Reportage

Uncle Acid And The Deadbeats met le club de l'AB sous LSD!

Bruxelles (Ancienne Belgique), le 29-11-2013

Samedi 30 novembre 2013



Uncle Acid And The Deadbeats
Uncle Acid And The Deadbeats


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! Voilà bien un nom qui était encore connu il y a six ou sept mois que par une poignée de connaisseurs! Mais depuis leur annonce en tant que support act de Black Sabbath
Black Sabbath


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lors de la tournée européenne du groupe légendaire, les choses ont bien changé pour ce groupe originaire de Cambridge. Formé en 2009, Uncle Acid And The Deadbeats
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, en plus d'avoir un nom qui pousse déjà à la curiosité, possède un groove que l'on a sans doute plus entendu depuis les folles années de la bande à Ozzy! Car oui, Tonton Acid et ses Deadbeats se la joue rétro. Au menu: du hardrock surpuissant couplant doom et un savant mélange d'influences Sabbathiennes et Floydiennes. Rien que ça! [/b]

Mais avant de prendre le hardrock des quatre british en pleine tronche, un mot s'impose sur le suport act de la soirée! Totalement inconnu, Briqueville
Briqueville


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, le nom du band en question, risque bien d'affoler les fans de la Church Of Ra, collectif porté à bout de bras par un groupe dont la notoriété a dépassé depuis bien longtemps nos frontières: Amenra
Amenra


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.

Car si le groupe a déjà partagé la scène avec le mastodonte belge du doom metal, Briqueville
Briqueville


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fait partie de ces projets tenus expressément à l'écart qui gagnent à être connus! Vêtus de capes noires et de masques, les cinq mystérieux chevaliers ont balancé un énorme pavé qui en aura surpris plus d'un hier soir!

Vous en dire plus serait pratiquement mission impossible car les seules infos que l'on trouve sur les origines de ce groupe venu d'ailleurs sont celle-ci: "Le cerveau derrière Briqueville serait un homme d'environ 45 ans, originaire de Flandre orientale, qui aurait passé près de 27 ans en prison pour avoir assassiné son père de 6 balles dans la tête, à l'âge de 13 ans. Cet énigmatique projet lui sert de catharsis. Bien que Briqueville se soit déjà produit quelques fois sur scène par le passé (dont deux fois en première partie d'Amenra), le groupe semble préférer se cantonner à des concerts nocturnes dans les bois les plus reculés du continent européen."



De leurs côtés, les Anglais ne sont pas en reste en matière de lourdeur. Sur le coup de 21 heures, les planches du Club sont envahies par les timides, mais ô combien talentueux membres de Uncle Acid And The Deadbeats
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. D'entrée de jeu, le public présent dans la petite salle se prend en pleine face le son lourd et ravageur sortant des guitares de Tonton Acide!

Le visage perdu dans sa chevelure, K.R. Starrs (alias Uncle Acid), le chanteur, guitariste et leader du projet nous emmène dans les tréfonds de la musique distillée par son band. Et de profondeur il en est question dès que l'on écoute la voix de l'homme en question. Son timbre colle presque parfaitement à celui de Papy Ozzy. La seule différence entre les deux se situe dans la douceur. Car si Ozzy nous a habitué à de folles envolées plus que tranchantes, K.R Starrs fait plutôt dans la mélancolie. Il faut dire que ses textes ne sont pas là pour faire rire. Dans le genre sombre, l'homme fait plus que maîtriser son sujet.

Mais ce qui fait de Uncle Acid un groupe à part, c'est bien le fait qu'il soit une réelle machine à riffs! Si leur premier disque, Volume 1, sorti en 2010 est considéré comme la pièce maîtresse de la courte discographie du groupe, Uncle Acid appuie surtout sa setlist sur Blood Lust, son second opus sorti un an à peine après ce premier effort. Un disque incontournable, lui aussi, comprenant des brûlots tels que "I'll Cut You Down", "Death's Door" ou encore "Over And Over Again" qui vous foutent la tête en l'air et le reste avec! Prolifique à crever, le combo de Cambridge vient également de nous pondre un troisième opus, Mind Control, qui contient également une tonne de petites merveilles.

Mais, car oui, il y a un mais, malgré tout ça, le club de l'Ancienne Belgique a pourtant eu du mal à décoller ce vendredi soir. Fatigué par cette froide semaine de novembre ou frisant l'indigestion de riffs tous plus énormes les uns que les autres, la question restera sans réponse. Mais peut-être que l'explication se trouve sur la scène elle-même. Perdu dans un light show qui aurait sans doute pu être un peu plus psychédélique, la bande à Uncle Acid se perd également dans sa timidité ou dans sa volonté de ne pas trop communiquer. En résulte des moment de grand silence ente deux morceaux qui font redescendre la pression. Dommage, car il n'en fallait pas des masses en plus pour que la folie s'empare de l'étage du 110 du boulevard Anspach!

En tout cas, au même titre que des groupes comme Graveyard
Graveyard


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ou Kadavar
Kadavar


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, pour ne citer qu'eux, Uncle Acid And The Deadbeats
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fait partie de cette génération qui n'invente rien, mais qui revisite et dépoussière avec talent un genre auquel presque plus personne n'a voulu toucher pendant des années car considéré comme classique. Oui, avant eux sont passées des cylindrées telles que Black Sabbath
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, Led Zeppelin et Pink Floyd
Pink Floyd


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, et oui, le genre auquel s'attaquent Tonton Acide et consort est bien plus que classique, il est culte.

Ici, même si on pouvait s'attendre à une prestation scénique un peu plus à la hauteur de ce qu'on l'on peut entendre sur les albums du groupe, il faut avouer que Uncle Acid And The Deadbeats
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nous balance une énorme bouffée d'oxygène dans un genre qui en avait bien besoin! Pas de doute, les sixties et seventies à la sauce 21e siècle, ça a aussi de la gueule.

Bref, si ce n'est pas encore fait: courrez chez votre disquaire. Vos oreilles vous diront merci.
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