Reportage

Life of Agony et Doyle combinent à la Kufa

Esch-sur-Alzette (Kulturfabrik), le 08-11-2019

Dimanche 10 novembre 2019



Depuis la sortie de son dernier album en date, The Sound of Scars, on a enfin l’impression que l’on (re)parle de Life of Agony
Life of Agony


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pour autre chose que le changement de genre du chanteur Keith Caputo (devenu Mina). En témoignent l’effort certain réalisé par son label ( Napalm Records ) pour promouvoir ledit album, ainsi que les apparitions répétées du groupe en Europe dont cette tournée automnale qui le voit faire un petit stop à la Kulturfabrik de Esch-sur-Alzette au Luxembourg.

Et si Life of Agony
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ne jouit évidemment plus tout à fait de son statut des années 90, on peut quand-même constater ce soir que les New-Yorkais ont conservé une certaine fanbase assidue qui investit (certes peut-être timidement) la Kufa alors qu’à quelques kilomètres de là Powerwolf remplit la Rockhal. Une coïncidence forcément un peu malheureuse, hasard du calendrier…

Autre attraction semblant en motiver quelques uns ce soir, la première partie assurée par Doyle
Doyle


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. Pour ceux qui se posaient la question avant le concert (voire pendant, c’est selon), oui il s’agit bien du projet de Doyle Wolfgang von Frankenstein, guitariste des Misfits
Misfits
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. La circulation grand-ducale m’ayant réservé un délicieux début de week-end à base d’accident et de travaux, je rate malheureusement environ la moitié de son set. J’arrive cependant tout juste pour l’entrainant We Belong Dead qui me permet de constater que le son live du groupe focalise l’attention sur son guitariste autant que Doyle lui-même, sa carrure impressionnante et son maquillage bien connu produisant un certain effet. Le groupe enchaîne donc, toute guitare dehors, sur un Kiss Me As We Die du même acabit puis un DreamingDeadGirls toujours en mode ‘Horror Punk’. La conclusion, elle, est assurée par Hope Hell Is Warm, tout à l’image du set : beaucoup de guitare, un peu de mélodie et un résultat somme toute pas mauvais mais juste…bizarre…

Autant l’avouer tout de go, je n’ai jamais été particulièrement fan de Life of Agony
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, que ce soit dans sa version actuelle ou lors de la sortie du renommé River Runs Red avec encore Sal Abruscato dans ses rangs. Cela étant, je reconnais sans problème que le groupe a écrit plusieurs hits et que le dernier album, The Sound of Scars, contient quelques bons moments. Le concert de ce soir est d’ailleurs l’occasion pour moi de découvrir la formation dans sa configuration du moment : Mina au chant, Joey Z et Alan Robert fidèles au poste à la guitare et à la basse, et la nouvelle venue Veronica Bellino à la batterie. Le groupe respire l’harmonie et l’attitude de Joey et Alan (notamment) dévoile une certaine complicité, en tout cas de la bonne humeur, ce qui est toujours bon signe.

Le son, un peu plus lourd qu’attendu, surprend, d’autant plus que Life of Agony
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entame son set avec le tout nouveau Scars. Le chant de Mina, assez brouillon, déçoit un peu (même si une certaine progression sera effectuée durant le set) mais, heureusement, River Runs Red, joué dans la foulée, déclenche une première belle réaction des fans. La foule continue ensuite de se déhancher au rythme du plus posé Bad Seed même après une intro qui casse malheureusement déjà un rythme à peine posé.

Love To Let You Down permet d’ailleurs de relancer plus dynamiquement les débats, malgré un rendu pas aussi net qu’espéré, et avant une nouvelle pause/intro qui ne permet de facto pas au concert de décoller comme il le devrait. D’autant plus que c’est le nouveau Black Heart qui est maintenant joué, un titre qui reçoit moins de répondant du public que le très bon Weeds, très entrainant malgré un chant à nouveau un peu en-dedans.

Lost at 22 est lui l’occasion de fêter, gâteau à l’appui, les 23 ans ( !) de Simon, membre de l’équipe accompagnant le groupe en tournée : un moment bon enfant même si Mina nous demande alors de nous réveiller. On passera ensuite sur un Elimlinate inutile pour nous attarder sur My Mind Is Dangerous mid-tempo doté d’un bon rendu sur scène.

Joey, très souriant depuis le début du set, attire davantage d’attention en réclamant (étrangement) un circle pit pour My Eyes puis annonçant une fin de set dédiée aux fans old school puisqu’effectivement teintée d’extraits de River Runs Red comme Method of Groove, This Time ou Underground. Tout juste ne remarquerait-on pas (si ce n’est ce son de guitare de nouveau prépondérant) la présence de Doyle
Doyle


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pour un très gros Other Side of the River qui déclenche manifestement une certaine hilarité chez Mina (sans que l’on puisse deviner pourquoi).

Ainsi porté par son public lorsqu’il joue ses classiques ou pioche judicieusement dans ses dernières compos, Life of Agony
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convainc donc, mais sans parvenir à déclencher cet effet « waouh » propre à certains, notamment en raison de certaines baisses de rythme et d’un chant globalement moyen. Un concert en mode « confirmation » pour ma part, reste à voir ce qu’en ont pensé les fans…
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