Reportage

Deathstars, une danse avec les morts.

Strasbourg (La Laiterie), le 29-10-2014

Mercredi 12 novembre 2014

Ce soir, la Laiterie propose à la grande salle une référence du Death Metal : Cannibal Corpse
Cannibal Corpse


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. Mais suite à deux semaines de festival dans les grands espaces, et ayant déjà vu sur scène les américains se produire, je décide de porter mon attention sur la formation Suédoise Deathstars
Deathstars


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dans un lieu confiné.
Dans la queue, ce sont des Français et des Allemands de tout âge qui attendent l’ouverture des portes alors que nous craignions l’annulation du concert à la suite de cet accident d’autocar survenu quelques jours plus tôt. Si la programmation a été supprimée en Italie, leur passage reste d’actualité chez nous en France. Ouf !

En support de Deathstars
Deathstars


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, les Suédois The Dead And Living
The Dead And Living


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se présentent maquillés de blanc et parés de beaux costumes noirs. A l’essai pendant 45min, ils débutent la soirée par leur titre «Trauma».
Si le brouillard et l’éclairage sont deux éléments consistants de leur show, on regrette une batterie centrale qui limite le mouvement du groupe (celle de Deathstars
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occupant déjà la place). Pourtant, cela ne semble pas enticher leur bonne humeur communicative. Un peu molle au début, Coroner et Janitor ne reculent devant rien pour chauffer l’assistance par des signes et des interludes enjoués. Finalement, Le Club de la Laiterie se prête au jeu en se lançant petit à petit dans des mouvements de têtes répétés et des signes de cornes à leurs attentions jusqu’à faire du bruit et participer aux lyrics du set.
« Decadence », unique album de la line-up, tire plusieurs influences de rock et de goth, et si l’ensemble demeure linéaire ou rencontre un déséquilibre de balance dans la voix et la gratte au profit d’une basse plus présente, des titres comme « Mayday » et « Dance With The Dead » sortent du lot.
En somme, une première partie qui remplit bien son rôle. La salle est prête à accueillir Deathstars
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après un show catchy qui aurait gagné en qualité si l’espace alloué aurait permis aux membres de se mouvoir davantage. On leur souhaite une franche réussite.


© 2014 - The Dead And Living

Ayant participé aux supports de Rammstein
Rammstein


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, Cradle of Filth
Cradle of Filth


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ou KoRn
KoRn


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, Deathstars
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a fait son petit bout de chemin pour aligner quatre albums aujourd’hui, dont le dernier «The Perfect Cult». Si on peut leur reprocher un manque flagrant d’évolution musicalement au fil des albums, la voix grave de Whiplasher, la sonorité électrique et les refrains mémorables en font un groupe abordable pour tout amateur de Metal industriel. Le groupe, composé en autre par des membres de Dissection (paix à leur âme) affichent des inspirations issues de Marilyn Manson
Marilyn Manson


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, Kiss
Kiss


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et bien entendu Rammstein
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; et s’approche d’un style qu’on peut caractériser de Death Glam. Un genre qui annonce une belle animation pour les prochaines heures à venir.

Vice ouvre le bal en se plaçant derrière les fûts, rejoint par Nightmare et Skinny. Tout juste avant l’introduction, c’est Whiplasher qui conclut la marche. Charismatique, et sapé comme un militaire, le leader du groupe se tient droit devant l’assemblée en y dégageant une aura mystique et lugubre. Une sensation qui perdure grâce un éclairage sombre (trop peut-être) et un brouillard à couper au couteau. Cette forte impression dissipée, place au show.
Deathstars
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nous régale d’une setlist pêchue entièrement composée des meilleurs titres de leur discographie. Un son d’une incroyable finesse appuyé par la dynamique du groupe et les jets de fumée qui donnent du corps à l’ensemble.
Mais… parce qu’il faut un mais, Deathstars
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enchaîne sa setlist beaucoup trop rapidement. Aucune interaction vocale avec le public ne permet la digestion des hits. Whiplasher est silencieux et distant avec ses fans, interrompant parfois les autres musiciens quand ils sont occupés à grimacer devant les appareils photos ou à chauffer la salle. Est-ce volontaire de sa part ?


© 2014 - Deathstars


Toujours est-il qu’en dehors de ce point noir, il y a une connivence palpable entre les fans et le groupe. Avec un peu de feu aux poudres, ils se lâchent et participent à l’ambiance générale en couvrant les refrains et en applaudissant l’exécution de titres comme « Tongues », « Explode », « Synthetic Generation ». Au fil du set et sous la chaleur, Whiplasher, dégoulinant de sueur, enlève peu à peu ses vêtements et va même se coucher sur scène le temps d’une pause.
Au bout d’une heure, Deathstars
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quitte la scène. Sur ma faim, je lance un appel pour entendre « Blitzkrieg Boom », rejoint à tour de rôle par mes confrères. Finalement, les Suédois reviennent avec une chemise en moins pour le bassiste de la bande qui se retrouve à jouer torse poil pour « Cyanide » et poursuivre par le tant attendu « Blitzkrieg Boom » qui déchaînera les passions de la foule.

Au terme de cette soirée, qu’il est délicieux de retrouver ses marques dans sa ville de prédilection et dans une salle intimiste. Toutefois, une heure et quart de concert c’est peu quand on commence à s’habituer à sept heures de concert par jour.
Deathstars
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et son support auront réussi leur passage dans la capitale européenne en nous laissant en tête les différents refrains joués jusqu’à leur prochaine release.

Setlist (The Dead and Living) :
- Trauma
- Private
- Mayday
- Vive
- Vanity
- Dance
- Nothingness
- Fear
- Vultures
- Pray
- Suck'Em


Merci à Valérie et la Laiterie.
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AUTEUR : Camille
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Cam...
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Camille a rapidement pris ses marques dans la fosse et à couvert les évènements de la Laiterie à Strasbourg jusqu'en 2019 avant de s'installer en Bretagne. Ayant plus d'affinités pour les petites...
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Camille a rapidement pris ses marques dans la fosse et à couvert les évènements de la Laiterie à Strasbourg jusqu'en 2019 avant de s'installer en Bretagne. Ayant plus d'affinités pour les petites salles près de chez lui, il est arrivé de parcourir la France en participant au Hellfest, Download, Motocultor, ...
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Camille a rapidement pris ses marques dans la fosse et à couvert les évènements de la Laiterie à Strasbourg jusqu'en 2019 avant de s'installer en Bretagne. Ayant plus d'affinités pour les petites salles près de chez lui, il est arrivé de parcourir la France en participant au Hellfest, Download, Motocultor, Fall of Summer et la Hard Rock Session. Facebook : Camille Fabro Photography Ma...
Ayant commencé la photographie de concert la première fois en 2014 au tristement célèbre Bataclan de Paris pour le concert de Cannibal Corpse, Camille a rapidement pris ses marques dans la fosse et à couvert les évènements de la Laiterie à Strasbourg jusqu'en 2019 avant de s'installer en Bretagne. Ayant plus d'affinités pour les petites salles près de chez lui, il est arrivé de parcourir la France en participant au Hellfest, Download, Motocultor, Fall of Summer et la Hard Rock Session. Facebook : Camille Fabro Photography Matos : Canon EOS 6D + Canon 24-70 II F/2.8 + Canon 16-35 F.28 + Canon 135 F/2.0...

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