Reportage

Un jeudi soir avec Gallops et Volver !

Liège (L'Escalier), le 07-03-2013

Lundi 11 mars 2013

Le collectif Silenceless a la faculté d'inviter des groupes tellement pointus qu'ils me sont pour le plus souvent inconnus. C'était le cas pour Gallops, dont le nom m'a d'abord amusé pour sa presque homonymie avec leur compatriotes de Gallows. En écoutant leur dernier album en date je me suis rendu compte que c'était là leurs deux seuls points communs puisque Gallops pratique un math-rock electro surprenant. Après quelques écoutes j'étais définitivement très curieux de voir ça sur scène.

J'étais encore plus curieux d'enfin voir Volver que j'ai toujours, je ne sais par quel moyen, raté jusqu'à présent. Le projet très personnel de JP Mottin, ancien membre de plusieurs groupes hardcore ayant tous connnu leur petit (et moins petit) succès pendant leur existence ne laisse pas de place pour les guitares surdistortionnées, pour les cris et les double-pédales. Ici complété par les nouveaux membres du groupe (tous issus de la scène hardcore également), Volver nous envoûte par ses ambiances douces et calmes, qui me rappellent inévitablement Sigur Ros. La voix est très douce, mélodieuse et se pose parfaitement sur ces envolées musicales. Depuis son dernier album en date en 2008, alors avec un tout autre line-up, le groupe a éliminé ses aspects pop-rock classiques pour évoluer vers des sonorités plus post-rock. Que ceux qui ont peur de s'ennuyer se rassurent, certains passages plus explosifs viennent réveiller ci et là l'atmosphère de douceur que le groupe s'est attelé à établir. La musique de Volver demande une pleine concentration pour pouvoir être appréciée. J'ai d'ailleurs commis l'erreur de quitter le devant de la scène deux petites minutes et à mon retour je n'ai plus réussi à entrer dans l'univers du groupe, comme si le train avait continué sans moi et que je n'avais plus qu'à rejoindre la prochaine gare à pied.



Retour sur les Anglais de Gallops donc. D'après tous ceux qui étaient présents pendant le soundcheck plus tôt dans la journée en étaient sûrs : leur concert allait dégommer. Ils attaquent avec l'intro Astaroth et suivent directement avec Jeff Leopard, de la même façon que s'ouvre leur dernier album Yours Sincerely, Dr. Hardcore. C'est dansant à souhait, et rythmiquement parfaitement carré. Si l'un des trois membres du groupe est concentré uniquement sur l'aspect électronique de la musique, un autre alterne guitare et clavier pour les passages les plus délirants. La sauce prend rapidement mais je prends réellement une claque quand je m'approche du batteur. Réglé comme un métronome et maîtrisant son instrument comme un batteur de metal progressif, Dave Morait assure le show à lui tout seul et fait presque oublier la déferlante de sons 8-bit balancés par le trio. Les passages math-rock sont parfois déconcertants, comme souvent dans les musiques destructurées où il est difficile de comprendre la construction d'un morceau dans les conditions live. Mais globalement les Anglais sont parvenus à nous transmettre leur énergie et leur chaleur, ce qui est souvent le défi le plus périlleux quand on utilise des artifices aussi froids que des synthés ou des laptops !



Retrouvez toutes les dates du collectif SILENCELESS sur leur page Facebook : http://www.facebook.com/silencelessshows
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
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Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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