Reportage

The Amity Affliction : une prestation soft pour un public soft

Anvers (Kavka Zappa), le 20-01-2023

Lundi 23 janvier 2023



Les tournées reportées sont légion en ce début d’année 2023 et celle de The Amity Affliction
The Amity Affliction


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n’y échappe pas. Normalement programmée pour le mois d’octobre 2022, cette dernière a finalement lieu 3 mois plus tard. Un durée relativement courte quand on sait que les dates sont souvent reportées à l’année suivante. Miraculeusement, un seul changement au line up original : Counterparts
Counterparts


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laisse sa place à Fit For a King
Fit For a King


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. Le reste de l’affiche se compose, comme prévu, de Gideon
Gideon


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et de SeeYouSpaceCowboy
SeeYouSpaceCowboy


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. Un programme varié qui va nous permettre de voyager dans les différentes versions du Metalcore.

Habituellement, il me faut environ 1h20 pour relier ma région liégeoise à Anvers. Cependant, la neige ayant décidé de faire son apparition ce vendredi, il m’aura fallu 3 heures pour faire ces quelques 120 km. En même temps, faut dire que les accidents sur le ring n’ont rien arrangé à la situation déjà chaotique sur les routes.

Fort heureusement, j’arrive juste à temps pour assister à la prestation des Américains de SeeYouSpaceCowboy
SeeYouSpaceCowboy


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. En entrant dans la salle, je remarque que cette dernière est dans sa configuration maximale (c’est-à-dire avec la scène sur le côté droit de l’entrée et les énormes poteaux qui gênent la vue au milieu), une configuration qui est loin de m’enthousiasmer. Le groupe fait partie de la nouvelle vague Metalcore en vogue du moment ; c’est-à-dire celle reprenant les codes des années 2000 à l’instar de Dying Wish
Dying Wish


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, Wristmeetrazor
Wristmeetrazor


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ou encore Foreign Hands
Foreign Hands


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. Néanmoins, la formation de San Diego se distingue par des chansons courtes aux structures alambiquées proche du Mathcore, tout en ayant des influences venant davantage du Post Hardcore. Les Américains commencent à l’heure et balancent directement « Life as a Soap Opera Plot, 26 Years Runing » suivi de « Disdain Coupled with a Wide Smile ». Ces deux chansons, hyper efficaces, ne récoltent aucune réaction du public, même pas du headbanging. Je dois bien avouer que cette situation me laisse sur le cul car habituellement, même quand les premières parties sont inconnues, il y a un peu d’ambiance. J’ai vraiment l’impression que la salle découvre SeeYouSpaceCowboy
SeeYouSpaceCowboy


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et que les fans n’ont pas l’air concerné par ce qu’il se passe. Les membres essayeront tant bien que mal de motiver les troupes mais rien n’y fera. Les autres morceaux s’enchainent comme des petits pains et je passe un agréable moment. La setlist est très efficace, notamment avec les déjà classiques : « Misinterpreting Constellations » et « The End to a Brief Moment of Lasting Intimacy » du dernier excellent album, The Romance of Affliction (2021). Les 2-3 mosheurs habituels se réveilleront à la fin mais je reste tout de même déçu par le manque cruel d’ambiance durant l’intégralité de la performance. Ce genre de groupe se vit à travers le chaos dans la fosse et malheureusement, il n’en sera rien. Était-ce peut-être trop violent ?

Après quelques balances, Gideon
Gideon


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sont les suivants sur la liste. La formation venue tout droit de l’Alabama et portée par son charismatique chanteur, Daniel McWhorter, monte sur scène avec le sourire. Il faut dire qu’avec son chapeau de cowboy, ce dernier semble sortir tout droit d’un concert de Country. Bien évidemment, les gros riffs et breakdowns vont être nombreux et nous rappellent que nous sommes bien à un show de Metal. Le groupe navigue dans sa discographie la plus récente et joue une chanson fraîchement sortie le jour même nommée « More Power More Pain ». Pour le reste, nous avons droit à l’artillerie lourde avec « Take Me » ou encore « Sleep » qui sont les mieux accueillies. Au niveau du jeu de lumière, il ne fallait pas être épileptique car ce dernier est violent et colle parfaitement avec les riffs saccadés. Gideon
Gideon


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termine avec « No Love / No One » qui motive les quelques courageux à s’empoigner comme il faut. Une bonne prestation éclaire et efficace, on en redemande !

La soirée se poursuit avec Fit For a King
Fit For a King


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et son Metalcore conventionnel. Première constatation, je remarque qu’ils sont attendus. En effet, beaucoup de personnes sont amassées devant la scène. Cela peut se comprendre car c’est la première fois depuis 4 ans que le groupe se produit en Europe. D’ailleurs, le chanteur nous le rappellera plusieurs fois durant la prestation. Il est vrai que la formation garde une certaine rancœur de ne pas avoir pu défendre en live leur excellent sixième album, The Path, sorti entre deux confinements en 2020. C’est sans doute la raison pour laquelle, la moitié de la setlist est composée de titres venant de celui-ci. Néanmoins, entre temps, les Américains n’ont pas chômé et ont sorti un nouvel album, il y a trois mois, nommé The Hell We Create. C’est d’ailleurs par le titre éponyme que le groupe ouvre son set. Le public est toujours un peu timide et je commence à me demander si ce n’est pas la météo qui a refroidi tout le monde. Sur scène, les musiciens assurent même si je trouve que Ryan Kirby (le chanteur) est un peu faible lors des passages en chant clair. Concernant la prestation, je reste mitigé car la setlist est efficace, notamment avec « Breaking the Mirror » ou « Locked (In My Head) » mais en même temps, il manque des titres plus percutants venant des albums moins récents (« Tower of Pain » en tête). Fit For a King
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clôture son set sur « God of Fire » avec en prime, le guitariste qui se jette dans la foule.

Enfin, place aux véritables stars de la soirée, c’est-à-dire The Amity Affliction
The Amity Affliction


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. Rien qu’en voyant le nombre hallucinant de personnes portant du merch du groupe, je me rends compte que les spectateurs sont venus en grande partie pour eux. Histoire de faire plaisir à tout le monde, les Australiens débutent par « Pittsburgh ». Ce choix est étonnant car ce véritable hymne de la formation est habituellement joué en clôture de set. D’ailleurs, je trouve qu’il perd en efficacité lorsqu’il est balancé, ainsi, en début de concert. Concernant le reste de la setlist, je remarque que le groupe a réfléchi à un ordre cohérent afin de traverser les sorties récentes, tout en alternant des morceaux plus calmes (« Drag the Lake ») et plus violents (« Show Me Your God »). Le public donne enfin de la voix même si le pit est toujours plat. Pour ma part, les moments forts du concert restent tout de même les chansons venant de l’album Let The Ocean Take Me (2014) avec « Don’t Lean on Me » et « Death’s Hand ». C’est juste dommage que, par moment, les parties en chant clair d’Ahren Stringer (le chanteur-bassiste) soient beaucoup trop fortes, saturant même quelques fois. Après une bonne heure de show, la formation de Gympie quitte la scène avant de revenir pour un rappel composé uniquement de « Soak Me in Bleach ». Cette chanson conclut un concert qui a, parfois, perdu en intensité à cause de morceaux plus lents (« Shine On », « All Fucked Up ») mais qui a répondu aux attentes d’une foule conquise.

Une soirée mitigée dans son ensemble. Les groupes ont assuré le show mais le public calme du début à la fin m’a presque fait oublier, l’histoire d’un moment, que j’assistais bien à un concert de Metal.

Remerciements à Kinda pour l'invitation.
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AUTEUR : Maxime
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant of...
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant officiellement l'équipe en tant que rédacteur. Fan de breakdown et de pit bien énervé, il aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leur...
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant officiellement l'équipe en tant que rédacteur. Fan de breakdown et de pit bien énervé, il aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes....
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant officiellement l'équipe en tant que rédacteur. Fan de breakdown et de pit bien énervé, il aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes....
Après avoir fait son stage de musicologie au sein du webzine, Maxime, fervent lecteur de chroniques, décide de prolonger l'aventure en rejoignant officiellement l'équipe en tant que rédacteur. Fan de breakdown et de pit bien énervé, il aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes....

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