Malheureusement, avec une bonne heure de route et une grosse galère de parking à l’arrivée, j’arrive tardivement et ne peux voir que le dernier morceau des locaux de Slatsher. Plus atmosphérique (voire progressif) que celui des autres formations du jour, leur Death Metal travaillé accroche et laisse entrevoir pas mal de possibilités. A revoir.

La salle commence à se remplir doucement, sans que l’affluence du jour (très jeune dans l’ensemble) n’atteigne des sommets. L’ambiance est cependant déjà bonne et elle le restera tout au long de la soirée. C’est alors que Temnein prend le relais, dans une veine plus Death mélodique, bien mise en valeur par le son de bonne facture proposé ce soir. Plutôt recherchées, les compos de Temnein dévoilent une véritable recherche dans les arrangements, où la mélodie répond au chant plus agressif de Yoann. Démontrant une excellente technique, les musiciens de Temnein nous offriront soli et autres duels de guitares, et verront leur titre Tangled marquer les esprits, en tout cas davantage que le morceau final coupé par un passage en voix claire malheureusement un peu hors sujet. Un groupe très prometteur et clairement à revoir.

Déjà fort d’une grosse expérience scénique avec plusieurs tournées et plus de 70 dates depuis 2013, les Franciliens de Atlantis Chronicles font monter l’affiche d’un cran au niveau professionnalisme : attitude, décor de scène, matériel, on sent que le groupe veut se donner les moyens de sa réussite. Cependant, et malgré cette indéniable prestance scénique, le set proposé ce soir n’est pas complètement convainquant : les sonorités à la frontière du Metalcore, voire Deathcore, de certaines compos brouillent en effet par leur côté brutal presque forcé les cartes plus techniques et mélodiques posées par les chansons comme Thousands Carybdea. Reste que ce cocktail goûta à la jeune frange du public, et que le groupe remporta un joli succès, parties de guitare jouées dans le pit y compris !

Vers 22h30, Gorod entre en scène… une scène que Gorod maîtrise à la perfection, preuve en est ce soir encore. C’est bien simple, du Birds of Sulphur d’introduction jusqu’au hit Disavow Your Gods final, on n’aura pas vu le temps passer. Le son est excellent et permet de discerner distinctement chacun des instruments (même si la batterie reste un chouia en retrait par rapport au reste), ou comment se rendre compte du niveau technique largement au-dessus de la moyenne des Bordelais. Si parfois on ressent encore plus sur scène les quelques influences héritées de Death et autres Cynic, Gorod possède incontestablement sa personnalité. Un allant confirmé par cette setlist, piochant allègrement dans les différents albums du combo pour en sortir le meilleur : Here Die Your Gods, Thirst for Power, Carved in the Wind,... rien n’est à jeter ce soir et encore une fois les soli et autres tapping de Matthieu en laisseront plus d’un béat. Ajoutons à cela une bonne humeur spontanée (il n’y a qu’à voir la réaction pleine d’humour de Julien lorsqu’il cassa son micro dès la première chanson) d’un groupe qui n’oubliera de remercier ni ses supports, ni l’orga, ni le public et on obtient au final une belle réussite. Si Gorod profite de l’occasion pour jouer un tout nouveau titre très prometteur, on reste cependant frustré par l’absence de rappel après l’heure de jeu. C’est qu’on aurait bien pris un petit Elements & Spirit en conclusion ! Le nouvel album est en cours d’enregistrement, on l’attend maintenant de pied ferme.

Une soirée Death Metal aux Trinitaires qui remplit donc ses objectifs (en espérant que les entrées furent suffisantes) et qui appelle clairement à d’autres du même acabit.

Un grand merci à Yael Paris pour les photos !
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Gorod

Death