Ainsi pour les quarante années de l’album Wish You Were Here, le groupe baptisé The Australian Pink Floyd en a profité pour organiser une tournée en 2015.
Jouissant d’une très bonne réputation et du support des Pink Floyd même, c’est donc d’un pas décidé que j’ai pris la route du Zénith de Strasbourg pour les voir. Sur place, je découvre une salle relativement « petite » puisque l’architecture ne délivre pas toute sa configuration mais seulement une partie. A vue d’œil, ce sont tout de même quelques 3000 personnes qui se sont déplacées pour assister au show. Un public néanmoins âgé mais qui compte quelques jeunes (dont moi) dans son lot.

Le groupe commence à jouer vers 20h et quand les lumières s’éteignent, c’est un véritable tremplin temporel qui s’opère. Le public est happé, transporté par le lightshow et les premières notes qui s’éveillent rappellent l’âge d’or des Floyd. Enfin, nous fermons les yeux et se projettent en nous l’image soudée du quatuor Britannique. Pour peu que nous y soyons sensibles, ce sont bel et bien Roger Waters, David Gilmour, Richard Wright et Nick Mason qui se produisent ce soir.
Un travail d’orfèvre reproduisant le son le plus fidèlement possible. Des cordes, à la batterie, jusqu’aux samples, l’expérience est remarquable tant la production live est quasi-identique à celui du groupe original. La balance équilibrée à la perfection permet à chaque note de sonner comme du cristal, que l’on soit à quelques mètres de la scène qu’au fond de la salle.
Afin de pousser la nostalgie à son paroxysme, les Aussie Floyd ont concocté une setlist « classique » pour ravir ses fans. Composée en deux parties avec un entracte de vingt cing minutes entre, les premiers morceaux se veulent plus calmes et empruntent à Wish You Were Here. La suite de la soirée propose quant à elle un assortiment issu de Darkside of the Moon, The Wall et Division Bell. Avec une scène pourvue d’un écran géant rappelant celle de P.U.L.S.E projetant l’histoire du groupe Britannique, ce sont donc des titres phares qui sont joués à la perfection grâce aux performances exceptionnelles des musiciens. Parmi elles, je pense notamment au solo de saxophone sur « Money » interprété par Mike Kidson, ou bien la présence régulière du chœur et leur puissance vocale sur « Great Git in the Sky ».
Si sur les planches chacun des membres ne sont pas mis en valeur, l’œuvre originale est toute de même respectée et cela n’empêche en rien l’assistance d’éprouver du plaisir à redécouvrir ces hits d’antan en les applaudissant à chaque conclusion.

Au terme de cette soirée, les Australian Pink Floyd auront su réinterpréter les compositions du groupe Britannique agrémenté de quelques clins d’œil scéniques et ont su forger leur propre identité en adaptant à leur sauce les symboles des Floyd : l’Australie remplaçant le prisme, ou un Skippy, le kangourou, serrant la main d’un homme d’affaires ne sont là que des exemples criant d’humour et d’ingéniosité.
Inutile d’une DeLorean pour retourner dans le temps. Un support visuel et un parfait calibrage du son ont suffit pour que des milliers de personnes retournent dans le passé pendant quelques heures, à une époque où la musique s’écoutait encore sur vinyle.
Remerciements à Lauren.
Setlist :
Première partie :
- Astro
- Shine On 1-5
- Machine
- Have a Cigar
- Wish You Were Here
- Shine On 6-9
- Another Bricks In The Wall
Deuxième partie :
- In The Flesh
- Learning to Fly
- Time
- Great Git In The Sky
- Money
- Young Lust
- High Hopes
- One of These Days
- Comfortably Numb
Rappel :
- Run Like Hell
Pink Floyd
The Australian Pink Floyd