Interview

MR. FARTFACE

Vendredi 29 avril 2022



Le 1er avril 2022, Mr Fartface
Mr Fartface


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faisait la release party de leur single Let it Skate que vous pourrez découvrir ci dessous :



Pour l’occasion, j’ai eu la chance d’interviewer trois membres du groupe avant d’assister à leur concert chez SuperFourchette. En voici un résumé.


Hello ! Pouvez-vous présenter le projet et les membres du groupe ?

Maxime: Nous sommes donc Mr Fartface
Mr Fartface


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, un groupe de punk basé à Bruxelles. Personne n’est bruxellois mais on habite à Bruxelles.
Moi c’est Maxime Drumont, je fais de la batterie, des percussions et des congas.

Thibault : Moi c’est Thibault, je suis à la guitare (rythmique) et au chant.

Martin : Moi c’est Martin, je suis le jeunot du groupe, et je fais la guitare rythmique, les backing vocaux, et je suis une pièce rapportée.
Et il y a aussi Cédric, le bassiste qui est absent pour le moment.


Let it Skate est une sorte de revival des années 2000, dans la verve et la pêche que cette chanson nous offre, ce qui m'amène à vous demander : quelles sont vos inspirations, l’intention du nouvel album, ce que vous avez voulu raconter ?

Thibault : Je pense qu’il est important de signaler que Let It Skate n’est pas représentatif de l’EP qui va sortir.
Let It Skate a été enregistré avant l’EP, qui sera composé de 5 chansons en plus. C’est plus un délire pour se remémorer l’époque punk skate des années 2000

Maxime : Let it Skate est une chanson qui a surgit pendant le confinement, personnellement j’ai vu mon frère qui n’allait pas bien et qui était sur la console tout le temps et qui a, avec ses potes, redécouvert la vie à travers le skate. Ils sont tous devenus passionnés, à tel point de revendiquer Tony Hawk à travers leur habits, la musique qu’ils écoutent et tout. Cela m’a marqué. et il me fallait une chanson pour illustrer cela.
Il y a donc effectivement des influences 2000 etc. mais on voulait apporter une touche moderne, et c’est ce qu’on à fait en s’inspirant de groupes comme Turnstile
Turnstile


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qui est un gros groupe qui nous a tous choqués depuis jeunes. Nous avons voulu faire un hommage à ça tout en gardant une touche moderne

Thibault : Nous avons toujours eu envie de faire un clip avec cette chanson, depuis le début, on était partis sur une idée de faire un truc avec le skate, on s’était dit qu’il allait être clippé d’office, donc le visuel de la chanson est aussi très important. C’est pour ça qu’on a appelé Tony Hawk, le vrai de vrai.


Vous dites que Let It Skate ne ressemble pas au reste de l’EP, à quoi donc ressemblera t-il ?

Thibault : Oui, nous n’avons pas envie d’être catégorisé comme un groupe skate punk, ce n’est pas forcément notre style. Nous écoutons du punk un peu plus alternatif, plus moderne, de ce qui sort actuellement. Comme Turnstile. Nous nous sommes inspirés de beaucoup de choses et nous avons sorti un album qui a été très rapide. Il y a moins de chansons mais nous avons essayé de sortir de notre zone de confort à tel point qu’on a essayé des trucs pour lesquels on s’est dit qu’on allait peut-être trop loin mais on voulait sortir un truc frais qui pourrait faire plaisir aux plus jeunes comme au plus vieux habitués de la scène punk rock, qui sont habitués aux sons de Blink 182
Blink 182


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, Sum 41
Sum 41


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etc.

Vous dites que vous pensiez être allés trop loin parfois, dans quel sens ?

Maxime : On a fait du synthé hein (rires), on voulait juste ajouter des instruments qui ne sont pas forcément là dans les codes du punk. On veut pas être un cover band, on est très contents de notre premier album mais on ne veut pas se cantonner mais plutôt se créer une identité. Par rapport au premier album, où c’était du bourrinage, un rouleau compresseur, ce qui nous correspondait bien à l’époque, là on essaye de faire quelque chose qui bourrine encore mais où il y a des passage plus lents, plus planants, donc il y a eu une autre vibe avec le nouvel EP.

Martin : Je pense qu’on se challenge aussi à devenir de meilleurs musiciens. Meilleurs pour tout, même pour l’image qu'on véhicule, par exemple dans les photos qu’on poste on essaye de ne pas faire trop cliché punk. On adore être en rose, on adore la pop.

Oui, vous essayez de casser les clichés du punk rock un peu trop viriliste sur les bords ? Par exemple, pour la chanson Lick a Dick a Day, il y a peut-être beaucoup d’auto-dérision et une manière peut-être, cela reste mon interprétation, de combattre une homophobie latente sur la scène ?

Ils acquiescent tous.

Maxime : On a pas envie d’être des défenseurs de tout mais on veut avant tout prôner une liberté, une fête, que la vie est très fun. Apporter un vent de liberté, ne pas se mettre dans une case, mais juste défendre les bonnes choses.



Avez-vous une méthode pour composer ?

Maxime : Au début c’était Thibaut qui composait et moi j'accompagnais à la batterie et on se disait “On va peut-être couper là, on va peut-être couper là” maintenant on a un peu changé ; chacun ramène une petite idée, un riff par exemple et chacun a la liberté de faire ce qu’il veut. Ce qu’on cherche c’est aller un peu plus loin. Maintenant on fait des breakdown alors qu’avant on le faisait jamais. Avant on ne pensait pas à faire durer les morceaux avec des plages psychés par exemple mais là justement on essaye de sortir de notre zone de confort

Thibault : Je pense que c’est aussi par rapport au fait qu’on a beaucoup joué en live les mêmes morceaux et en fait finalement on a envie de garder une bonne énergie en live et en même temps on a envie d’un truc frais car on joue les mêmes morceaux depuis un petit bout de temps.

Martin : Niveau composition aussi on change de manière de faire ; on arrive avec un ou deux riffs, une sorte de structure, on les joue entre nous et on laisse la chanson vivre entre nous.

Thibault : Ca donne mieux, c’est plus honnête que lorsque quelqu’un arrive avec une idée toute faite.

Martin : Oui voilà, et on peut y mettre les influences de chacun car même si on écoute la même musique , on veut que chacun puisse avoir la liberté de mettre sa patte. On discute aussi, c'est-à-dire que si on est pas d’accord on se dit les choses.

Thibault : On a beaucoup de débats sur la structure des chansons, car pour nos premières chansons, c’était souvent : couplet-refrain-couplet-refrain-refrain-break-refrain. C’est juste la formule que tout le monde fait et on essaye de jouer avec la structure des chansons, ce qui n’est pas évident. La question que l’on se pose lorsqu’on tient quelque chose de bien, c’est de comment l’enchainer. C’est tout un défi pour l’EP

Maxime : C’était tout le travail de l’EP quoi, et on en est fier, avec l'EP on a eu envie d’avoir des chansons surprenantes, le but est de ne pas être saoulés en live et de jouer en mode robot.




Du coup c’est un peu l’intention et le message des prochains EP ? De montrer une évolution dans la manière de concevoir et d’approcher la musique

Martin : C’est ça, le prochain album c’est du lofi (rires)

Maxime : Oui et c’est aussi le paradoxe avec le nom Mr Fartface
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: on pourrait très bien être une blague mais on a pas envie de l’être. On aime bien faire la fête, on aime bien rigoler mais on veut avant tout faire de la bonne musique et la partager avec les bonnes personnes. Le défi est de trouver la limite avec la blague et la musique sérieuse

Thibault : C’est vrai qu’avec le nom Mr Fartface
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on a un peu une étiquette de blague . En fait ça vient d’une blague. A la base, le Mr Fartface
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c’était un peu à l’époque de Trump, où il y avait le monsieur, l’autorité mais sans crédibilité.

La question qui pique : Quand va-t-il sortir, ce fameux EP ?

Martin : On espère le plus tôt possible. En fait, comme avec le single, on va le sortir comme ça.
Le nouvel EP est là, à 95% prêt, on a plus rien à faire en tant que musiciens, on attend le mastering.
Il va sortir, personne ne s’y attendra, nous non plus et ça sera la petite surprise. On ne va pas trop promouvoir le truc. Il va sortir en pleine tournée.


Tournée qu’ils attendent puis bien longtemps, leur précédente ayant été annulée lorsque la période COVID nous a toustes frappé.e.s. Ils ont joué leur première date à Namur et ont dû déserter le tour-bus.
Mr Fartface
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est un groupe qui vit pour le live, ils disent avoir fait pratiquement plus de live que de répétitions. Ils assurent que le COVID les a endurcis, ils reprennent les routes avec plus de verve, avec résilience.

Et ça se voit.
Dans la petite salle tamisée de SuperFourchette, après un line-check rapide, ils commencent leur set avec la fameuse Lick a Dick a Day et enflamment le public. Malgré un petit problème technique et le son limité de la salle, l’énergie est là.
Le public danse, les décibels résonnent dans la Rue des Hirondelles.
Pendant presque 45 minutes, il enchaînent les chansons, les interactions avec le public, les surprises avec de nouveaux morceaux, nous gâtent avec Let it Skate.

Ils sont contents et nous le font comprendre, leur tournée s’ouvre avec bonne humeur et bons riffs endiablés. Un sentiment de satisfaction me remplit, c’est un parfait mélange avec le skate punk des années 2000 qui me rappelle mon adolescence et le punk moderne qui me fait headbanger et sourire.

Le concert se finit avec un slam amusant initié par les derniers survivants du concert, le tout dans la bonne humeur et le respect.

Mr Fartface
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jouera au Magasin 4 à Bruxelles, avec UK SUBS
UK SUBS


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et Charge 69
Charge 69


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, le 7 Mai 2022.

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AUTEUR : Reshma Goolamy
Française arrivée sur Bruxelles depuis 2015, Reshma écume la scène Doom/Drone/Sludge/Métal et Black Métal avec passion depuis plus d'une décén...
Française arrivée sur Bruxelles depuis 2015, Reshma écume la scène Doom/Drone/Sludge/Métal et Black Métal avec passion depuis plus d'une décénnie. Littéraire dans l'âme, elle use une plume immersive pour ses live-reports, pour une expérience amplifiée. Vous la croiserez souvent au Magasin 4, au Botanique, à l'AB et à tous les con...
Française arrivée sur Bruxelles depuis 2015, Reshma écume la scène Doom/Drone/Sludge/Métal et Black Métal avec passion depuis plus d'une décénnie. Littéraire dans l'âme, elle use une plume immersive pour ses live-reports, pour une expérience amplifiée. Vous la croiserez souvent au Magasin 4, au Botanique, à l'AB et à tous les concerts des scènes citées en Belgique. ...
Française arrivée sur Bruxelles depuis 2015, Reshma écume la scène Doom/Drone/Sludge/Métal et Black Métal avec passion depuis plus d'une décénnie. Littéraire dans l'âme, elle use une plume immersive pour ses live-reports, pour une expérience amplifiée. Vous la croiserez souvent au Magasin 4, au Botanique, à l'AB et à tous les concerts des scènes citées en Belgique. ...
Française arrivée sur Bruxelles depuis 2015, Reshma écume la scène Doom/Drone/Sludge/Métal et Black Métal avec passion depuis plus d'une décénnie. Littéraire dans l'âme, elle use une plume immersive pour ses live-reports, pour une expérience amplifiée. Vous la croiserez souvent au Magasin 4, au Botanique, à l'AB et à tous les concerts des scènes citées en Belgique. ...

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