
C'est Capsize qui ouvre le bal à 20h devant une foule déjà bien présente mais qui se fera très timide lorsqu'il s'agirait de bouger un peu dans le pit. Même si un accueil un poil plus chaleureux aurait été acceptable, ce n'est pas étonnant de ne pas voir le public réagir plus que ça. Le combo américain joue un hardcore moderne mélodique on-ne-peut-plus-classique comme on en a déjà entendu mainte fois. Ce fut plus intéressant d'aller se désaltérer au bar.
Une petite quinzaine de minutes plus tard, ce sont les Anglais de The Elijah qui montent sur la scène du Kavka pour ce qui sera le dernier concert belge du groupe. En effet, après cette tournée européenne, le groupe rangera définitivement ses instruments. Pour cette dernière sur notre territoire, ils auraient pu mériter un meilleur retour mais il faut avouer que vu leur style globalement plus doux que les 3 autres formations de la soirée, dure de se faire accepter comme il se doit. On aurait pu espérer mieux pour eux. Dommage.
Vers 21h30, c'est au tour de Being As An Ocean d'en découdre et là, on sent tout de suite que l'on passe à un niveau supérieur. Et ce, à tous les niveaux. Les gens sont présents en masse dans le Kavka, la chaleur monte, les premiers rangs de fans se remplissent... et puis c'est l'euphorie. Une bonne moitié du public connaissait les paroles des chansons des Américains sur le bout des doigt. Le pit s'ouvrait enfin comme il se doit, ça bouge, ça chante, ça mosh et les crow-surfing font leur apparition. Being As An Ocean, emmené parfaitement par leur front-man chauve et barbu, Joel, livre une très bonne prestation qui aura plus à un maximum de monde ce soir, c'est certain. Même pendant qu'ils rangeaient leur matériel, le public les applaudissait encore ou montait sur scène pour les féliciter. Ils peuvent repartir de la Belgique le sourire au lèvre. Et nous aussi, on peut l'avoir car ils ont réussi à nous chauffer à bloc pour le clou du spectacle : While She Sleeps.
C'est la troisième fois que ces 5 jeunes britanniques jouent en Belgique en 2013 après leur passage en première partie d'Asking Alexandria à l'AB et au Groezrock fin avril. Pour les fans du groupe, il était donc dure de les rater cette année. Et d'autres qui aiment beaucoup ce groupe auront été les voir les 3 fois, évidemment. Mais une différence notable existe aujourd'hui par rapport aux autres dates : ils jouent en tête d'affiche. On pouvait donc s'attendre à autre chose qu'un set de même pas 40 minutes... Avec un album et un EP, ils ont le répertoire nécessaire pour jouer plus longtemps. Certains très bons titres comme Believe n'ont pas été joués alors qu'ils avaient tout à fait leur place dans la set-list. C'est fort dommage. Le nouveau single, Death Toll, paru il y a de nombreux mois déjà, était bien présent, lui, pour ouvrir ce concert. Et il n'en fallait pas plus pour que le champ de bataille se mette en place dans la fosse. Et c'est là que l'on voit bien que la salle était trop petite. Mais ça n'a pas découragé les gens présents pour autant : que ce soient les groupies du premier rang, les coreux dans le pit ou bien ceux qui préféraient regarder le concert à leur aise sur le côté. Qu'importe leur place, tout le monde chantait, frappait dans les mains et répondait à toutes les demandes du groupe. Lawrence, avec son charisme à faire frémir plus d'une, n'avait pas besoin de plus de quelques secondes pour avoir le public dans sa poche. Une très bonne prestation du quintet anglais qui bouge toujours autant sur scène (si ce n'est Mat qui avait une atèle à une jambe), un show qui envoie la patate, toujours autant d'énergie sur scène mais... il y a un mais... il serait intéressant qu'ils innovent un peu leur style de composition avec un nouvel album car le mix riff rapide / refrain / sing-along, on en a fait le tour désormais.

Moi et Lawrence, chanteur de While She Sleeps en backstage avant leur concert)

Parkway Drive
Heaven Shall Burn
Papa Roach

While She Sleeps
