Reportage

Soul Grip / Bolt Ruin / Demande à la Poussière / Mother

Fontaine-l'Évêque (MCP Apache), le 23-11-2019

Dimanche 24 novembre 2019

Alors, déjà, en arrivant, je constate que la porte d’entrée du MCP Apache de Fontaine-l'Évêque est criblée d’autocollants et qu’il manque le nôtre ! Il m’a fallu franchement 15 minutes pour arriver à détacher ce put*** d’autocollant et pouvoir l’apposer sur ladite porte ! Bonne chose de faite. C’est pas tout ça mais je ne venais pas pour ça.



Du coup, je suis arrivée (presque) à l’heure devant la scène, c’est-à-dire à 19h15, pour voir la prestation de Mother, jeune groupe belge actif sur la scène depuis l’année dernière. Le trio m’avait tapé dans l’œil dans le cadre du Loud de Court-Circuit. En tant que membre du jury, j’avais eu le plaisir de les découvrir et de trouver leurs créations et leur univers vraiment sympa. J’avais hâte de les voir sur scène et je n’ai pas été déçue. Entre metal, post-rock et blackgaze, entre lourdeur et puissance, il y a de l’émotion, de la noirceur, des cris. J’ai été complètement emportée par la musique de Mother. Il me semble avoir lu quelque part que Mother avait récemment été renseigné par un certain Colin van Eeckhout dans le cadre du Poppunt Sound Track à Bruxelles.



Place ensuite aux parisiens de Demande à la poussière
Demande à la poussière


Clique pour voir la fiche du groupe
qui revenaient, sans nous ramener le soleil, de 4 dates en Espagne. On reste dans les ténèbres mais avec une ambiance assez différente puisque le groupe s’est construit sur des influences de plusieurs genres comme le sludge, le doom , le post black et le indus. Très énergique, la formule fonctionne mais elle m’a moins emportée.
Aussi, je me demande si le bassiste n’a pas trop mal au dos aujourd’hui après avoir joué tout le set le dos courbé à 20 centimètres du sol…



Après, un type arrive avec une table qu’il place devant la scène, un ordinateur, des câbles, un pad, une guitare. Il commence à brancher plein de trucs ensemble. Puis, à balancer de l’ambient en guise d’introduction avant de passer à un mélange plus corsé assez inattendu entre musique électronique, hardcore et punk. Bolt Ruin m’a surprise parce que je n’écoute pas ce style de musique et que j’ai néanmoins trouvé ça vraiment chouette. Il y a comme un son industriel, froid, de machines. Des lenteurs parfois apparentées à de la musique classique. Et de l’énergie. Si certain·es se demandent ce que Bolt Ruin fait sur cette affiche, la réponse est Consouling Sound, le label sur lequel l’artiste a signé ainsi que Soul Grip, la tête d’affiche qui suit.



Place donc ensuite aux Belges de Soul Grip
Soul Grip


Clique pour voir la fiche du groupe
. Le regard (le mien en tout cas) est rapidement attiré sur les nombreux tatouages du chanteur qui embrassent son buste et qui ont l’air de faire partie intégrante de l’image scénique du groupe. Les postures du chanteur sont celles d’un homme tourmenté qui se tortille comme possédé par une quelconque force, qui se cache le visage et qui va jusqu’à se mordre. Chaque musicien est éclairé par deux petites lampes au sol. L’ambiance sur scène annonce la couleur ou la non couleur. L’énergie est là. Musicalement, tout est en place. Le groupe confirme sa réputation et sa maîtrise de cette association des extrêmes que sont le post-black et le sludge metal.

Cool soirée, donc.

Je termine en soulignant la motivation et la détermination des orgas comme le Mcp-Apache Music Evenements et celles et ceux qui se bougent comme Yohann, sa maman, Michel et les autres bénévoles. Des gens qui gardent la foi, même quand la salle est presque vide, qui accueillent dignement les groupes et le public, qui font évoluer leur structure, tout cela pour l’amour de la musique.
#SupportYourLocalScene

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AUTEUR : Isabelle
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évèn...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrièr...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe e...
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....
Ancienne journaliste notamment pour L’Avenir et SudPresse, elle a couvert, avec son carnet et son appareil photo, beaucoup de concerts et d’évènements culturels et musicaux en province de Luxembourg. Les conditions de travail des journalistes (qui ne sont toujours pas au top, soit dit en passant) ont fait qu’elle a réorienté sa carrière vers un autre secteur et qu’elle est devenue terriblement en manque… d’écriture. A rejoint l’équipe en juillet 2016....

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