Dès son apparition en 2013, Brutus attire l'attention! Premièrement par sa configuration. Un trio avec une batterie/chant, ce n'est déjà pas commun. Alors quand le ''batteur/chanteur'' est une ''batteuse/chanteuse'', ça l'est encore moins! Quoi, une fille?! Bah ouais, et vu la hargne balancée par Stefanie, qui tient cette rythmique de mains de maître, qu'on ose encore dire que le metal est avant tout un truc de couillus machos qui sentent la transe... Bref, on vous parlera prochainement de la place des filles dans le milieu musical, mais là on s'égare! Brutus ne laisse clairement pas indifférent, oui, mais pas uniquement parce qu'une nana en est la frontwoman!

Le trio tient aussi une identité qui lui est propre, et c'est bien entendu là qu'est son originalité. D'ailleurs le groupe entremêle plusieurs styles (postrock, hardcore, mathcore et même black metal) et parvient à créer un cocktail qui prend aux tripes dès les premiers accords et le public présent dans la Rotonde n'aura pas été épargné! Dans la fosse, les cervicales sont mises à rude épreuve et ça joue des coudes directement!
En une petite heure de show, Brutus aura alterné entre morceaux dévastateurs, typiques de ses débuts, et titres plus atmosphériques, témoignant d'une nouvelle maturité sortant tout droit de Nest, son fabuleux deuxième album. Après un dernier coup de semonce, le trio se lève et s'en va, nous laissant pantois, mais surtout avec le sentiment d'avoir assisté à une prestation cinq étoiles d'un groupe dont l'évolution n'est certainement pas terminée!

Raketkanon