21h. C'est devant un magasin 4 encore fort clairsemé que GURA commence son set. Le duo gantois, qui remplace Mong Dosus qui a du annuler, propose un doom très lourd (comprenez ennuyeux) qui semble être le résultat de l'alchimie entre une bassiste et un batteur. Durant presque cinquante minutes, qui furent parfois interminables, GURA tenta de nous abreuver de morceaux longs et lourds...trop lourds. Heureusement le bar n'est pas loin de la scène!

(crédit photo: Séverine Bailleux)
22h. REVOK, cylindrée parisienne de noise metal fait son apparition. Malheureusement plus occupés à vouloir trouver un son parfait (bonne chance au magasin 4) plutôt que de communiquer avec le public belge qui ne semble pas vraiment les connaître, les cocos de REVOK entament leur set assez énergiquement avec "Mile end". Après quelques morceaux, on le sent bien, ils ne sont là qu'à moitié et paraissaient peut être un peu fatigués. Il faut dire qu'ils terminaient leur tournée ce soir-là. Dommage car j'avoue qu'à la base je venais les voir eux! Cependant sans être brillant REVOK a été loin d'être mauvais et a relevé la barre en passant en revue la majeure partie de leur dernière rondelle (Grief is my new moniker).

(crédit photo: Séverine Bailleux)
23h et des poussières. Les vieux briscards de NO MEANS NO arrivent devant un magasin 4 bien rempli! Cheveux bien tondus et tempes plus que grisonnantes, le trio emmené par les frères Wright commence un set bien couillu qui durera près d'une heure et demie. Dès les premiers accords, les fans entament un pogo qui ne prendra réellement fin qu'à la dernière note jouée! Loin de s'inquiéter du son, NO MEANS NO semble plus s'intéresser à la lumière qui, visiblement, les gêne... No Comment! Loin de s'inquiéter des remarques du guitariste envers la régie, le noyau «dur» des fans continue de se trémousser et de danser comme si de rien n'était! Largement répétitif, j'avoue que j'ai plus pris mon pied à regarder le public que les papy du punk canadien.
En tout cas, si certains et certaines se seront réveillés avec une sacré gueule de bois et quelques ecchymoses, la soirée, sans avoir été mauvaise, aurait pu être meilleure vu la programmation proposée!
Sinon ne le dites pas aux organisateurs mais moi, j'en ai vu cracher... (pour celles et ceux qui ne voient pas à quoi je fais allusion, levez les yeux la prochaines fois que vous serez au bar de ce temple de la culture avant-gardiste bruxelloise!)

No Means No
Revok
Gura