore si j’en ferai quelque chose un jour.
Pour terminer, je te propose d’enfiler ton costume de Madame Irma et d’identifier une ou plusieurs formations à suivre dans les années à venir. Qui devons-nous suivre et pourquoi ?
J-F : J’ai découvert récemment Novarupta, un groupe Suèdois, le dernier album tourne en boucle. J’aime bcp ce genre de « post-metal », varié et profond.
Il y a également Emptiness dont j’attends avec impatience la sortie du nouvel album. L’univers de ce groupe est tellement à part, son évolution l’est tout autant.
On oublie pas Manes, un groupe à part aussi qu’il faut absolument écouter.
Kiss the Goat
Phantom Winter
Vesperine
Novarupta
Manes