Interview

GOODBYE HEROES

Jeudi 26 mai 2005

E : Goodbye Heroes bonjour, déjà vous avez l’air vachement jeunes, vous avez quel âge ? Vous faites quoi dans la vie, vous êtes aux études ?
G : Oui on fait encore tous nos études, moi je suis en supérieur, en première année, Thierry est en…
T : Bin moi je suis en rhéto, en sixième quoi…
B : Et moi en cinquième.
G : Voilà ! Donc moi j’ai 20 ans, Thierry c’est son anniversaire aujourd’hui, …
Bon anniversaire !
T : Aujourd’hui j’ai 19 ans !
B : Et moi j’en ai 18.

E : Un truc qui m’a un peu intrigué par rapport à votre groupe, c’est que vous avez fait votre premier concert mi-janvier, et depuis lors vous avez déjà fait pas mal de dates, donc par rapport à d’autres qui ont l’air de galérer pour trouver vous avez plutôt l’air de bien vous en tirer, de trouver pas de mal de dates et des petits plans à gauche à droite, donc comment vous vous arrangez ?
G : Bin déjà on s’arrange un peu comme on peut, on fait de la pub, sur internet, puis aussi on connaît quelques groupes de la région qui nous ont un peu aidés, comme les Glowing Beavers, c’est le groupe du frère de Thierry, puis de fil en aiguille on trouve de mieux en mieux…
E : Donc c’est à force de se pousser, de se proposer, que vous y arrivez…
B : Comme pour la Péniche (ndlr : leur premier concert à la Péniche Légia, à Liège), c’était à celui qui téléphonait le plus vite !
T : Pour la Péniche on a eu de la chance… En fait c’est surtout depuis la Péniche qu’on nous a proposé pas mal de trucs aussi… C’est là qu’on nous a vus quoi…
G : A partir du moment où on se fait voir, ça va plus vite.
E : Pour un premier concert, c’était réussi alors…
G : Oui, on était plutôt contents ! Et puis même, on savait pas trop ce qu’on faisait, on est arrivés comme ça et puis on a joué quoi ! Et je pense que ça s’est plutôt bien passé.
T : Et demain on fait un concert avec le Schalltot Collective, avec Complete (interruption, le temps que le serveur nous apporte nos boissons)…
G : Comme on disait avec Schalltot, évidemment ça nous fait plaisir d’aller jouer là, parce que tous les meilleurs concerts qu’on a vus dans la région c’était au Luxembourg, organisés par Schalltot, c’était beaucoup de la musique indépendante, hardcore, screamo, même des groupes de l’étranger qui viennent là, et voilà on a toujours été à beaucoup de concerts que le Schalltot organisait, on était déjà fans avant d’avoir le groupe…
T : Moi j’allais plus loin !
G : Ouais il allait voir des plus gros groupes…
T : En fait je savais même pas qu’il y avait Schalltot etc avant de les connaître…
E : Et t’allais où alors ?
T : Bin en fait…
B : Il allait avec le frère !
J : Au Muziek-o-Droom, à Kontich… ?
T : Ouais voilà.
G : Schalltot en fait on a joué avec eux une fois déjà, à Belvaux, où on s’était un peu incrustés dans un concert, parce qu’il manquait un groupe, vraiment à la dernière minute, à la dernière seconde. Et on était tout contents parce que c’était des groupes qu’on aimait vraiment beaucoup et ça nous plaît de rejouer là !
J : Ca vous fait découvrir tout un tas de groupes, des nouvelles influences…
G : Ouais voilà, déjà, le Schalltot surtout, ça m’a permis de découvrir pas mal de trucs, au début en fait j’écoutais Envy, Yage, des groupes que tout le monde connaît un peu, et ça permet de découvrir des groupe qu’il y a pas vraiment beaucoup de monde qui connaissent et qui valent vraiment le coup, c’est pour ça que Schalltot c’est vraiment bien.
J : Ce qui vous plaît dans ces groupes-là c’est uniquement la musique ou c’est au niveau aussi du message qu’il peut y avoir, l’attitude, la manière de travailler ? Je pense notamment à des groupes comme Yage, qui ont toujours travaillé seuls, à devoir monter leurs tournées seuls, à aller aux Etats-Unis, au Japon, à faire leur album…
G : Oui il y a ça aussi qui est intéressant, dans tous les petits groupes qui viennent comme ça, d’abord y a la musique, bon évidemment au début t’es toujours intéressé par la musique, puis au fur et à mesure tu commences à lire les paroles et à t’intéresser à la vie du groupe, et déjà les petits groupes indépendants comme ça sont beaucoup moins limités dans ce qu’ils peuvent dire ou ce qu’ils peuvent faire, et ils disent ce qu’ils pensent et ils sont pas influencés par autre chose que par ce qu’ils veulent entendre…
E : Il n’y a pas de compromis à faire…
G : Voilà.



F : Moi je considère Goodbye Heroes comme un groupe un peu en marge dans toute la scène belge, rock, metal, hardcore etc, je voudrais savoir ce que vous en pensez, et si justement vous avez des affinités musicales avec d’autres groupes belges…
G : Tu veux dire, niveau influences ou qui nous ressemblent au niveau musical ?
F : Oui pour l’entente musicale, un groupe avec qui vous partageriez l’affiche…
T : En Belgique euh je sais pas… Y a un groupe qui s’appelle Saved From Failure qui nous ressemble quand même pas mal…
G : Ouais mais ils sont pas Belges non plus…
B : Mais ils sont pas Belges, évidemment…
G : Soon ! Soon j’aime encore bien ! Voilà un groupe avec qui j’aimerais bien jouer aussi, même si je les ai jamais vus…
E : Et ils viennent de recommencer justement !
G : Ouais j’ai vu ça ! Death Before Disco ça m’intéresse aussi mais ça c’est plus euh… différent quoi !
J : Il n’y a pas vraiment de scène screamo non plus…
G : SL-27 c’était bien, j’ai bien aimé, je connais pas avant non plus…
E : Et à propos de Death Before Disco justement, qui joue vraiment un hardcore super clean, super propre, super carré, vous pensez quoi de ce style de scène par rapport à toute la scène un peu plus garage qui est en train de se développer à côté ?
T : C’est bien, c’est fort différent parce que Death Before Disco ils essaient de faire un truc carré et écoutable pour plus de personnes et je pense que d’autres groupes, ils veulent faire quelque chose de plus intimiste, qui révèle plus de leur personnalité pour faire passer des émotions… Je dis pas que Death Before Disco n’en fait pas passer, au contraire, mais… c’est bien différent quoi…
E : Mais j’ai l’impression justement que les compromis dont on parlait, que eux sont peut-être plus à même de faire des compromis pour plaire à plus de gens, c’est moins direct et spontané, très recherché et peut-être trop recherché…
T : Oui voilà… Mais en fait je ne sais pas si on fait vraiment la même chose, quand tu compares un groupe comme nous ou Gameness, par exemple, donc des groupes underground avec Death Before Disco, c’est vraiment pas pareil, déjà ils jouent pas sur la même scène, ils jouent pas pour le même public. La musique ça se rapproche un peu, mais Death Before Disco c’est vraiment… c’est plus pour les labels quoi. Tandis que les groupes plus underground etc., c’est plus difficile à découvrir évidemment parce qu’ils ont pas de label, mais c’est aussi moins accessible et euh… je sais plus où je voulais en venir… (rires)
G : Ouais en fait, Death Before Disco, serait plus comme des groupes genre Poison The Well, les gros groupes emo américains, ils jouent sur des grosses scènes, ils se montrent mais je sais pas… ça partage moins de trucs que les petits groupes que tu vas voir dans des salles genre La Zone ou des trucs comme ça. C’est vraiment pas pareil j’ai l’impression. Tu sais, c’est des groupes qu’on aime bien, tu sais, c’est des groupes qu’on adore aussi aller voir en concert et tout ça, mais ça n’a rien à voir j’ai l’impression…
E : Et ça ne vous plairait pas de faire ce style de machins-là qui attirent vraiment les grosses foules, qui attirent les jeunes, qui attirent les gens qui découvrent le hardcore ?
T : Pour le moment c’est un peu la bataille pour savoir vers quel genre on va plus se diriger parce que là on est un peu dans le flou, par rapport à la démo, on ne sait pas trop si on va plutôt se diriger vers le truc très clean
G : le screamo clean en fait ! (rires) On aime bien la musique mais c’est l’idée de se montrer et de rien partager avec le public comme ça, juste pour dire tu vois « on est là, on fait de la musique et puis après on s’en va »…
J : Ou alors quelque chose peut-être plus comme DefDump, qui fait quand même une musique assez barrée, chaotique, mais qui a quand même un côté très clean et très travaillé, mais qui a quand même une éthique derrière fort politique, fort liée à la scène underground, qui aime autant jouer sur une grosse scène que d’aller jouer la semaine d’après dans un Squat.
G : Enfin nous, quand on parle de se diriger plus vers une voie ou vers une autre, c’est vraiment musicalement… DefDump c’est un groupe qui se permet une certaine liberté sur scène aussi je trouve…
E : Une liberté ouais, mais en même temps c’est pas non plus hyper personnel dans le sens où pas mal de leurs gimmicks ont l’air d’être inspirées de groupes comme Dillinger etc…
F : Curlupanddie par exemple aussi…
E : Et c’est peut-être ça qui manque aussi à la scène européenne, c’est ce genre de groupes qui font un peu office de gros groupes,…
G : Ouais voilà, qui font le pont entre les petits groupes luxembourgeois et les gros groupes qui viennent d’ailleurs…
E : Et c’est peut-être un bon mix entre les deux justement !
G : En fait, c’est un peu avec DefDump qu’on découvre la scène luxembourgeoise… Et c’est tant mieux !
T : Mais pour en revenir à tout ce qu’on vient de dire, c’est aussi au groupe à choisir ses scènes, une fois qu’ils ont acquis une certaine notoriété ils peuvent se dire « non là on joue pas c’est trop petit » alors que DefDump ils acceptent tout, aussi bien les petites que les grandes scènes…
J : Ca évite d’avoir la star attitude !
G : Ils veulent pas juste faire des grosses scènes, ils se disent « on fait juste de la musique comme on l’entend, et si on veut nous proposer plus »… Ils peuvent pas jouer tous les jours sur des grandes scènes…
E : Les occasions ne se présentent pas tous les jours non plus…
G : Mais ils ont quand même l’occasion de temps en temps !
E : Donc autant en profiter, simplement…
G : Oui voilà.

J : Tant qu’on est sur les idées, des titres de la démo pourraient avoir des textes intéressants mais vous n’avez pas mis les textes avec… Pour quelle raison ? Vous ne vouliez pas qu’on lise vos textes personnels ou…
G : Non mais en fait sur les premières chansons on a pas énormément travaillé sur les textes, c’est surtout des idées par rapport à un sujet, mais les textes sont pas vraiment… des petits textes qu’on répète beaucoup beaucoup, qu’on se partage…
T : C’est pas des idées politiques, c’est un peu une observation comme ça de ce qu’on voit…

J : Et vous préfèreriez continuer à chanter en anglais, ou continuer en français, ou alors faire comme des groupes comme Gameness ou Yage font aussi, Gameness c’est en anglais et en français, Yage ils faisaient un peu en allemand, en anglais, parfois en français aussi, suivant les émotions comment c’est plus facile de le ressentir aussi… C’est peut-être plus facile dans sa langue d’origine, mais ça force à devoir écrire un texte qui soit correct.
E : Mais l’anglais a ça de facile aussi, que c’est facile de faire des phrases qui sonnent bien, qui pètent à la tronche et finalement qui veulent pas dire grand-chose…

F : Ouais c’est plus crédible !
G : Et pourtant récemment on a écrit une chanson en français, et si tu regardes en fait les textes de cette chanson-là et les autres textes qu’on a, en français y a genre 4/5 paragraphes, c’est vrai que c’est plus facile de s’exprimer dans sa langue maternelle !
B : Tu peux amener plus d’idée, plus de façons de les dire…
T : Avec plus de poésie aussi !
B : Voilà, et tu peux mieux expliquer ce que tu veux dire…
E : Et t’es pas limité dans les mots comme tu peux l’être dans une autre langue, même si ça sonne mieux t’as pas toujours les bonnes expressions !
G : Mais en fait au début on chantait en anglais, parce que tu vois quand tu chantes des chants sans crier, en français ça choque beaucoup plus alors que l’anglais ça coule mieux parce que bon l’anglais…
E : Bin c’est mélodieux et puis bon c’est l’habitude on entend quasiment que ça toute la journée…
J : Et il y a une bonne rythmique aussi pour le chant
G : Voilà ! En même temps on aime bien faire des chansons en français, mais on est plus à l’aise pour les jouer en anglais… Donc je pense qu’on va faire encore un peu les deux…
T : En français souvent les groupes se donnent un petit accent, par exemple on peut voir les groupes de la scène frenchcore ils prennent tous un accentE : Non mais c’est l’accent français, c’est normal ça !
F : (le français de service) : Oh s’il vous plaît oh !
(rires)
J : Ouais faut faire gaffe, y a un français parmi nous là…
T : Mais c’est vrai que quand on chante en français on prend vite un accent différent, et je vois pas trop la logique quoi…
F : Et ça vous plairait pas de tenter un peu l’espagnol un peu comme le groupe avec qui vous avez partagé l’affiche ?
Eux : Non mais on parle pas l’espagnol (rires)
J : Ou chanter en luxembourgeois ?
G : On parle pas luxembourgeois non plus ! (rires) Mais en fait je sais même pas s’il y a beaucoup de groupes luxembourgeois qui chantent en luxembourgeois non plus… Ils chantent en allemand, français, anglais…
J : C’est comme si un groupe belge chantait en wallon quoi !
E : Ca existe, y a William Dunker ! Mais bon c’est un autre contexte aussi alors c’est pas la même chose ! Mais on pourrait faire ça, un concert avec Goodbye Heroes et William Dunker…
G : C’est quoi ça William Dunker ?
E : C’est un type qui vient de Charleroi je crois, et qui fait toutes ses chansons en wallon…
J : Une espèce de blues-rock là… Ce sera Goodbye William ! (rires)
G : Ou un split-CD… (rires)
J : Et à propos de CD vous avez déjà des plans pour le futur, après une démo…
B : En fait on pensait soit faire un album soit faire un split, mais on va plutôt essayer de trouver un split mais c’est prévu avec Saved From Failure, parce qu’avec ce groupe on s’entend super bien avec les mecs, on adore chacun sa musique ! Mais ce sera vraiment autre chose que la démo qu’on avait, ce serait une impression avec une pochette et tout…
T : Presser le CD et essayer de le sortir vraiment sur un petit label…
B : Et avec une tournée à la clef !
G : En fait au début on avait eu une idée de faire un split avec genre 5 groupes, avec quelque chose comme 2 chansons chacun, pour faire découvrir un peu tous les groupes, et dedans y avait nous, il y avait Saved From Failure aussi et finalement on s’est dit que ce serait peut-être mieux de faire un split juste avec eux…
T : Il vaut mieux faire un split avec 2 groupes plutôt que faire une sorte de mini-compilation comme ça…
E : C’est vrai que tu risques de te perdre dans la masse comme ça, avec trop de groupes ça fait plus compil qu’autre chose, et faut vraiment se démarquer par rapport à ça…
G : Mais en fait déjà les autres groupes c’est des groupes de la région aussi, et c’était assez éclectique quand même… Et on a abandonné l’idée.
J : Et l’avantage de faire un CD, ça va peut-être pouvoir vous permettre de laisser maturer un peu le groupe, et de trouver une direction avant de composer un album complet aussi…
G : C’est ça aussi, parce qu’on a le concert demain à Belvaux, et puis après on a plus de dates quoi… Donc ce qu’on va faire pendant les vacances on va faire une pause, on va essayer de trouver un deuxième guitariste, et de composer plein de nouveaux morceaux pour avoir un nouveau set à la rentrée quoi…
E (à Fabrice) : Intéressé ?
F : (rires) ah… euh…
G : On cherche pour l’instant, on cherche un guitariste dans la région d’Arlon…
T : Un album, je pense qu’on est pas encore prêts pour ça, on est pas encore assez mûrs…
G : Ca fait genre 6 mois qu’on joue, donc on va pas déjà commencer à enregistrer un album même si on compose on compose !
E : C’est vrai que je pense qu’il faut d’abord laisser mûrir ça, laisser évoluer la musique



F : Comment vous pouvez expliquer un peu ce début de carrière précoce, il y a quand même un certain talent !
B : C’est déjà un vieux projet qui depuis euh… en fait au tout départ on a commencé à jouer moi, Greg et un autre chanteur, on a commencé en janvier de l’an dernier, et là on avait pas de batteur on avait du mal à trouver, on a trouvé Thierry qui jouait déjà depuis pas mal d’années…
G : Et qui joue très bien d’ailleurs ! (rires) C’est lui le talent en fait ! (rires)
B : Oui c’est lui la tête pensante du groupe, et voilà on a eu des problèmes avec le chanteur on a dû le virer, et puis euh…
(rires)
B : Non (rires) disons qu’on a eu un problème,…
T : Il était pas à notre goût, il allait pas avec ce qu’on voulait faire, donc…
G : En fait c’est lui qui chante dans le groupe avec qui on va jouer demain, The Spooky Symphony, et c’est plutôt punk-pop-rock, AFI et tout ça…
J : Opera-punk !
G : Voilà ! Donc lui il a trouvé ce qu’il voulait faire et nous aussi, donc c’est pas plus mal…
E : C’est vrai que c’est bien mieux comme ça plutôt que vouloir continuer à faire des compromis et avoir au final quelque chose qui ne plaît à aucun d’entre vous…
G : Oui c’est exactement ça.
E : Et t’as commencé à chanter comme ça alors ?
G : Oui voilà c’est parce qu’on avait plus de chanteur, on a cherché mais on a commencé à chanter nous-mêmes…
T : On a vu trois micros dans une vitrine à Bruxelles et on s’est dit…
G : Hop on les achète !
B : Mais les premiers morceaux qu’on a fait, à l’époque, c’était presque improvisé quoi ! On a vraiment pas beaucoup bossé dessus…
E : Et vous voulez pas les retravailler ?
B : Bin maintenant qu’ils sont sur la demo…
T : On a déjà changé quelques petits trucs, on peut pas changer une ligne d’un instrument quoi…
B : Mais comme on va composer pendant les grandes vacances, y a pas mal de morceaux qui vont sauter donc…
E : Et votre demo maintenant avec le recul vous en êtes toujours contents?
T : Moi ? hin hin… Bin le son euh… bon c’est le son d’une demo évidemment, mais euh… non je suis pas vraiment très content !
G : Disons qu’il y a beaucoup de trucs qui sont faux, il y a pas mal de petites erreurs, enfin bon c’est nous, alors plus on l’écoute plus on se rend compte qu’on aurait pu faire mieux…
B : On la réenregistrait maintenant ce sera déjà meilleur !
J : On sent déjà la différence entre ça et les nouveaux morceaux que vous avez joué hier…
F : Le son s’est vachement durci en tout cas !
T : Mais le chant en tout cas c’est une des choses qu’on va bien travailler pendant les vacances en fait parce que sur les dernières chansons c’est un peu fait plic-ploc comme ça, hop il faut faire un chant alors on faisait un chant, mais on privilégie surtout les instruments.
B : Mais sur nos deux derniers morceaux, tu vois, le chant est déjà plus travaillé…
T : C’est la voix criante qui prédomine mais il y a un petit peu de chant derrière, pour donner un peu de couleur mais sinon c’est vraiment les instruments qu’on pousse en avant… On veut pas vraiment faire un groupe avec un chanteur qui fait que chanter et crier tout le temps…
E : Ca vous plairait pas d’avoir un mec qui fait que chanter ?
T : On y a pensé…
G : Ca mettrait de la pêche en concerts mais…
T : … mais je pense pas que ça irait avec nous.
G : On est trop égoïstes (rires)
J : Sinon, à la place de prendre un deuxième guitariste, t’as qu’à acheter une pédale et faire des boucles…
G : J’ai regardé pour ça mais euh… ça coûte 350€ ! (rires)
J : Mais tu fais deux guitaristes à toi tout seul !
G : Non mais y a des passages où on peut gérer avec des guitares comme ça, mais sur des rythmiques plus bourrines à la disto, s’il y en a deux c’est encore mieux !
J : Puis ça ajoutera de la présence sur scène, et vous pourrez vous lâcher, vous dire qu’une fausse note s’entendra moins quand on est quatre que quand on est trois…
G : Exactement ouais ! (rires) Dès qu’il y en a un qui fait une faute, comme il y a trois instruments distincts…
B : c’est vrai que le groupe serait peut-être beaucoup plus stable avec deux guitaristes que comme ça…
T : Au niveau des compositions aussi, on pourrait aller plus vers ce qu’on veut, tandis qu’avec un seul guitariste on est peut-être un peu bloqués, et on part dans tous les sens…
G : Avec deux guitares on aurait plus de possibilités, et tu vois pour les harmonies et tout ça… Et comme on se rend compte qu’on a un manque à ce niveau-là, on va évoluer dans ce sens… On va pas se dire on va continuer comme ça, avec une seule guitare…
T : Il y a des groupes qui s’en sortent très bien à trois…
E : Bah oui il y a un moment où il faut bien se rendre compte qu’il faut intégrer un nouveau ! Et vous cherchez quelqu’un qui fasse absolument tout ce que vous voudrez ou quelqu’un qui amène ses propres idées ?
G : (rires) Non, sinon on prendrait une pédale… Ou un guitariste de session ! (rires). Au départ on pensait chercher quelqu’un vers le Luxembourg, vu qu’il y a plus de scène hardcore, mais bon ce serait peut-être mieux de trouver quelqu’un qui soit plus de la région…
J : Pour les facilités de trajet déjà…
T : On a déjà eu un chanteur luxembourgeois, ça a duré deux répètes !

J : Si vous deviez chacun citer vos influences du moment, puisque les influences ça change d’un moment à l’autre, aussi bien musicales que de films, de lectures, même des courants de pensée qui pourraient vous influencer dans votre musique ?
T : Pour les paroles moi c’est surtout de l’histoire qui m’influence, pour la musique c’est plus des groupes bien carrés comme Death Before Disco en général, à part quelques groupes underground comme Envy, Gameness etc. Voilà pour moi.
E : Suivant !
G : Pour l’instant ce que j’écoute le plus c’est Since By Man, Drive like Jehu, sinon pour l’instant c’est en gros ce que j’écoute… Les Blood Brothers aussi, les anciens albums. Musicalement je pense qu’il n’y a pas beaucoup de choses d’autre qui m’influencent…
B : Pour les influences je sais pas, j’écoute pas mal de trucs en ce moment, surtout depuis le Groezrock, Alexisonfire, Coheed and Cambria, sinon je crois que depuis les six derniers mois, le groupe que j’écoute le plus c’est Eternal Tango qui m’a vraiment bien influencé au niveau des screams etc…
T : Des fois dans ce que j’écoute il y a vraiment des trucs très très calmes, parce que j’ai un pote qui fait ce genre de musique-là alors il me fait un peu découvrir et des fois j’écoute des trucs comme Converge une demi-heure après, j’écoute de tout !
G : Une fois on est allés à un concert, il avait amené une cassette (parce que ma voiture ne lit pas les CD), il avait amené une cassette de The Rise…
T : C’est genre Joshua quoi !
G : Electro-hardcore… Sur le coup j’avais pas du tout aimé, c’était beaucoup des sons drum’n’bass…
E : Joshua c’est le machin avec Greg de Negate ça non ?
Tous : ???
E : Ouais il me semble, c’est de Bruxelles ?
G : Ouais voilà !
J : Là maintenant faudra répondre sans être gênés, quel est le groupe qui vous a amenés au rock’n’roll ?
Eux : (rires) merde alors !
E : Allez hop on balance !
G : Moi c’était euh… quand j’étais très jeune et que j’ai commencé à jouer de la guitare, je crois que j’ai commencé à écouter Iron Maiden…
J : Moi je dis, il a bon goût alors !
T : Bin moi j’ai commencé la batterie avec AC/DC et Moonspell, j’avais commencé un groupe de reprises d’AC/DC d’ailleurs…
B : Moi bin j’ai commencé par tout ce qui était Placebo, Muse, les Red Hot… Aqme, tout ce qui passait à la radio, puis voilà c’est Greg qui m’a fait découvrir au fur et à mesure des groupes de plus en plus calmes
Tous : Euh…
B : Enfin non de plus en plus violents ! (rires) Je crois que le premier album emo que j’ai écouté c’était The Used ! Puis là j’ai découvert tous les groupes genre Finch etc.
T : Bin moi en emo les premiers groupes que j’ai écoutés, c’était BoySetsFire et A Static Lullaby, j’avais vraiment aimé… Et c’est à ce moment-là en fait, parce qu’au départ j’écoutais du metal, puis mon frère a commencé à jouer dans un groupe punk, alors bon il m’a fait écouter un peu des trucs et puis à ce moment-là j’ai découvert BoySetsFire et… c’est fini ! (rires)
E : Et c’est parti, t’es tombé dedans…
T : Ouep.
E : C’est logique, je pense qu’on est tous dans le cas, à avoir commencé par écouter des machins de plus en plus proches du hardcore, pour finalement tomber dedans, (à Julien) t’as commencé comme ça aussi je crois, avec des trucs comme Biohazard…
J : Oui puis on voit qu’il y a Sick Of It All, puis derrière les gros groupes il y a des groupes vraiment underground et pas « pseudo-underground », on cherche un peu, on trouve, on trouve d’autres styles, d’autres styles, comme le screamo qui existait pas il y a pas longtemps de ça…
E : Non mais attends, le screamo l’étiquette n’existe pas depuis longtemps, mais bon quand tu prends des albums comme Serene qui est sorti sur Genet, ça s’appelait screaming emo mais bon c’était quand même le même principe, et c’est vrai que bon quand j’ai recommencé à m’y intéresser après ma petite pause de 2 ans, le Screamo est un mot que j’avais jamais entendu avant, mais la musique n’était pas spécialement neuve, non plus !
J : Sinon on peut aller se chercher le premier groupe emo c’est Rites of Springs et de nouveau Dischord et tous les trucs comme ça, sur le même label que les Minor Threat etc

F : Moi ça a commencé avec Dillinger Escape Plan et Glassjaw en fait…
E : Ah ouaiiis, t’as commencé comme ça carrément…
G : En fait il me semble que ça a commencé avec Glassjaw aussi… En fait c’est parce que c’est des groupe que tu vois dans des magazines…
E : Bah ouais on a tous commencé par des machins à la Rock Sound etc, c’est logique !
G : Ouais c’est exactement ça…
J : La médiathèque aussi !
E : La médiathèque, important !
J : La médiathèque ! Total respect à la médiathèque !

T : La médiathèque d’Arlon euh… (rires)
B : Ouais la médiamobile ! (rires)
E : Y a pas de médiathèque à Arlon ? Y a juste le bus qui tourne là ?
T : Si si mais… Il y a impossibilité de trouver un vrai disque.
J : Y a que du vinyle ! (rires) Sinon ça peut peut-être vous intéresser, mais à la médiathèque comme Liège, Louvain-la-Neuve, Mons, et encore d’autres, y a un rayon démos, les groupes donnent leur démo et c’est des locations gratuites, et ça permet aux gens de découvrir des groupes !
E : Mais ça ne vous fera aucune tune, ça il faut le savoir !
G : Ouais mais ça euh…
J : Alors si vous voulez vous faire de l’argent vous êtes mal barrés dans le hardcore !
E : Ouais c’est pas trop le principe, y a peu de chances quand même !
G : Ca dépend, tout-à-l’heure on a vu les contrats des groupes pour les nuits de l’Entrepôt, y a des exigences parfois…
E : Ah ouais tu m’as montré ça !
G : Le premier groupe par exemple, demandait des têtes de cochons plantées sur des pieds de micro…
T : Ils demandent au moins 3 / 4 bouteilles de vodka pour leur réserve personnelle…



E : Bon. Vous pensez quoi de la constitution européenne ?
Eux : (rires) On s’y attendait pas du tout ! (rires)
E : On vous avait prévenus hein !
J : Il a vu Hyacinth à Liège, du coup…
E : Ca marque ! Il n’y a rien à faire ça marque, j’y ai réfléchi beaucoup maintenant…


F : J’ai une question : vous l’avez égaré, Tchang ?
G : Tchang ? Tzung ?
T : Il est rentré faire des sushis… (rires)
G : Il s’appelle même pas Tzung en fait, c’est ça le pire… (rires) Il s’appelle Shao-Wei en fait, mais je sais plus pourquoi tout le monde l’appelle Tzung… En fait c’est le meilleur pote du groupe, je crois qu’il a été à tous nos concerts, absolument tous !
J : Il joue pas de la guitare ?
G : Non…
E : Il devrait apprendre !
G : Donc c’est juste notre meilleur ami !
J : Le photographe attitré du groupe…
E : Et le mec du stand de merchandising aussi ! C’est important !

G : Il nous aide en tout !
T : Mais en général, ceux qui font le merchandising, ils sont dans les guests ! Ceux qui sont dans les guests ils travaillent sinon ils y seraient pas !
Tous : (rires)
J : Et s’il n’a pas son permis il devrait peut-être s’y mettre, il conduira la camionnette pour les prochaine tournées !
E : Vous comptez partir en tournée pour bientôt ? Ou vous voyez peut-être ça pour plus tard ?
G : On aimerait bien…
T : Même un petit truc, même s’il n’y a pas beaucoup de dates, mais au moins voir ce que c’est quoi…
J : Ne serait-ce que tourner un week-end pendant 3 jours… Belgique, Hollande, France… Y a moyen de faire quand même quelques dates sur un vendredi - samedi - dimanche ! Evidemment il faut y aller en sachant qu’on va pour découvrir et voir, un peu comme si on allait en vacances et qu’on joue en même temps !
F : Et on paie peut-être l’essence !
E : Peut-être, s’il y a assez d’entrée !
J : Comme les concerts à Liège quoi !
(rires)
T : On joue pas non plus pour l’argent !
G : Si moi je joue pour l’argent !
(rires)
T : Non mais là on joue surtout pour se faire connaître, à partir du moment où on aura sorti quelque chose de valable, on pourra peut-être se permettre d’obliger les organisateurs à donner un minimum, mais là on peut pas se le permettre !
F : Vous avez déjà eu des propositions pour des festivals ?
T : Y avait des types qui nous avaient proposé un truc, un festival, ça avait l’air d’être un peu n’importe quoi et ils nous ont toujours pas recontactés…
G : Non mais de toute façon des dates dans le futur récent on essaie de ne pas trop y penser, à part si c’est avec des groupes qu’on aime vraiment bien ou des choses qui nous tiennent vraiment à cœur, à ce moment-là oui, mais comme on l’a dit tout-à-l’heure on va surtout se concentrer sur l’écriture des nouveaux morceaux…

J : Une question piège : qu’est-ce que vous pensez de Shoot Me Again ?
G : De ?
B : Connais pas moi…
J : D’après vous est-ce qu’il y aurait un truc à devoir changer ou améliorer ?
G : Euh à améliorer…
E : Les chroniques de Julien !
(rires)
G : L’orthographe de Julien ! Non mais en fait y a pas mal de choses qui se sont améliorées dernièrement…
F : Faut changer Julien en fait !
E : Ouais en fait faut virer Julien.
T : Peut-être s’intéresser un tout petit peu aux groupes qui sont plus importants, parce que là c’est vraiment très underground, et bon pour ceux qui ne connaissent que les gros groupes ils n’iront jamais sur Shoot Me Again, quoi… Donc juste histoire de les attirer pour leur faire connaître les autres groupes tu vois…
G : Un peu comme un billet accroché à un fil, tu tires après…
(rires)
T : Enfin tu vois ce que je veux dire…
E : Ouais ouais, avoir une affiche un peu plus accrocheuse que ce qu’il y a maintenant…
T : Non non ! Mais avoir des groupes un peu plus…
J : Des interviews de groupes plus connus peut-être…
E : C’est trop underground en fait.
T : Voilà… alors y a pas beaucoup de monde qui s’y intéresse. Il faut une accroche pour les gens qui s’y intéressent un peu plus !
G : En fait j’ai l’impression que ce qu’il y a avec Shoot Me Again, c’est qu’il y a pas assez de gens qui vont dessus… (ndlr : on tourne dans les 300 visiteurs uniques par jour quand même, ho !) Je sais pas, c’est pas que c’est pas bien ou quoi, c’est qu’on a l’impression que les gens n’y vont pas ou ne lisent pas…
J : Après moi je dirais, votre critique est sûrement bonne aussi, mais je pense qu’au niveau des zines sur internet, tout le monde n’a pas encore d’accès rapide à internet…
E : Ouais ça je sais pas trop, ça commence quand même à être de plus en plus répandu, et faut savoir que les zines papiers se vendent de moins en moins, je pense que tu sais aussi, vu ta distro, comment ça se passe !

(rires)
E : Non mais je… (rires)
J : Non mais au niveau de l’accès à internet, je travaille avec des gens qui sont parfois en situation précaire, des gens qui sont sans emploi, et avoir l’ADSL quand t’as pas d’emploi euh…
E : Mais faut pas être copain avec des punks aussi, déjà c’est la base.

F : Je pense qu’il y a aussi un problème sur Liège à la base, c’est une méconnaissance du genre, une mentalité qui fait qu’on va toujours vers les groupes qu’on connaît et il n’y a vraiment pas d’esprit de découverte… C’est assez belge finalement comme démarche !
J : Faut dire qu’on a des stars, on a Do Or Die…
F : Mais ce que je reproche aussi à la scène liégeoise, c’est qu’il n’y a pas assez d’unité…
E : C’est vrai que quand on fait un flyers on fait un flyers à la fois, et finalement les gens ne font peut-être pas le lien entre chaque concert… Et au niveau des concerts par exemple de HeartBreakTunes, au moins t’as un grand flyers avec plein de concerts et les gens savent quand même qu’il y a un lien entre chaque, et savent se faire une idée sur la qualité et le style de musique… C’est ça qu’il faudrait peut-être monter dans notre coin…
B : Un peu comme Schalltot quoi…
E : Ouais c’est vraiment ça, c’est vraiment faire un truc avec une entité, peut-être plus importante que simplement faire Heart On Fire présente, c’est vraiment faire un truc qui ne fait que des concerts, un truc que les gens reconnaîtront…
F : La collection printemps – été de Heart On Fire…
J : C’est vrai que ce serait une bonne idée de faire un peu comme fait Loïc, qui regroupe tous les concerts qui se font dans la région d’Arlon, Luxembourg, nord de la France, c’est une bonne initiative… Après il faut que les gens se décident aussi de vouloir s’investir, pas que ce soit toujours les mêmes qui s’investissent, passer du côté « je viens je consomme je regarde », il faut participer aussi, pas seulement se dire « voilà je viens je regarde je paie mon entrée et je profite », ne pas être que spectateur mais aussi un peu acteur… Le mot à la mode : consommacteur !
E : Bien placé, Julien.
J : Ah mais ça quand on travaille dans l’alter-mondialisme !
E : Ca aide évidemment…
J : Ca rend intelligent… enfin ça fait paraître intelligent !

G : Ouais niveau vocabulaire…
J : On dit des mots qui n’existent pas !
(rires)

E : Et qu’est-ce que votre groupe a pris comme importance dans votre vie maintenant ? Vous pourriez plus tard faire vraiment votre vie par rapport à ça, trouver des petits boulots qui vous permettent de prendre des congés pour partir en tournée, où est-ce que vous préféreriez vous approcher d’une vie plus « normale » ?
J : Avec des tatouages Goodbye Heroes…
T : En tout cas, si ça marche vraiment bien et que les deux autres s’investissent vraiment à fond…
G : Les autres ouais (rires) les intrus là !
(rires)
T : S’ils s’investissent à fond, alors là j’arrête toutes les choses à côté, mais seulement après avoir eu un diplôme, évidemment…
E : Pour quand même avoir une solution de secours à côté, ne pas se lancer à l’aveuglette et risquer de se planter…
T : Voilà, mais moi je fais de la musique depuis que je suis tout petit et je sais que j’en ferai toujours, quitte à me lancer dedans, vu que j’aime ça !
B : Là j’en fais déjà pas mal, que ce soit tous mes temps libres et mes week-ends je les passe avec eux, en répète en soirée en concert et tout ça, j’ai déjà arrêté le foot en partie rien que pour ça
T : Arrêté de supporter le Standard !
(rires)
B : Presque tout mon temps libre est fait à partir de ça, c’est devenu ma priorité en fait. Si je dois voir quelqu’un, je dis que je verrai bien avec mon agenda…
T : Moi j’ai arrêté de jouer dans ma cave pour jouer avec eux…
B : Rho putain…
G : Moi j’ai arrêté d’avoir une copine, pour jouer avec eux…
(rires)
B : Comme il est généreux !
E : Quelle dévotion, c’est impressionnant !
G : C’est vrai que le groupe c’est pas vraiment un passe-temps, c’est vraiment le truc qu’on aime faire, et dès qu’on a un moment on dit « on va jouer on va jouer on va jouer », donc si ça peut prendre une plus grande place dans notre vie, moi je dis c’est autant quoi !
E : Et vous imaginez toujours jouer dans ce groupe-là d’ici 3 / 4 / 5 ans ?
G : Moi je dis oui, j’imagine ça facilement, oui.
T : Même si c’est pas dans ce groupe-là ce sera dans un autre !
B : Je vois pas pourquoi il y aurait le problème de splitter, on est…
(rires)
J : Lui il parle déjà de split !
(rires)
B : Non non, mais en dehors d’être des collègues musicaux on est quand même des vrais potes aussi…
T : Mais moi ça fait pas vraiment très longtemps que je les connais en fait…
B : Et alors ?
G : On est un peu copains quand même hein !
(rires)
J : Vous êtes pas obligés de vous griller sur une interview !
(rires)
E : Je voudrais pas qu’on soit la cause de votre split, je me sentirais un peu mal ! On va pas s’embrouiller pour ça !
G : Ok, on reste copains.
(rires)
G : Non mais on a jamais pensé à splitter ou quoi que ce soit, pour l’instant on joue vraiment sans réfléchir à l’avenir ou autre chose…
T : C’était aussi ça le problème avec le chanteur, c’est qu’on s’entendait pas tous très bien avec lui, et je préfère qu’il y ait une bonne entente quitte à… chanter moins bien !
G : C’est pas important ça… C’est les émotions qui comptent ! Faut noter ça ! Les émotions !
E : (rires) Je le mettrai en gras, ça fera bien !
(rires)
G : En gras, en italique et en souligné !
(rires)
E : Voilà, je sais pas si quelqu’un a un truc à ajouter à l’interview, un merci à faire, un commentaire à faire…
F : Goodbye Heroes…
E : Et c’est qui ces héros justement ?
F : C’est pas ce genre de question qu’on pose en premier ça ?
(rires)
E : C’est vrai mais on avait oublié !
J : Ouais mais nous on est anarchistes !
E : On avait rien noté donc bon ça arrive au fur et à mesure !

T : On va dire que ça a une signification personnelle pour chacun !
(rires)
E : Chacun votre tour alors !
G : Non mais il nous fallait un nom alors au début on s’appelait Moatillatta
puis Goodbye Heroes of ’63, mais comme personne n’arrivait à le prononcer on a pris Goodbye Heroes. Ca sonne bien et ça n’a pas vraiment de signification, on va pas commencer à se faire un truc genre « Les héros ceci cela », c’est juste qu’on aime bien quoi, en plus ça fait un nom bien emo !
T : On a aussi supprimé la fin parce que ça faisait un peu beaucoup politique, parce qu’au départ en 63 euh… tout le monde connaît, on l’a aussi supprimé pour ça…
E : Vous vouliez pas être affiliés à un groupe politique… Vous vouliez pas devoir répondre à des questions politiques par après en fait !
(rires)
G : C’est exactement ça !
T : On s’est dit « Oh non on va voir Julien il va nous poser des questions intelligentes »
G : Sur la constitution européenne… Non mais en fait on se considère pas comme un groupe politique, dans les chanson ça parle d’observations, c’est juste des idées, c’est vraiment rien de politique quoi…
T : Parce qu’en fait les paroles c’est un peu tout le monde qui les écrit et alors en général y en a un qui ébauche les paroles et on change quelques trucs en fonction de la ligne…
J : J’ai l’impression qu’on va pouvoir mettre l’interview sur internet et dans 3 ans vous allez la relire en rigolant de vos réponses !
G : On va se dire « merde qu’est-ce qu’on était cons » !
E : Dans 2 semaines tu te diras ça !
(rires)
G : Je crois que dès que je vais la voir je vais me dire « merde » !
T : On était censés dire merci non ?
G : Ah ouais c’était ça la question (rires)
T : On va dire le mot de la fin aussi…
J : Partir sur une bonne impression !
E : Allez-y, sauvez la face !

G : Nous on aime bien Shoot Me Again. Pour sauver l’interview je vais dire que c’était notre première et que…
B : et qu’on est jeunes !
G : Oui on est très jeunes voilà, on a seulement 19 ans !
T : Si on a des remerciements à faire c’est à ceux qui nous soutiennent…
B : A vous deux déjà !
G : A tous ceux qui nous ont aidés, ça comprend en grosse partie Julien, qui nous a filé des coups de main un peu partout, qui nous a trouvé des concerts, qui nous a montrés à plein de gens, et franchement tu nous a plus aidés que beaucoup…
T : Et tous ceux qui nous suivent, donc Tzung, ma copine ( Marie ), Gaspard, Lio… et Fabrice !
E : Merci Fabrice !
B : Notre local de répète aussi, ça fait quand même un an et demi qu’on répète gratuitement dans un local immense… C’est un café-bowling au départ et il y a une salle de location pour spectacles et tout ça, et comme depuis tout petit je connais bien le comité et mes parents aussi… on les remercie !
T : Ah oui et RTBF et le Jardin Extraordinaire !
E : Merci à vous pour l’interview et bonne chance pour la suite !
G : Merci beaucoup et bonne chance pour votre site web !
E : Merci !
J : Et bonne chance pour tout réécrire !

(rires)

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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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