Le groupe était disposé en cercle, assis sur des chaises, avec le dos de Colin H van Eeckhout nous faisant face. La scène était vide à part les disciples de la Church Of Ra et un écran de cinéma qui descendra à la fin du premier morceau et fera apparaitre quelques photos et vidéos en arrière plan.
La lumière est très faible et à part quelques lumières en plongée faisant ressortir le clair obscur de leurs visages, le public est totalement plongé dans l'obscurité.

Le set est plus électro-acoustique que purement acoustique avec un chant clair sans effets qui offre un aperçu de la discographie d'Amenra avec notamment les titres Razoreater, To go on et une reprise du morceau Parabola de Tool.
Cette reprise est du meilleur effet dans un set qui évolue par petites touches. Le morceau d'après fera place, par exemple, à deux violons qui apporteront un peu plus de romantisme et de mélancolie.
Et puis, pour les deux morceaux finaux, deux chanteuses (dont Femke de Beleyr) feront leur apparition dans le cercle afin d'accompagner le quintet par des choeurs permettant de sublimer un set resté sobre de bout en bout.

Enfin, des spoken words en néerlandais viendront embellir le show, déclamés par la poétesse et réalisatrice gantoise, Sofie Verdoodt, assise sur le coté droit de la scène.
Le public reste d'un calme olympien et se prosterne devant ce concert de recueillement plié en 45 minutes top chrono.
Effectivement, c'est déjà la fin après à peine trois quarts d'heure de show. Beaucoup ont cru à une pause et n'ont donc pas applaudi directement lorsque le logo du groupe est apparu sur l'écran géant à la fin du set.
C'était donc malheureusement un peu bref, même si par cette expérience en clair obscur, avec ces fauteuils et son public silencieux, rarement l'AB n'avait été aussi relax, sage et concentrée.

